‹ Médaillons romantiquesChapitre 91 sur 121 · Les Ponts-de-Cés · texte numérisé non relu

Les Ponts-de-Cés

Orléans et ou m'avait dit : ■< Le voilà. )■ J'en pleurerais, quand j'y jjense.

Je vous embrasse, cher ami, j'embrasse votre cIkmpapa el votre ange aussi. Votre frère est-il encore à Paris? Dites-le-moi vite.

Tout à vous.

Évariste Boulay-Paty.

l'arls, 13 juillet 1835'.

Cher Victor, je veux vous envoyer quelques mots du cœur, par notre bon Théodore, vous dire que je pense à vous bien souvent, que je vous aime toujours. Comme je suis heureux de savoir que vous avez du bonheur plein 1 ame, que près de vous est un ange! Le ciel vous a béni comme vous le méritiez. Que je voudrais donc connaître cette douce femme qui vous envirorme de rayons et de joie! Ne viendrez-vous point avec elle bientôt voir vos amis de Paris? Quelle fête vous me donneriez? Je l'aime à genoux et avec respect, votre jeune compagne, je l'aime de tout le bonheur que vous en recevez. Ah! j'aurais besoin de vous serrer la main, de vous voir, de vous entendre, de croire encore <à cette lélicité terrestre dont j'ai douté. La porte du ciel s'est ouverte de loin devant vous. Inondé de lumière, vous suivez la route, vous voyez où vous allez parmi nos tempêtes; vous avez trouvé votre boussole. Les flots nous battent nous autres, et nous ne savons où les vents nous poussent, oij les vagues nous emportent, |);iuvres navires fracassés que nous sommes !

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