‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 26 sur 53 · DES EMPOISONNEMENTS PAR LÉSIONS EXTERNES , OU PAR INOCULATION · texte numérisé non relu

DES EMPOISONNEMENTS PAR LÉSIONS EXTERNES , OU PAR INOCULATION

Les piqûres des araignées, des mille-pieds, des scolopendres armés d'un dard à la bouche, des scorpions qui portent leur dard à l'extrémité de leur queue, des abeilles, des guêpes, des frelons, de quelques espèces de mouches, des punaises avec leur suçoir, sont rarement dangereuses; mais elles deviennent souvent fort incommodes , et peuvent avoir des suites fâcheuses, par la multitude des petites plaies qu'elles laissent si elles atteignent les parties délicates du corps, comme cela se voit chez les enfants et les personnes impressionnables et dont la peau est Que.

Le principal moyen dans cette circonstance, c'est l'olfaction du camphre et le lavage à l'eau froide. Si l'on peut se procurer l'insecte qui a fait la piqûre, on l'écrase et on l'applique sur la partie souiïranic. Si l'on peut supporter l'ardeur du feu, on approchera du mal, soit un charbon enflammé, soit une lige de fer rouge, soit un cigare ou une pipe allumés, aussi près que faire se pourra, et jusqu'à ce que la douleur ait disparu.

Lorsqu'on est poursuivi par les abeilles, il faut bien se garder de les chasser en se déballant avec les mains, ce qui est tout au moins inutile el ne fait que les exaspérer. Si, après qu'on est parvenu à se débarrasser d'une première attaque survenue dans la proximité d'un bouquet de broussailles, vous êtes surpris par un nouvel essaim, et qu'il s'en soit mis un grand nombre sur votre lelc, et qu'il n'y ait pas dans le voisinage de l'eau où l'on puisse se plonger, alors il ne reste plus qu'à se coucher à terre, In figure conlrc le sol, en se

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garantissant les tempes avec les mains; vous restez dans cette position jusqu'à ce que les insectes s'en soient allés. Les piqûres seront touchées avec la salive, et puis on les grattera avec les ongles de manière à en faire sortir le dard et le venin. Ensuite on prend, après avoir creusé aussi profondément que possible, de la terre noire et fraîche qu'on applique sur les plaies, et l'on renouvelle cette pratique aussi souvent que la douleur l'exige ; ou bien encore on racle de la craie sur la piqûre, ce qui soulage instantanément. On peut encore frotter de miel les parties vulnérées, si l'on n'a pas employé un des moyens précités. Si une abeille a piqué l'œil ou la bouche , il convient mieux de se servir de miel ; on fera son possible pour sortir le dard de la bouche en grattant, et de l'œil, au moyen d'une petite pince. C'est alors qu'on fait respirer le camphre, ou qu'on donne belL, ars. ou puis.

Ce que nous venons de dire au sujet des piqûres des abeilles s'applique aux piqûres des guêpes; seulement, dans les piqûres des guêpes et de^tous les autres insectes, le dard ne reste pas dans la plaie. On aura soin de recommander aux enfants de ne point mordre, ou de le faire avec précaution, dans les pommes ou poires piquées , car il s'y trouve souvent des guêpes, et une piqûre dans la bouche ne laisse pas que d'être dangereuse.

Dans le cas qé les piqûres ont porté sur les parties délicates, à la suite desquelles il y a rougeur, engorgement et lièvre, faites aspirer le camphre jusqu'à ce qu'il en résulte un soulagement. Si l'inflammation augmente, qu'on donne ocon. ; si ce moyen est insuffisant, arn. Si la langue est enflée et qu'acorc. , après une demi-heure, n'ait produit aucun effet, ni arn. après une ou deux heures, qu'on donne alors chaque demi-heure, ou toutes les heures, bell. diluée, une cuillerée, jusqu'il amélioration décidée. Si ces divers moyens ne sulïi-

seni nullement, qu'on donne de la moine manière merc. viv. — Si l'œil est très cirflé, un moyen efficace est acon. et arn. alternés. Du reste, il est mieux dans ce cas de n'appliquer que de l'eau fraîche. Contre les douleurs consécutives qui ne disparaîtraient pas après quelques jours, merc. viv. convient le plus souvent.

On parvient à chasser les cousins qui ont envahi une chambre, en faisant brûler du sucre brut sur une pelle rôugie; quelques instants après on ouvre les croisées pour laisser sortir la fumée, et Ton se hâte de la refermer. Quant aux piqûres qu'ils font, il suffit, pour en détruire l'effet, de se frotter les parties piquées avec du suc de citron.

On se gardera de faire disparaître trop promptement les piqûres des insectes, si elles sont trop nombreuses; il y aurait là l'inconvénient qui suit la répercussion des éruptions; il convient de donner préalablement acon., et quelques heures après, arn., et si le lendemain il n'y a pas d'amélioration, hep. sulph.

On ne peut recommander rien de mieux contre les morsures ou piqûres des insectes vénéneux que ce qu'on vient d'indiquer; on doit y persévérer tant que dureront les souffrances.

Relativement à la piqûre des serpents, il importe de s'assurer tout de suite si le reptile est ou non wiimeux. Ceux qui le sont portent à la mâchoire supérieure deux glandes à venin , correspondant à deux dents très grandes et très longues; et ceux dont les mâchoires sont armées de deux rangées de dents n'ont pas de poison. — A la suite d'une morsure d'un serpent venimeux , on ressent ordinairement une douleur violente , lancinante et quelquefois brûlante.

Si le serpent n'a pas de venin , il suffira de mettre dans la plaie un peu de sel ou de la poudre à canon, —'Dans le cas

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