‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 12 sur 53 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Les refroidissements donnent lieu à diverses indispositions ou maladies qui sont selon le tempérament et les prédispositions des personnes. Tantôt c'est un rhume avec toux et fièvre, tantôt des coliques avec diarrhée ; d'autres fois, ce sont ou des douleurs de dents, d'oreilles, ou des membres, comme on le verra plus bas.

Les refroidissements diffèrent encore selon qu'ils sont produits par un froid sec ou humide, par un courant d'air ou par la pluie, et qu'ils coïncident avec une température plus ou moins élevée, ou que le corps est échauffé et en transpiration.

La première règle à observer pour éviter les suites fâcheuses d'un refroidissement est de se tenir chaud dans une juste mesure, d'avoir les pieds secs, de s'abstenir de liqueurs spiritueuses qui peuvent aggraver la souffrance ; il faut se priver aussi de nourriture animale et épicée.

Quand on ne ressent pas tout de suite les cflets morbides «lu froid, mais que d'un moment à l'autre on peut les éprouver, prenez acon. , ou, le soir, nux. vom^ et en se couchant un bon verre d'eau froide, que ce soit en été ou en hiver, cl attendez ainsi que la transpiration s'établisse. Le lendemain malin ou vers midi , vous vous sentirez mieux.

Quand on ne peut décider les enfants à boire de l'eau froide, ou qu'il est acquis qu'elle ne suffit pas pour amener la transpiration, donnez alors du lait coupé avec une égale quantité d'eau bien chaude et bien sucrée.

Les femmes en couches ramènent la transpiration par chamom. o. Si elles ont mal de tête, surtout dans le côté droit, par suite d'un courant d'air, ou mal à la nuque, pour avoir été découvertes en restant assises, donnez bell. ; s'il y a en outre douleur entre les épaules, par la fatigue qui résulte détenir l'enfant, 7*hus; si ces souffrances occupent le côté gauche, avec sensation d'élancement et de battement, il convient de donner bry. ou spig. : — le premier remède , quand les sensations s'étendent à la mâchoire inférieure, aux épaules et a la poitrine; le dernier, quand elles sont éprouvées plus particulièrement aux tempes, aux yeux, à la mâchoire inférieure ou a la poitrine, vers la région du rœur.

Quant aux hommes d'uneforte constitution et aux femmes d'une santé robuste qui se sont refroidis après s'être beaucoup échauffés, donnez-leur le soir un mélange d'eau chaude sucrée el d'eau-de-vie ou de rhum.

Celui qui, en hiver, se sentira roide ou engourdi par suite d'un froid humide, prendra une tasse de café très fort] et, s'ilne peuts'endormir, qu'il s'administre dans la nuit nux.vom.

Si , consécutivement a une suppression de transpiration par le froid, on est pris de mal de tête, d'oreilles, de dents ou de ventre , chamom. convient.

Si, pendant qu'on est en grande transpiration, on est surpris par une pluie ballante, et qu'on se sente saisi de froid, donnez alors rhus, GGG.; — et, s'il ne suffisait pas et qu'il y eût grande fatigue, bry.

Sur la fin de l'été, lorsque, après une forte chaleur, la température se refroidit subitement , et que tout le monde en est incommodé et s'en plaint, bell. conviendra dans la plupart des cas.

Pour le rétablissement de la transpiration des pieds supprimée parle froid ou par toute autre cause, il faudra, après avoir fait fortement chauffer dans un four une suffisante quantité de son de froment ou de seigle, en mettre une partie dans un bain de pieds ou baquet, tout autant qu'il en faut pour en couvrir le fond à la hauteur de quatre travers de doigt, et, les jambes étant dans ce bain, on verse le reste du son, toujours très chaud, jusqu'à ce qu'il ait atteint au-dessus des mollets. On doit y rester une demi heure. — S'il n'est suivi d'aucun effet, prenez silic. ©. deux matins de suite, et, si cela était nécessaire, une troisième dose une semaine après.

Si , après un refroidissement , il se déclare un rhume de «•erveaw (coryza) , avec perte de l'odorat et du goût, donnez

puis. ; si le rhume est accompagné de beaucoup de chaleur a la tête et aux yeux, et que le nez soit rouge et douloureux, bail.; si les narines sont complètement obstruées, nux vom., et quelquefois ipec.

S'il y a complication de toux ou qu'elle ait résisté jusqu'ici aux médicaments pris , et qu'elle soit sèche, administrez nux vom.; est-elle sèche jusqu'à produire le vomissement, ipec; est-elle creuse et produit-elle des vomissements, carb. veg.; est-elle accompagnée d'une expecloration tenace, mais particulièrement chez les enfants, en hiver, donnez chamom. ; est-elle humide , donnez dulc. ou puis. Quant aux autres remèdes, voyez l'article toux. — Si la toux se reproduit toutes les fois qu'on éprouve un peu d'air froid, donnez acid. phosph. ; si elle se renouvelle chaque fois que l'on se découvre les bras ou les pieds au lit, et, en outre, si elle est caverneuse et fatigante, prenez hep. sulph. 30.

Lorsque la toux, provenant de l'air froid, est sèche eteonvulsive, avec vomissement et même expectoration sanguinolente, alors donnez: ou bry.t si elle s'accompagne de points de côté, ou si, à chaque effort, il y a mal de tête et douleurs dans les côtes, si elle s'annonce par un grattement dans le larynx, et si, après cela, la poitrine fait mal comme si elle était déchirée, si le pouls est fréquent et dur; ou bien donnez carb. veg., si le pouls est moins dur, s'il y a douleur d'excoriation constante dans la poitrine, moins d'élancement, mais plus d'ardeur, d'oppression et de battement de cœur.

Quand le rhume de cerveau est répercuté par le refroidissement, donnez puis. , s'il y a aggravation des souffrances après midi, ou si le malade est abattu et disposé à pleurer; s'il souffre la nuit ou vers le malin, s'il est triste, sensible et irritable, donnez chin. S'il y a rétrocession d'une éruption, ipec. toutes les deux heures; si cela ne suffit pas, bry. une

ou deux fois ; et si l'effet est manqué, donnez puis. Si , après la suppression du rhume de cerveau, il se déclare un mal de tête au- dessus des yeux avec des souffrances plus prononcées du côté droit, et que la figure soit rouge, prenez bell. ; si le eôté gauche est le siège du mal ou que la figure soit pâle, spig.

Si, par suite de refroidissement, il survient une oppression de poitrine, comme si le malade allait être suffoqué, donnez ipec. s. toutes les heures, et, au besoin , toutes les demi-heures; si cela ne suffit pas, ars. alb. o. toutes les heures, jusqu'à ce qu'il y ait soulagement. Quelquefois il convient aussi de donner les remèdes qui sont indiqués à l'article asthme, mais ce sera plus particulièrement naxvom.

Si la diarrhée survient subitement après un refroidissement, donnez op. ; s'il ne soulage pas, ou que la diarrhée ne se soit pas déclarée aussitôt après le refroidissement, ou si elle durait depuis quelques jours, et qu'il y ait en même temps douleur et colique abdominales, donnez dulc. S'il n'y a pas de coliques, et que la diarrhée ait commencé dans l'aprèsmidi et ait diminue la nuit, alors il faut administrer ferr.; mais si la diarrhée s'aggrave après minuit ou vers le malin, donnez phosph.

Pour la diarrhée provoquée par l'usage des glaces et par des boissons glacées, voyez la deuxième partie de la lettre/?, où sont traitées les maladies par écart de régime.

Bry. convient dans les diarrhées par suite de refroidissements provenant de l'impression de l'eau froide en état de sueur, après une forte chaleur , et surtout si elle est accompagnée de chaleur à la tête, précédée d'une légère colique, ou que la douleur, à l'cpigaslrc et au ventre, se manifeste par une pression quelconque, soit celle de la main

ou par toute aulrc cause, et que la diarrhée amène des matières non digérées; et si elle provient des eaux de mauvaise nature avec mélange d'aliments non digérés , et que brij. ne suffise pas, alors donnez chin. ; si elle est accompagnée de flatulence, de colique autour du nombril pendant la selle, avec lénesme et grande faiblesse, les selles élant muqueuses, même sanguinolentes, et que le malade soit habitué aux boissons fortes, donnez nux vom. — Si elle est très mauvaise et qu'il y ait du mucus et du sang, donnez lei> remèdes appropriés à la dysscnlerie; et si l'état traîne en longueur, sv/ph.

Si l'on éprouve des douleurs d'entrailles (coliques) , et qu'elles soient violentes, crampoïdes et pressives, précédées de diarrhée , et que celle-ci soit liquide, acre et brûlante, donnez chin.

Si les coliques s'accompagnent de flaluosités, et qu'elles soient tellement intenses et déchirantes que le malade soit obligé d'aller d'un côté et d'autre, s'il éprouve comnie la sensation d'une grosse boule qui s'est placée dans l'un des côtés, ou si, le venlre lui semblant vide, il a en outre des nausées et des vomissements accompagnés d'une diarrhée aqueuse, muqueuse ou vcrdâlre, répandant une odeur d'œufs gâtés, donnez cliamom.

Si le refroidissement provient delà fraîcheur du soir, et que la matière diarrhéique soit verte et aqueuse , en s'accompagnant de grands efforts pour l'expulsion des selles; si elles sont rendues en petite quantité et sont suivies d'une disposition à l'évanouissement; si la douleur pressive qui existe vers l'ombilic se caractérise par des tranchées accompagnées d'un constant malaise et même de ténesme; ou encore si le malade se sent pris au même moment de la diarrhée, et qu'il éprouve des borborygmes, des maux d'estomac, des douleurs déchirantes de l'abdomen, qui laisse au toucher la

3fr CAUSES LES PLUS FRÉQUENTES DES MALADIES.

sensation du froid, et que ces divers symptômes s'accompagnent de nausées, de tremblement et de frisson, donnez alors merc. viv.

Si indépendamment de ce refroidissement la diarrhée est la suite de l'usage de viandes de porc, d'aliments gras, de pâtisseries, etc. , etc. , et si la colique est plus forte après midi, et surtout le soir ou dans la nuit ; si les vents roulent et montent dans l'estomac," ou si l'abdomen est douloureux et sensible à la pression par la main, donnez puis. Donnez le même remède aux femmes enceintes chez lesquelles les coliques ressemblent aux douleurs de l'enfantement.

Si le refroidissement donne lieu à des douleurs accompagnées d'une grande sensibilité, d'insomnie et d'une disposition à verser des larmes, donnez coff. Lorsque les douleurs sont violentes au point de mettre le malade hors de lui, c'est c/iamom. qui convient.

Dans le mal de tète par refroidissement, avec disposition du sang à se porter à la tête, avec aggravation par la marche à chaque pas et au moindre mouvement, soit en montant l'escalier ou en se baissant; s'il est plus fort au grand air, avec la sensation comme si la tête allait éclater et avec battement intérieur, prenez belL Si la céphalalgie est plutôt compressive, et qu'elle soit bornée à quelques points, et s'accompagne de bourdonnement dans les oreilles et dureté de l'ouïe, donnez dulc.

Si le mal de tête est occasionné par pn courant d'air avec endolorissement du cuir chevelu, donnez nux vorn. ; s'il est interne, bell. Est-il produit par l'effet d'un bain, bell. ne suffisant pas, et surtout s'il y a nausées, vertige et dérangement du ventre, s'il s'aggrave par la fumée, le tabac, alors donnez antirn. crvxL

Les affections d'yeux par refroidissement réclament les mêmes moyens , mais il convient de donner plus souvent 6e//. et dulc.t soil l'un, soit l'autre, ou tous les deux consécutivement.

S'il y a douleur, chaleur, inflammation des yeux , photophobie et larmoiement, donnez belL ; si elle ne suffit pas, nwre. viv. ; si celui-ci reste sans effet, liep. sulph.

Si la douleur n'est pas intense , mais que le malade ail de la difficulté à lire, à fixer les objets, s'il voit des étincelles devant les yeux, ou s'il souffre des yeux après chaque refroidissement, donnez dulc, et plus lard sulph. s.; et si cela ne suffit pas, cale. carb.

Les affections des oreilles viennent souvent à la suite d'un refroidissement. S'il y a bourdonnement avec dureté de l'ouïe, donnez dulc. , et si, après quelques semaines, le mal reparaît, sulph.

En outre, s'il y a pression dans les oreilles, tiraillement extérieur, élancement au dedans; si les oreilles sont sèches et que le malade soit d'une humeur maussade , donnez cham. Dans les mêmes cas, donnez aussi nux vom. Si le malade est d'un caractère doux , à la larme facile , si ses oreilles sont humides et en suppuration , ou si elles sont chaudes et rouges, et s'accompagnent de douleurs tiraillantes et déchirantes qui se propagent quelquefois à la figure , alors puis, est préférable; s'il y a des élancements et des tiraillements avec grand bruissement, avec chaleur et rougeur modérée, une suppuralion corrosive el sanguinolente, et si les glandes situées autour des oreilles et du cou sout engorgées, donnez merc. viv.; et s'il n'en résulte pas uneguérison complète et qu'il y reste un peu de chaleur, rougeur et tressaillement, si, en se mouchant, on provoque des élancements, des battements et des bourdonnements, donnez hep. sulph. une fois; s'il reste un écou-

lement purulent avec bruissement et brûlement dans les oreilles , donnez alors sulph.

Les maux des dents par refroidissement guérissent ordinairement par chamom. ou par rAus. Consultez , pour cela, l'article des maux des dents placé dans la seconde partie. Si ces moyens ne suffisent pas , donnez dulc. Si , à chaque refroidissement, le mal se renouvelle, alors adressez-vous à chin. et sulph. Ce dernier remède sera administré seulement tous les huit jours; on fera peut-être mieux de le prendre en solution.

Le mal de gorge par refroidissement se guérit le plus souvent par bell.^dulc.^ une dose, mais il faut savoir attendre patiemment le résultat de leur action.

Lorsqu'il se déclare après avoir bu de l'eau froide , il faut préférer belL ; quand il est la suite d'un froid général , préférez dulc. Lorsque le gosier est invariablement chaud et sec, si le malade fait de fréquents efforts pour avaler , que la salive inonde la bouche , que les amygdales soient gonflées et douloureuses, soit en parlant ou en avalant; quand il crache beaucoup , avale avec difficulté , avec la crainte d'étouffer, que le gosier lui semble rétréci en ingurgitant, et que les boissons dont il fait usage sortent par les narines, s'il s'impatiente et s'emporte, donnez bell. s. ; s'il n'y a pas de soulagement, sulph. , deuxième trituration. Quand la douleur est moins forte, que la langue est comme paralysée , que le malade transpire beaucoup, et que la sueur a une odeur désagréable, sans soulagement, et qu'il est d'une humeur querelleuse, alors donnez dulc. Si ces moyens ne suffisent pas, administrez merc. viv.> ou tout autre remède pris parmi ceux qui sont indiqués à l'article angine, comme étant subordonné à des indications particulières.

Les nausée* et vomissement» qui sont la suite d'un

refroidissement , surtout quand cesaccidenls coïncident avec la rétrocession de la rougeole et de toute autre érupiion , réclament l'emploi cVipec. toutes les deux ou trois heures. Si cela ne suffit pas et que le vomissement soil acide, amer et suivi de beaucoup d'efforts impuissants, donnez Oeil. Si le malade rend des glaires épaisses, clulc. s. S'il se reproduit sans cesse , accompagné de nausées , surtout après l'exercice, les repas , la parole , le sommeil , ou la promenade à cheval ou en voilure, donnez cocc; s'il se manifeste a chaque mouvement du corps et que le patient ne puisse nonobstant rester tranquille, quoique très faible, s'il a soif et ne supporte pas les boissons, alors donnez ars. alb. s ; et s'il le rejette, ars. o.

Pour les cas de refroidissement de l'estomac par suite des effets produits par les fruits ou l'eau à la glace, voyez au chapitre iv la fin de l'article.

Si à la suite de refroidissement il se déclare des douleurs dans les membres (rhumatismes), qu'il y ait sentiment d'inquiétude dans la partie affectée, qui oblige le malade à changer constamment de place , qu'il se trouve partout placé trop durement ; ou si le membre est comme engourdi , disloqué et douloureux, surtout pendant la marche, cl que le malade éprouve un effet pénible du moindre ébranlement produit autour de lui , et que ce soil à ce point qu'il se nielle a crier, à l'avance, de la secousse qu'il va ressentir des pas des personnes qui marchent dans la chambre, ou bien si l'on parie trop haut, ou qu'on le touche, ou même qu'on l'approche, alors donnez arn. Il est indiqué. S'il a chaud et qu'il ait la fièvre, donnez ocon. ; et, deux heures après, arn. Il y a des cas où il est bon d'alterner ces deux moyens; mais avant , quand il y a aggravation dos souffrances, on doit toujours procéder a l'emploi d'un autre remède. S'il rcsic encore

quelques symptômes de la maladie, administrez des médicaments indiqués à l'article rhumatisme.

Si les douleurs sont plus fortes pendant le repos, dans la nuit, qu'il y ait froid et engourdissement des membres, avec pâleur de la figure et chaleur des pieds , ou gonflement rouge des gros orteils, que la nuque soit roide, la peau sèche , ou la transpiration fétide, et qu'il ue soit résulté .aucun soulagement des remèdes administrés, donnez dulc; et si elle ne suffit pas, merc. viv.

Si ces douleurs récidivent (ce qui arrive souvent) après tin nouveau refroidissement, et surtout si le malade craint l'approche des personnes qui l'entourent , ou même pendant la déglutition ; si elles augmentent pendant le repos et s'améliorent en se promenant dans la chambre, et qu'il y ait gonflement , tiraillement, ardeur et pulsation dans les gros orteils, donnez acicl. phosph. S'il y a , en même temps, gonflement du genou > nodosités aux articulations de la main et des doigts, donuez sulp/i., et , plus tard, cale. carb.

Lorsqu'un état d'échauffement et de fièvre sont produits par le refroidissement, donnez acon. — Si la fièvre augmente ou qu'elle dure déjà depuis quelque temps , choisissez un des remèdes qui sont indiqués à l'article lièvre, où ils sont mieux déterminés. Tels sont : nux vom. ou chamom., bell. ou dulc, ignat. ou puis., et d'autres encore qui seraient mieux appropriés.

Eu général , dans les affections par suite de refroidissements, qui, eu même temps qu'elles sont aiguës, s'accompagnent de douleur, adressez-vous le plus souvent à coff., ou à acon., chamom., rhus toxic, nux vom., ou h puis,, bell. ou coloc. Si elles sont peu douloureuses,, donnez dulc. on ifjcc. Si elles sont chroniques et reviennent souvent , et que le

malade ait pris auparavant beaucoup de mercure , administrez carb. veg. ou sulph.; après ceux-ci, si lie. ou hep. sulph., cale. carb. Si elles reparaissent après s'être baigné, donnez antim. cruel . ou sulph.; et après quelques semaines, carb. veg. ou cale. carb.

Si le malade souffre par défaut de transpiration , donnez ehamom. ou chin., belL ou dulc; et si la sueur ne soulage pas, silic. Si les souffrances dépendent d'une trop grande transpiration , il y aura souvent utilité à donner merc. viv. ou acid. phosplu, puis chin. ou carb. veg., aussi sulph. ou hep. sulph. et sep., selon les symptômes concomitants.

On remédie à la disposition de refroidissements, à la

trop grande sensibilité aux effets du froid, lorsqu'on ne peut pas se garantir convenablement , en buvanrplutôt froid que chaud , en se modérant dans l'usage des boissons fortes et s'abstenant de café : et celte susceptibilité disparaît plus complètement en employant, selon les circonstances, les remèdes suivants : coff., bell., nux vom., chin., dulc; et surtout silic., carb. veg., cale, carb., à longs intervalles. Durant cette sorte de traitement, on doit se laver avec de l'eau froide et s'habituer insensiblement à l'air froid, au lieu de l'éviter; il faut également s'accoutumer aux changements de temps.

Mais si l'on ne peut pas s'y habituer, et que le moindre refroidissement produise des frissons , donnez nux vom. ou ehamom. — Si Je froid provoque plus particulièrement des douleurs, ars. alb. — Si l'on est sujet aux engelures des doigts ou du nez , et que l'état général ne réclame aucun traitement , il faut frictiouner ces parties avec alcool camphré ; si Ton a déjà des engelures, qu'on ait recours aux remèdes indiqués à cet article. — Si l'on tombe malade en quelque sorte toutes les fois qu'on s'expose à l'air froid , alors , selon

/lO CAUSES LES PLUS FRÉQUENTES DES MALADIES.

les circonstances , on emploiera biyy. ou rhus toxic. , veratr. alb. ou merc. viv. ; et si ces remèdes restent sans effet', prenez carb. veg. ou cale, carb.; — si l'on ne supporte pas le venl sans inconvénient, carb. veg.; si l'on est sensible au courant d'air, bellad., sul/jh., sillc. ou cale, carb., les uns après les autres, dans l'intervalle de cinq à six semai nés.

Si l'on n'est sensible qu'à Pair du soir et qu'on le supporte difficilement, c'est alors merc. viv. qui est utile, et puis , après un certain temps, sulph., ou mieux, carb. veg. Si suljj/i. reste sans effet, et qu'il faille attribuer à l'air humide la cause de ce dérangement, donnez la préférence a dulc. , rhus toxic. ou verat. alb., et, plus tard, carb. veg. ou cale, carb.; si c'est la poitrine qui en souffre, dulc. ou carb veg.

Celui qui est vivement ému par les effets du tonnerre fera usage de bry., et plus tard, durant l'orage, de silic. Sulph. , employé pendant tout ce mauvais temps, produit aussi de bons effets.

Si l'on souffre à chaque changement du temps, commencez par donner merc. viv., rheum , ou rhus toxic. Si cela ne suffit pas, sulph., et puis silic. Dans les transitions du chaud au froid, dulc. , et quelquefois rhus; du froid au chaud, carb. veg. ou lach. ; pendant l'orage, rhodod.; dans le temps humide, nux mosch.

Dans les refroidissements pendant le printemps, on donne à propos et souvent verat. alb., rhus toxic. ou carb. veg.; en été. bel t., bry. , carb. veget. ; en automne, verat. alb., merc. viv. ou rhus toxic; pendant l'hiver, s'il est sec , acon. ou bell. , bry. ou nux vorn., chamom., sulph., quelquefois ipec; s'il est humide, dulc. , verat. alb., carb. veg.

Toutefois , avant de faire usage de ces divers remèdes , il est nécessaire d'étudier avec soin les affections spéciales dont

DE L'ëCIIAUFFEMENT ET DE LA FATIGUE. M

il est question dans chaque chapitre ; on y puisera les raisons pour faire une application plus exacte de ces médicaments, que nous mentionnons ici dans le seul but d'enseigner quels sont ceux qui doivent avoir la préférence.

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