‹ Médaillons romantiquesChapitre 98 sur 121 · Lettre inédite · texte numérisé non relu

Lettre inédite

gieux. je crois, je joins mes mains vers Dieu, je le prie avec ferveur. 0 céleste rosée de la grâce, tombez sur mon àme épuisée, et souvent faible et dolente! Que je voudrais avoir la force de votre foi, Victor ! Que le bon IMeu me prenne en pitié, et me ranime, et sourie à moi et à ceux que j'aime.

Je vous serre la main, je vous renouvelle m(»n amitié, à vous. Victor, à votre bon j)t're. à voire frèi'e. Oh! dites à votre pauvre femme ma peine de sa dfiuleur.

Évariste Boula y-Pat y.

Paris, 6 mai 1845 '.

Mon cher ami, votre lettre m'a pénétré de douleur. Que vous êtes malheureux, et que mon cœur sait-ne à votre endroit ! Je vous plains avec angoisse, cher Victor, vous, votre femme, votre père. Oh! quelle triste vie! J'ai beau me ronger l'âme à lapprofondir. je ne puis entrevoir la volonté céleste telle qu'elle est. Je l'adore les yeux fermés. Je l'ai toujours pensé, il faut croire sans raisonner. Nous ne faisons que bégayer ici-bas : nous ignorons encore la langue éternelle.

L\-liaut, là-haut, mon ami. mon père, ma mère, ceux que j'ai tant chéris, ceux (|ue vous avez tant aimés.

Je vous embrasse de cœur.

Évariste Bollw-I'aty.

Nantes, 1-2 août lS'i6-.

Mon cher ami. je sui^ veiui iiasscr (pielque temps avec ma sœur, dans ma vieilli' ri clièii' Bn-laiiiic Si

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