‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 23 sur 217 · Partie anatomique et physiologique · texte numérisé non relu

Partie anatomique et physiologique

Afin que les personnes étrangères à la médecine puissent tirer profit de nos enseignements, et pour leur rendre plus facile Tétude de notre thérapeutique expéririmentale, nous avons voulu dicter quelques données d'anatomie et de physiologie qui, quoique renfermées dans quelques pages, suffisent, à notre avis, à expliquer la structure du corps humain et les différentes fonctions de nos organes, pour ce qui regarde et la vie végétative et la vie de relation.

Le corps de Thomme qui, considéré sous le rapport mécanique, nous offre un exemple de perfections, de complications, est cependant d'une simplicité telle, qu'on ne saurait rencontrer rien de pareil dans nulle autre machine, si grand que soit le génie qui puisse en avoir conçu ridée. Tout s'y trouve : modèles de leviers, poulies de tous genres, articulations de toutes formes ; les arts n'ont jamais su exécuter en optique des appareils aussi complets que l'œil ; la musique, des instruments aussi variés et aussi parfaits que la voix, l'ouïe, etc.

L'homme est un chef-d'œuvre dont seul un Dieu pouvait concevoir le plan, et dans lequel des études chaque jour plus approfondies font incessamment découvrir des choses nouvelles et merveilleuses dans leurs détails. Ses organes, admirablement distribués, se com-

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posent de solides et de liquides. Les organes solides sont les os, les cartilages, les muscles, les tendons, les aponévroses, les nerfs, les viscères, etc.

Les liquides comprennent le sang, le chyle, la bile, la sueur, Turine, la salive, les larmes, etc.

Les os représentent la charpente du corps humain ; durs, solides et résistants, tantôt ils offrent des points d'appui aux autres organes, tantôt ils forment des cavités qui les protègent ; et c'est toujours sur eux que se modèlent les formes extérieures. Complètement passifs, ils ne participent au mouvement que lorsqu'ils y sont sollicités par l'action musculaire. La différence dans la forme, que l'on observe dans les os, les a* fait distinguer en os longs, os courts et os plats.

Les premiers se rencontrent là où il y a à exécuter de grands mouvements, par exemple, dans les membres ; les os courts se rencontrent dans les parties qui doivent jouir à la fois d'une grande mobilité et d'une grande solidité, comme, par exemple, dans la main, le pied et la colonne vertébrale.

Les os plats, ceux dont la longueur et la largeur prédominent sur la grosseur, sont en général destinés à former les cavités protectrices des organes ; ils se trouvent dans la tête, dans la poitrine et dans le bassin.

La structure des os varie suivant leur forme et leur position et se trouve toujours en rapport avec leur destination ; par conséquent, dans les os longs qui demandent une plus grande solidité, domine la substance composée, tandis que la substance celluleuse domine dans les os courts-

Les OS sont environnés d'une membrane mince, solide et adhérente, qui accompagne les vaisseaux nutritifs dans Tintérieur de Torgane, et que Ton nomme périoste.

Les muscles sont des organes formés par des fibres longues, parallèles, rouges ou rougeâtres et contractiles ; ils sont destinés à imprimer le mouvement aux différentes parties du corps ; ils s'unissent aux os par leur extrémité au moyen des tendons et. des aponévroses, qui sont presque des prolongements arrondis ou membraniformesdu périoste.

Le corps de l'homme, généralement symétrique, se partage en tronc et en membres. Le tronc est la partie centrale ou principale, celle qui contient les organes le^ plus essentiels à la vie, et les viscères. On y reconnaît trois cavités : la tête, la poitrine et Tabdomen ou ventre.

La tête contient le centre du système nerveux, le cerveau et les principaux organes des sens.

La poitrine, unie à la tête au moyen du cou, renferme les organes de la respiration et ceux de la circulation ; sa partie postérieure reçoit le nom de dos, et Tantérieure sert de soutien aux seins, organes sécréteurs du lait.

Le diaphragme, muscle très fort, sépare la poitrine de l'abdomen.

L'abdomen contient les organes de la digestion, de la sécrétion urinaire et de la génération.

Pour faciliter l'étude des parties contenues dans l'abdomen, on le suppose divisé en trois grandes ceintures, moyennant deux lignes idéales horizontales, et

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deux autres verticales, ce qui produit neuf régions. La région moyenne de la ceinture supérieure s'appelle épigastre; les deux latérales portent le nom d'hypocondres. La région du milieu de la ceinture moyenne, est la région ombilicale, les latérales sont les flancs ; finalement la région moyenne de la ceinture inférieure a été nommée hypogastre, et les régions latérales, fosses illiaques. La partie postérieure de Tabdomen porte le nom de lombes, et les plis qui séparent le ventre des cuisses, s'appelent aines.

Les membres, appendices articulés et destinés aux mouvements, se distinguent en supérieurs, thoraciques ou pectoraux, et en inférieurs, pelviens ou abdominaux.

Les articulations divisent les uns et les autres en plusieurs parties qui sont : les épaules, le bras, Tavantbras et la main qui finit avec les doigts, ou membres supérieurs ; la cuisse, terminée supérieurement par le flanc et inférieurement par le genou; la jambe, le pied qui termine avec les doigts et le talon, ou membres inférieurs.

Le système nerveux se compose d*un très grand nombre de filaments, dits nerfs, et il est rendu parfait par Tadjonction de divers organes et appareils, au moyen desquels il établit le rapport de nos parties avec les objets extérieurs. Ce système est formé d'une substance molle et pulpeuse qui est presque liquide dans l'état primitif de son organisation, et qui acquiert une consistance d'autant plus forte que l'on avance en âge.

Cette substance, qui s'appelle tissu nerveux, est très variable dans son aspect ; elle est blanche, ou grise, ou

cendrée ; tantôt elle forme ^des masses plus ou moins volumineuses, et tantôt des cordons longs et ramifiés ; ces derniers organes portent le nom de nerfs, et les premiers s'appelent ganglions ou centres nerveux, parce qu'ils se réunissent aux nerfs.

Le centre commun, connu soùs le nom de moelle allongée, est formé par les extrémités centrales des nerfs et par plusieurs fibres qui composent les hémisphères du cerveau et du cervelet. Celles-ci, unies ensemble, forment le cerveau ou encéphale dans la tête.

En outre, ce centre est constitué en grande partie par la moelle épinière qui, étendue dans la colonne vertébrale, semble composée uniquement de filaments continus avec les nerfs, qui en tirent du reste leur origine. On comprend donc facilement que la fonction des nerfs, est celle d'établir une espèce d'harmonie et de relation entre tous les organes du corps humain.

Les hémisphères du cerveau sont formés par des fibres médullaires distinctes, et répandues dans la subtance cendrée, parmi laquelle elles se croisent et se mêlent, et qui composent les parties intérieures dont la structure est assez compliquée.

Le cervelet est le résultat de petits fossés qui ont leur origine dans la moelle allongée. Ceux-ci forment une quantité de petites plaques divisées de telle sorte, par la substance cendrée qui s'y croise, qu'ils ont beaucoup d'analogie avec la pile de Volta.

Quelques appareils, comme on l'a dit, perfectionnent davantage le système nerveux ; ils sont composés de nerfs propres à une fonction déterminée, c'est-à-dire

qu'ils peuvent transmettre, au sensorium commun, l'impression faite par les objets extérieurs. Ses extrémités périphériques sont fournies d*organes disposés à recevoir ces impressions. Ces organes, appelés sens, sont construits selon les idées physiques auxquelles obéissent les corps qui doivent les exciter, comme on peut le voir dans Toeil, Toreille, les narines et dans la langue.

Les nerfs qui vont se placer dans ces organes sont les nerfs olfactifs, les nerfs optiques, les nerfs acoustiques, et ceux du goût, auxquels il faut ajouter les pneumogastriques destinés à nous transmettre les sensations de Tanxiété et de la faim. Les autres nerfs se ressentent des qualités des corps reconnaissables au toucher.

Les phénomènes très nombreux et variés qui s'exécutent dans notre corps, sont toujours le résultat d'une ou plusieurs parties du corps, et ces parties, qui peuvent être considérées comme les principaux instruments, ont reçu le nom d'organes. La réunion de plusieurs organes pour la production du même phénc^mène se désigne sous le nom d'appareil, et l'action d'un organe ou d'un appareil, s'appelle fonction.

Dans une machine aussi compliquée que celle du corps humain et qui se compose d'un si grand nombre d'organes, il doit également s'exécuter un grand nombre de fonctions. Chaque individu ayant dans le parcours de son existence deux missions différentes à accomplir, celle de veiller à sa propre conservation, et à celle de son espèce, il est facile de reconnaître deux classes de fonctions ; les fonctions de la vie individuelle et celles de la conservation de l'espèce.

Les fonctions de la première peuvent se distinguer : I® en fonctions exclusivement végétatives, au moyen desquelles l'individu assimile à sa propre substance les aliments dont il se nourrit, c'est-à-dire les fonctions de nutrition ; 2® en fonctions au moyen desquelles il se met en rapport avec les êtres qui Tentourent, c'est-à-dire en fonctions de relation.

Aux fonctions de nutrition se rattachent la digestion, l'absorption, la respiration, la circulation, la nutrition et la sécrétion.

Les fonctions de relation sont : les sensations, la voix et la parole, les mouvements.

Les fonctions de la 2"* classe, qui assurent la perpétuité de l'espèce, se divisent en génération, gestation, accouchement et allaitement.

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