‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 16 sur 53 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DES SUITES DES BOISSONS SPIRITUEUSES , DU TABAC , DES ÉPICES ET DES ACIDES.

Ivrognerie. Cet étal honteux, qui devient tous les jours de plus en plus rare en France, mais qui est encore trop fréquent, réclame quelques moyens qui le combattent utilement et que nous allons faire connaître. Chacun sait qu'a quelque degré que soit l'ivresse, le mieux est de la laisser se dissiper par le sommeil. Mais il arrive souvent qu'il est nécessaire que l'homme ivre reprenne promptement ses sens, ou du moins assez pour qu'on puisse le déplacer.

Le remède principal pour cela est l'eau froide. — Ainsi, si un ivrogne est couché sur la voie publique , arrosez-le avec de l'eau aussi froide qu'elle puisse être; si cela ne suffit pas, alors faites tomber sur lui, en douche, de l'eau d'une certaine hauteur, afin qu'elle puisse le heurter violemment.

Si un individu est ivre au point d'avoir des nausées et des vomissements, donnez-lui du café noir, très chaud, autant qu'il pourra en boire.

Quand l'ivresse n'est pas à un si haut degré, il suffit souvent, pour la dissiper, d'appliquer des linges trempés dans de l'eau fraîche sur le ventre et sur les parties voisines.

Si elle est produite par de la bière, administrez du thé vert au lait ; par le vin , donnez des amandes amères à manger (excepté aux enfauts); par de l'cau-dc-vie, employez l'eau salée, et si cela ne suffit pas, mettez dans la bouche de l'ail brové.

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