DIPHTÉRIE — PALUDISME
Ces divers ingrédients doivent être bouillis dans un demi-litre d’eau jusqu’à réduction du liquide à un cinquième de litre. Cette préparation est donnée aux adultes en trois fois et aux enfants par petites cuillerées. Dès que la fièvre est tombée, il faut prescrire une nouvelle tisane :
Fleurs de rehmania chinensis
Racine de cajan
Racine de toâ tîng hông
(Amandria bellidiastrum, Candolle ? ),
Pousses de bambou
Fleurs de pyrèthre | aa 57 gr g
Racine de platycodon I
Le régime comprend dans la première période du riz, des œufs, du poisson sec ; dans la deuxième période du poulet dont le gras a été soigneusement enlevé. L’eau est employée comme boisson.
77 gr 2
Dans le paludisme, les Extrême-Orientaux distinguent quatre formes principales d’accès de fièvre :
Dans un premier cas le malade a un accès froid, il a beaucoup froid et pas du tout chaud; il faut alors prescrire la tisane des huit médicaments, ( pâ vi) 1 pour réconforter le principe actif qui est atteint.
Dans un deuxième cas le malade a peu chaud et beaucoup froid, il a les vapeurs faibles et il doit prendre un médicament appelé Tchâi Koên.
Racine de gentiane croisette du kouang-sei
Racine de buplèvre
Racine d’atractylis
Pachyma cocos '
Racine de toque visqueuse
Racines d’arum trilobé bouillie avec du fiel
Réglisse . . .-
On doit y ajouter un jujube et trois petits morceaux de gingembre.
20 gr
aa 8 gr
4 sr 2 gr
Dans un troisième cas le malade a chaud mais n’a pas du tout froid ; il a le principe vital passif fatigué, il taut lui ordonner de la tisane des six
ï. Voir la préparation de pâ vi page 37.
médicaments ( Loü vî) 1 à laquelle on ajoute des feuilles de dichroa febrifuga.
Dans un quatrième cas le malade a chaud et peu froid ; c’est encore le principe vital passif qui est en cause, le médicament indiqué Tchâi vè est ainsi composé :
Racines de buplèvre et extrait de rehmania aa 1 2 gr
Racine d’ache et de toque visqueuse aa 8 gr
Racines de gentiane croisette et de pivoine aa 6 er
Racines de livèche du Seu Tchouen et d’arum trilobé aa 4 gr
Réglisse aa 1 gr 60
Il faut y ajouter dans le cas présent un jujube et trois petits morceaux de gingembre, puis préparer une tisane par décoction.
Contre la céphalalgie qui accompagne fréquemment les accès de fièvre, les malades emploient l’huile de menthe en frictions sur la lèvre supérieure et sur les tempes, puis ils s’appliquent au milieu du front une ventouse et sur chaque tempe un petit emplâtre qui ressemble à une mouche de Milan.
Le paludisme chronique est combattu au moyen d’écorce de magnolia hypoleuca et de croton moluccanum; ces écorces auraient une action tonique et fébrifuge analogue à celle du quinquina. Souvent on y joint des préparations arsénicales.
L’anémie palustre, comme toute anémie d’ailleurs, est traitée par de la racine d’ache, du fromage de bufflone sec, de la tête de tortue bouillie, de la gélatine de peau d’âne grillée avec de la farine de riz; toutefois ce dernier médicament serait contre-indiqué chez les malades qui auraient de la diarrhée ou des éruptions. Si l’anémie s’accompagnait d’une grande faiblesse il faudrait prescrire de la racine de jatropha janipha et de la cannelle. Dans les cas de cachexie l’aconit est préconisé. Si l’anémie se prolonge on ordonne du peroxyde de fer.
En dehors des prescriptions courantes citées ci-dessus la pharmacie chinoise possède d’autres médicaments considérés comme fébrifuges, les principaux sont : la racine d’anemarrhène asphodeloïdes, l’armoise, le
. Voir la préparation de Loü vi, page 37.