Lolfro du 8 octobro I8'i0 iiirdile
guerre (trop iaé\ ilaMe. je le crains) vous trouviez un libraire de Paris autrement que pour une association nominale au fronlispicc
Dans tous les cas. I arliclc de la Revue y aiderai! plutôt. Reste Angers : mais ne puniriez- vous, tout en émeltanl (pielques pi'ospcclus chez les citadins casaniers. dislril»uer la suite aux arrivants quinze jours plus tard ?
Larticle de la Revue ne leur serait pas encore tombé entre les mains: il leur arriverait tout au plus en même temps que le prospectus <pii pourrait, sans mentir (étant tait dès à présent) ne parler du travail que sous forme de promesse. En un mot. deux prospectus au lieu d'un, voilà tout ce que je vous propose.
.Mille grâces [>our la douceur angevine : j'en profite pour illustrer mon commentaire.
.V vous, à votre excellent père, à ral)sent et à vos espérances. Je présente mes hommages à M""^ l*avie.
Sainte- Del VE
La notice parue, Sainte-Beuve n'estima point que son rôle fût terminé.
Elle devait être réimprimée en d'autres caractères pour paraître en tôle du volume que préparait Victor Pavie. On pouvait se permettre, dans ce nouveau texte, en ce qui touchait la disposition typographique, l'orthographe même, certaines recherches d'archa'isme qui n'eussent point été de mise dans la sévère maison lîuloz. Au reste, Sainte- Beuve ne songe point seulement à sa notice préface.
L'édition elle-même lui tient à cœur. De loin il couve amoureusement le livre qui va sortir des presses de celui qu'il appelle son « cher Henri Estienne ». Aussi ne ménage-t-il ni les recommandations ni les conseils.
Voici, mon clier Pnvi •'. le numéro de la Revue avec rarlicle pour être imprimé. Tout bien considéré, je le laisse tel sans l'augmenter de notes assez futiles qui l'appesantiraient. Vous aurez à voir s'il est bon de changer l'orthographe dans les citations que je fais. Je m'y suis borné aux o. L'orthographe est très variable au xvi^ siècle, elle change d'une édition à l'autre, elle n'est pas la même en 1349 et en I06O. Il serait donc possible de maintenir cette orthographe suffisante dans les citations qui sont au sein de l'article, et qui prennent plus ou moins le reflet des bords.
Si vous jugez convenable pourtant d'envieillir cette orthographe, veuillez le faire tout d'abord, afin que je puisse juger sur l'épreuve si cela va.
Envoyez-moi l'épreuve, je vous en prie, après qu'on aura lu en première. L'essentiel est d'éviter les bourdons. Prenez-y garde dans votre réimpression de Vllbistration. Les trois quarts des classiques réimprimés sont pleins de lïourdons. parce qu'on ne lit pas l'épreuve, tandis qu'un autre suit exactement sur le vrai texte. Une foule de petits mots sautent, dont on ne s'aperçoit pas. Il n'y a que cette manière (je l'ai éprouvée) d'éviter les bourdons : lire à deux et en suivant mot à mot.