‹ Médaillons romantiquesChapitre 80 sur 121 · LcUrc inrdile · texte numérisé non relu

LcUrc inrdile

2oi MÉDAILLONS ROMANTIQUES

naissantes ou déjà consacrées, les jugei* avec une finesse dont les quelques lignes sur Sainte-Beuve peuvent donner Tidée, apprécier par ailleurs assez sévèrement les Angevins, M""' Janvier reste cependant assez attachée à ses compatriotes pour ne se désintéresser en rien de ce qu'ils font, de ce qu'ils disent, de ce qu'ils pensent. Volonli('r> elle revendique sa qualité d'Angevine, et mieux que ses affirmations, l'accent de terroir dont elle ne put jamais se défaire la proclame. Et son cœur surtout prend sa part de leurs joies, de leurs peines avec une fidélité qui ne se dément en aucune circonstance. Voici une letlre consolatrice:

Paris, le 4 avril 183rj'.

Mon cher Pavie, comment pouvez-voiis croire que je me fâche contre vous, bon et loyal garçon au ca.-ur d'or? .\on jamais. Je suis une mauvaise dêtre négligente envers les amis qui souffrent. Mais, moi aussi, j'ai eu des misères, des (juignons; toutes les petites et grandes choses se tournaient à mal. et mes heures se passaient dans l'inaction, le découragement et la paresse. Pardonnez-moi donc, mon pauvre rêveur, et comme moi sortez tout à coup de vos pensées. C'étaient des choses positives qui me hantaient, et vous, vous vous heurtez contre vos illusions et vos songes. Relevez-vous donc, et ne vous désolez pas parce que vous vous êtes trompé.

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