‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 11 sur 237 · X UN MOT D'EXPOSITION · texte numérisé non relu

X UN MOT D'EXPOSITION

explique comment la médecine est restée arriérée. Il était difficile, en effet, de saisir au milieu de mille accidents qui compliquent et modifient l'activité vitale , la loi de subordination destinée à rapprocher et à assimiler en quelque sorte tous les phénomènes de l'économie animale appartenant soit à l'état normal, soit à l'état anormal. Les médecins ne s'étaient guère préoccupés jusqu'à ce temps que d'un seul côté de la question, la maladie, l'état anormal ; et dans leur impatience de trouver la solution du problème, la guérison, ils négligèrent l'étude des réactions vitales qui se font incessamment et sans douleurs au milieu de conditions habituelles de vie. L'étude de la matière (l'anatomie) et du jeu de la matière organisée (la physiologie) en tant que résultats (les sensations et les fonctions) absorbaient leur intelligence. Ils étudiaient avec les sens. Détournés sans le vouloir de la connaissance du principe immatériel qui préexiste à la matière et qui se manifeste par elle, ils abandonnèrent, ils perdirent les traces d'Hippocrate.

La vie (esprit ou principe vital, puissance organisatrice), prise comme force pure, ne s'entretient que par le jeu harmonique des fonctions, lesquelles constituent cet ensemble d'actions et de réactions incessantes qui individualisent l'organisme , le détachent en quelque sorte de son milieu, et en font une existence indépendante des agents qui l'enveloppent de toutes parts sans toucher en apparence à son intégrité. — Ces diverses énergies vitales ne sont probablement autre chose que la manifestation sensible de cette grande loi d'assimilation qui a engendré le monde des êtres organisés et libres ; et chacune de ces actions et réactions, mise de toute nécessité, par des appareils organiques directs, en rapport avec les éléments spéciaux où elles puisent la raison de leur existence, témoigne également d'un fait secondaire très-important, l'appropriation pour ainsi dire spécifique qui aboutit à la loi d'assimilation.

Tant que les actions ou les réactions, mues par la force vitale, existent dans un état harmonique, et selon le degré de leur énergie spéciale, cette harmonie, cet accord, constitue le bienêtre, la santé ; la maladie, si le désaccord se met dans les énergies vitales.

La régularité des actes de la vie étant troublée , il faut une action spécifique, appropriée à la nature, au caractère de la souffrance, afin que l'ordre puisse être réintégré : il faut des agents médicateurs qui viennent, par une action analogue, sem-

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