DES SÉCRÉTIONS
La sécrétion est le résultat de l'élaboration du sang dans des organes particuliers destinés à s'approprier certaines parties de ce liquide et à en former de nouveaux produits.
Les sécrétions ont été classifiées en récrémentielles, excrémentielles et récrémento-excrémentielles, selort qu'elles doivent rester dans l'économie pour servir à différents usages, ou être totalement ou partiellement rejetées.
On compte ordinairement dans le langage physiologique, trois espèces d'organes sécréteurs : les exhalants, les follicules et les glandes.
Les exhalants se composent de petits tubes qui puisent dans les artères l'humeur qu'ils versent sur certaines surfaces. Les membranes séreuses qui enveloppent nos organes, comme par exemple la plèvre, le péricarde, le péritoine, exhalent quelques sérosités.
Les follicules, espèces de petites vessies placées dans l'intérieur des téguments et des membranes muqueuses, dégagent une humeur onctueuse, à laquelle on a donné le nom de mucosité.
Les glandes qui sont les plus importantes et les plus compliquées des organes sécréteurs, fournissent des produits particuliers et sans rapport aucun entre eux. Elles sont formées par un très grand nombre de vaisseaux qui passent avec certains nerfs dans un tissu cellulaire ou parenchyme. Le produit de la sécrétion a son issue dans un conduit isolé, qui, à cause de sa destination, a reçu
le nom de canal excréteur. Le foie, les reins, la rate, les glandes salivaires, etc., sont des organes sécréteurs.
Parmi les sécrétions récrémentielles, nous trouvons :
1° La sérosité séparée par les membranes séreuses destinées à faciliter le glissement et empêcher Tadhérence des organes environnés par ces membranes ; cette humeur est réabsorbée en raison de sa formation, et son accumulation, due à un excès de sécrétion ou à un défaut de relation entre la sécrétion et l'absorption, donne lieu aux hydropisies ;
2® La synovie, humeur très analogue à la précédente, destinée à rendre glissantes les articulation3 ;
3® Le gras, les différentes humeurs de l'œil, etc., appartiennent aussi à l'ordre des sécrétions.
Sécrétion eoccrémentielle, — La seule que nous devons indiquer est l'urine, sécrétée par les reins, organes qui ont la forme d'un haricot, placés aux deux côtés de la colonne vertébrale et d'une structure très compliquée.
Formé dans les reins, le liquide urinaire se porte par les uretères dans la vessie d'où il est expulsé après qu'il s'en est accumulé une certaine quantité.
Sécrétions recremento-excrénientielles, — Parmi celles-ci on trouve la salive, sécrétée par les glandes salivaires desquelles nous avons déjà parlé : la bile, liquide jaune verdâtre, visqueux, amer, nécessaire à la digestion, est fourni par le foie qui est situé dans l'hypocondre droit, et qui est le plus gros de tous les organes glandulaires.
Les larmes, élaborées par un appareil spécial, situé dans l'angle interne de l'œil, et appelé glande lacrymale, le suc pancréatique, le lait, etc., sont aussi des sécrétions recremento-excrémentielles.