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ABCÈS ET FURONCLES

Le malade doit prendre aussi des tisanes toniques variées; voici la composition d’une de ces tisanes :

Gentiane croisette grillée avec du gingembre 12 gr.

Racine d’atractylis grillée au rouge avec de la terre provenant d’un torchis

exposé au soleil pendant plusieurs années 6 g'.

Pachyma cocos 6 gr.

Bulbe préparé d’arum trilobatum ( Sa 2 ox 80

Écorce de mandarine préparée '

Racine d’aconit préparée 1 ^ ^ ar

Gingembre macéré et séché. \

Réglisse torréfiée 1 ër. 20

Schizandra Dix graines.

Tous ces médicaments doivent être mis pendant quelques minutes dans de l’eau bouillante; au moment de prendre la tisane il faut y incorporer deux grammes de cannelle râpée.

Pour accélérer la maturation des abcès et des furoncles les Chinois appliquent des cataplasmes et des emplâtres contenant des cantharides. Ils emploient aussi l’ail comme révulsif : s’il s’agit d’un furoncle non mûr on applique une tranche d’ail, on approche au-dessus un fer rouge jusqu’à sensation de douleur. Contre les anthrax et les abcès très douloureux, « mal réputés », il est prescrit d’employer un cataplasme fait avec des feuilles d’armoise et des bulbes d’ail pilés avec quelques grains de sel. Le haricot nain (mucuna capitata) préparé avec du vinaigre et du miel est aussi très fréquemment employé.

Lorsque ces remèdes restent sans succès, lorsque la douleur se maintient vive, que l’abcès est très développé mais non encore ouvert, lorsqu’enfin il se produit du gonflement près de la lésion, il faut pratiquer l’acupuncture, puis chercher la route à suivre, ouvrir l’abcès et en évacuer le contenu.

Il faut fortifier le malade en lui prescrivant la tisane des « huit médicaments » ( pâ vt) ou diverses autres préparations analogues, dans lesquelles on fait entrer des cornes de bouquetin pour « éteindre le chaud ».

Le pansement se fait avec des ingrédients très variables, mais qui contiennent souvent des substances antiseptiques : sulfate de fer, borax, minium, camphre.

Les adénites sont traitées comme les autres collections purulentes ; le

pansement se fait souvent avec une pommade contenant de l’huile de sésame, de la litharge et de la cadmie provenant des fourneaux où l’on fond l’or et l’argenf.

Les ulcères sont traités par des applications de pommades contenant de la bave ou du foie de crapaud ou des crapauds desséchés, du panax fruticosum, de la cire d’abeille. Ce dernier médicament servirait, d’après les Chinois, à exciter les bourgeons charnus. La myrrhe et l’oliban entrent aussi dans diverses compositions.

Dans les cas d’ulcères phagédéniques il faut enlever soigneusement le pus : des lotions avec une infusion de lonicera japonica. peuvent être faites dans ce but; il faut ensuite appliquer un emplâtre (ching kÿ) dont voici la formule :

Gypse calciné 40 gr

Cinabre )

... . aa 20 ër

Minium )

Os de dragon fossile 12 gr

Racine de dorstenie 10 gr

Sang-dragon (Extrait de dæmonorops draco) 8 sr

Camphre 4 gr

Réduire ces médicaments en poudre fine, lier avec 40 gr. de cire jaune et une petite dose d’huile de sésame, étendre la préparation sur un papier qu’on applique sur l’ulcère.

On prescrit aussi à l’intérieur l’ignatia amara à très petites doses. Cette plante, qui appartient à la famille des logoniacées, peut avoir une action effective sur le système neurotrophique grâce à la strychnine qu’elle contient.

Les pustules, les petites ulcérations, les chancres sont traités par des poudres à base de borax et des sels mercuriels.

Contre les pustules hémorragiques, les ecchymoses, le purpura il faut prescrire en potion du bulbe d’arum pentaphyllum bouilli avec de la bile.

Dans les cas de prurigo d’origine hématoxique, les amandes de pêcher sont employées comme dépuratif. Si le prurigo est accompagné d’éruptions et semble résulter d’une mauvaise alimentation, le malade ne doit

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