‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 28 sur 53 · EMPOISONNEMENTS PAR INOCULATION · texte numérisé non relu

EMPOISONNEMENTS PAR INOCULATION

sel pulvérisé, tant qu'elle peut en recevoir, ou avec de la poudre à canon, de la cendre de tabac, du tabac à chiquer, de la cendre du foyer, ou, en un mot, ce qu'on a à portée; cependant les premiers moyens sont les plus efficaces. Pendant l'application qui en est faite, le malade se tiendra tranquille autant que possible, car chaque mouvement, chaque émotion de crainte rendrait sa position pire.

Les morsures des chiens ou d'autres animaux enragés, ou môme de tout animai en colère, seront traitées dès le principe commje celles des serpents.

L'application de la chaleur sera faite et durera jusqu'à ce qu'il se déclare des frissons , et on la répétera trois ou quatre fois une heure durant , jusqu'à ce que la plaie soit fermée et que la cicatrice soit complète. L'ustion de la plaie, sa déchiqueture, la provocation à la faire suppurer, et tous autres procédés cruels, sont tout au moins inutiles; car, plus on tourmente la plaie, plus est prompte la diffusion du venin dans l'organisme. Certains médecins ne font ainsi que pour ■ se donner des airs capables, que pour servir leur manie d'opérer ; d'ailleurs , on sait bien que ces sortes de manœuvres n'ont jamais produit le moindre résultat avantageux. Après avoir employé les moyens précités , il suffira d'abandonner tout simplement la plaie à elle-même , elle saura bien opérer sa cicatrisation ; mais, par précaution, on ne négligera pas de se conformer à ce qui est plus bas indiqué, ou tels autres moyens qui commandent la confiance, et cela jusquf'à ce que la cicatrice ait pris le ton naturel de la peau. Si la plaie menace de se rouvrir et que la cicatrice redevienne dure, il ne faut pas hésiter à recommencer le traitement. Quelquefois après sept jours , ou. même plus tard, et si le malade a de légers accès de fièvre, il se forme au-dessous de la langue une vésicule qu'il faut enlever avec les ciseaux ou par tout autre

instrument, et l'on .ce rince la bouche avec de l'eau salée. — Un autre moyen qu'on a employé avec succès, c'est le bain de vapeur. Et si on le peut, on doit y avoir recours plusieurs fois, après avoir été mordu ; on fait en cela une chose fort utile. Qu'on l'emploie donc et à la moindre apparence de signes suspects, comme s'il se déclarait, par exemple, une soif subite immodérée, des frissons , de la répugnance pour les boissons, et de l'horreur pour tout scintillement, avec grande sensibilité à l'air froid , à rencontre du vent , avec tristesse et abattement; le bain de vapeur peut même être employé lorsque les crampes ont commencé. Cet appareil de bain sera établi de façon à envelopper hermétiquement le malade, et à ce qu'il ne se perde pas de vapeur ; la moindre fuite nuirait aux effets qu'on attend de ce bain. Si les crampes se sont déclarées , on enveloppera le malade dans un drap, de manière qu'il ait les pieds et les mains maintenus ; le cou et la tête doivent être libres. Comme on ne fait usage de ce bain que pour aller au-devant des accidents, il sera de deux heures ; mais si la maladie s'est manifestée, il devra durer tout le temps que les crampes persisteront. Comme moyen préservatif, on pent se servir, malin et soir, fthydroph. qu'on répétera tous les sept jours, et cela jusqu'à ce que la fièvre, la diarrhée , une perte de sang et tels autres symptômes aient lieu ; après quoi on donnera canth. 3, tous les jours, jusqu'à réaction maladive. S'il se manifeste des éruptions à la peau, il n'y a pas à les combattre par des remèdes extérieurs ; elles disparaîtront d'elles-mêmes. Si après avoir employé ces divers moyens, il vient à se déclarer une véritable horreur de l'eau, tant mieux; le mal n'en deviendra que plus facile à attaquer. Si les symptômes d'hydrophobie se déclarent tout à fait, on donnera bell. T., au début des crampes. Si l'accès augmente d'intensité, donnez-en encore une fois et continuez tant que

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