‹ Médaillons romantiquesChapitre 97 sur 121 · LeUre inédite · texte numérisé non relu

LeUre inédite

chez son beau-père. J'ai remis votre lettre et votre livre à quelqu'un pour lui.

Xe vous tombera-t-il point en pensée de nous donner cet hiver une quinzaine? Vous feriez des joyeux ici. Tâchez donc.

Répétez à votre bon père, à votre cher frère, combien je leur suis attaché. Offrez mon affectueux hommage à votre femme, et embrassez le petit ange.

Nous sommes dans le cliagrin. Nous avons perdu mon pauvre beau-û'ère. cœur généreux, élevé. Je le regrette du fond de mon âme.

Pensez à moi souvent, et aimez-moi bien. A vous.

Évariste Boula y-Pat v.

Paris, 2 décembre 1841 '.

.Mon cher Victor, mon bien cher ami. votre lettre m'a fait un grand mal. Je n'ai plus de force pour lire ces détails déchirants. Vous m'avez bouleversé I Souffrant, malade, je tremble sous le fardeau de mes sombres idées. Votre voix a soufflé sur moi comme un ouragan, elle m'a pénétré comme un humide brouillard. Que je vous plains, mon triste ami ! Que je prends part à cette douleur qui a balayé la joie de votre maison! Le jardin si fleuri a été dévasté. Pauvre père ! Pauvre grand-père ! Pauvre mère surtout 1 .Alais l'ange est làhaut : quand vous pleurez, il vous sourit, il vous tend les bras, il vous bégaye : « Je vous attends. » Oh ! oui, oui, mille fois oui. il n'y a que l'idée éternelle, que l'espoir divin qui soutient ici-bas. Oui. Victor, je suis rcli-

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