EXPERIENCES FACILES
Bien des personnes ont entendu parler de l'Electro- Homéopathie ; d'autres ont lu ou liront des livres qui traitent cette matière ; mais comme il se trouve des hommes — le plus grand nombre peut-être — qu'il s'agit moins de convaincre que de vaincre avec l'aide des faits, qui sont les plus brutaux et les plus entêtés des arguments, nous indiquerons ici un moyen de faire des expériences faciles et qui ne demandent aucune connaissance médicale.
I** Huit à dix grains d'antiscrofuleux pris à sec dégrisent un homme en état d'ivresse, font cesser une menace de paralysie ou un évanouissement, etc. ;
2^ Deux ou trois grains du même remède sur la langue rétablissent une digestion arrêtée ou difficile, donnent de l'appétit, du sommeil ; coupent les crampes d'estomac, calment les maux de dents, etc. ;
y Quelques cuillerées d'anticancéreux, première ou deuxième dilution, font cesser très souvent à l'instant.
les Spasmes de la matrice, et à Taide de ce même remède suffisamment continué, on délivre la femme de tous les malaises qui la troublent avant, pendant et après l'accouchement.
4® De fortes compresses d'électricité angioïtique enlèvent la douleur,. arrêtent le sang d'une blessure, la ferment et la cicatrisent, etc. ;
5® Qyelques compresses d'électricité blanche enlèvent instantanément les névralgies de la tête ; un gargarisme suffit bien souvent pour emporter le mal de dents le plus enraciné, etc. ;
6** Un traitement suffisamment prolongé, avec antiscrofuleux i et des applications d'électricité rouge, fait sortir \2l pierre en forme de bouillie, ferme les hernies, ramène les couleurs vives et la santé chez les chlorotiques, etc.;
7® Avec le fébrifuge i à l'intérieur et des onctions de fébrifuge nouveau, aux hypocondres, on conjure les fièvres et toutes les maladies du foie.
Voilà des expériences que les commençants peuvent faire pour prouver la grande efficacité des médicaments électro-homéopathiques.
On pense assez généralement qu'il faut avoir de la confiance, de la foi pour ressentir les bons effets des remèdes; les allopathes affirment que c'est en cela que consiste la force de l'Homéopathie. Ce n'est pas en parlant de médecine que l'on peut dire : la foi seule suffit. Est-ce donc la foi 'ou la confiance qui font guérir le nourrisson, qui n'a d'autres remèdes que ceux qu'on administre à la nourrice? Quelle foi peut
avoir un homme ivre-mort, une personne évanouie, un aliéné, qui n'en sont pas moins guéris pour cela. Sans doute, la confiance est nécessaire, non pas pour obtenir l'effet du remède, mais pour suivre tes prescriptions d'une manière sérieuse. Il faut de la foi surtout aux commençants Dour ne pas ajouter . quelques grains de plus dans le verre, vu qu'ils sont si petits ; il faut de la confiance pour persévérer le temps nécessaire, pour éviter les tentations de guérir plus vite avec des doses plus fortes. La confiance est nécessaire seulement pour commencer ; dès qu'on a vu, on acquiert la conviction et la certitude.