LelU'e inédile
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aube tjui se lève jette quelques doux rayons sur ma nuit venue. Je vous lis", je vous relis avec transports, je me mets en vous et je me trouve respirant du bonheur. Votre ange s'est donc fait visible. Il vous tond la main, et bientôt vous allez la tenir dans la vôtre pour la vie et pour l'éternité. Qu'il doit y avoir du large, de l'espace autour de vous! Que je voudrais pouvoir aller en boire une petite part à votre côté. Mais impossible pour cette époque. Je sens le vent du désir me soulever vers ma Bretagne chérie, oîi est ma mère, oij est ma s<eur. Mais la chaîne me lie, et je ne prévois pouvoir y aller que vers septembre. Que j'aurai de joie à vous voir alors, à connaître la douce femme qui vous complétera ! Dites-lui que vous m'aimez, mon ami, pour quelle m'aime un peu. L'affection des belles âmes doit être un lien terrestre, et un mérite, j'imagine, aux yeux de Dieu. Je vais faire part en votre nom de votre mariage à ma mère et à ma sœur, qui vous aiment : il y aura encore là un écho pour votre bonheur.
J'ai besoin d'aller parler de vous avec M"'^ Hugo.
Au revoir, ami, je vous embrasse encore, et votre excellent père, et Théodore.
Tout à vous.
Évariste Dùulay-Patv.
t^aris, 14 décembre 1835'.
Cher ami. clier Victor, ô vous que j'aime avec tout mon cœur, merci de votre bonne lettre de l'autre mois. Elle est imprégnée d'une bonne et suave amitié qui