‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 17 sur 53 · ABUS DES BOISSONS SPÎRITUEUSES , DU TABAC, ETC · texte numérisé non relu

ABUS DES BOISSONS SPÎRITUEUSES , DU TABAC, ETC

Si.un homme en élat d'ivresse a le visage pourpre, les yeux fixes et hagards; s'il ne peut revenir à la raison et que l'eau froide ne produise qu'un soulagement momentané; s'il y a tremblement et contraction du visage et de la bouche, ou une crampe (trismus) telle qu'il lui soit impossible d'ouvrir la bouche, c'est le cas d'employer des affusions d'eau froide sur la tête et des serviettes mouillées; on donnera en même temps tous les quarts d'heure op., jusqu'à ce qu'il se trouve mieux; si Ton aperçoit que op. a cessé d'agir favorablement, que l'on administre, selon les circonstances, acon. ou belL

Quant aux enfants enivrés par des personnes imprudentes ou coupables, ou qui auraient bu de l'eau-devie par mégarde, qu'on leur lave la tète et les parties inférieures du tronc avec de l'eau froide, et qu'on leur donne tous les quarts d'heure une cuillerée à thé d'eau chaude dont on a versé un demi-litre sur une amande amere. S'ils ne tombent pas aussitôt dans un bon sommeil, donnez-leur nuxvom. Sont-ils pris d'un sommeil comateux avec ronflement, le visage est-il rouge et la tète chaude, donnez-leur op.; sont-ils trop surexcités, trop gais, ne pouvant s'endormir, donnez-leur coff. ; ont-ils une forte fièvre , donnez-leur acon., et si cela ne les soulage pas en deux heures, donnez belL s.? s'ils ont des crampes, donnez d'abord op. ©.; si cela ne les soulage pas, nugrvom. o.; et si ce remède reste sans effet, cliamom.

Beaucoup de femmes en couches, soit par ignorance ou par un sot usage, ou môme conseillées par des sages-femmes ignares, boivent des spiritueux pour se donner le sommeil et en procurer à leur enfant. C'est une habitude honteuse et abominable, qui les expose, ainsi que leur nourrisson, a un danger immédiat; et s'il n'arrive rien, cela peut prédisposer l'enfant à devenir plus tard un ivrogne. Que l'on applique.,

dans ce cas, à la mère et à l'enfant, les moyens indiqué^plus haut.

Outre les ivrognes d'habitude, il y a des hommes qui s'y laissent prendre une fois, mais qui en ressentent du moins de la honte; nous conseillons â ceux-là de jeter quelques globules de nux vom. dans un verre d'eau, de les dissoudre complètement et de boire avant de se coucher. Le lendemain, on emploiera les moyens indiqués contre les suites de l'ivresse.

En descendant au fond de leur conscience, les ivrognes qui le sont devenus par dépit , par chagrin ou par inquiétude, doivent trouver combien est abominable et absurde le moyen qu'ils emploient pour se consoler. Nous leur conseillons de prendre aussitôt la résolulion^de ne plus toucher à aucune liqueur forte, sous aucun prétexte, et de prendre l'obligation avec eux-mêmes de boire tous les jours de l'eau froide, jusqu'à ce que leur estomac en soit complètement affaibli ; en outre, de faire usage des remèdes indiqués contre les suites de l'excès des boissons, de même que de ceux qui détruisent les effets du chagrin et du dépit. Une fois redevenus hommes, puissent-ils se tourner avec ardeur vers celui qui nous enseigne à supporter tous les chagrins, qui assure à chacun le repos de l'âme, pourvu qu'on le supplie avec persévérance et sincérité !

Il y a des ivrognes enchaînés, pour ainsi dire, à ce vice, par quelque disposition fatale de l'organisme , par une maladie, ou par une âcrelé particulière de l'estomac. Nous pouvons volontiers leur pardonner et les plaindre , mais ils ne doivent pas trouver d'excuse à leurs propres yeux; car, si l'un est poussé par sa maladie à la colère, un autre est porté à la paresse, comme un troisième à la dissolution; mais ce n'est une excuse ni pour les uns ni pour les autres, car, de celte

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