CHAPITRE PREMIER
Le vertige (iént à des causes qu*il est facile de combattre : telles sont ies souffrances et ]a plénitude de restomac, les pertes ou évacuations débilitantes , les boissons spiritueuses , les remèdes narcotiques, les chutes ou les coups sur la tête. Il se lie quelquefois aussi à d'autres maladies doiit on parlera plus bas.
Celui qui est snjet aux vertiges doit être modéré dans le boire et le manger, se lever de bonne heure , se pfomener beaucoup au grand air, et le soir, il devra se frictionner avec une brosse.
Le vertige, à la suite d'un dîner copieux , est grave. Souvent un peu d'abstinence et am. le matin suffisent puur le dissiper ; il en est de même de nux vom,, chamom,, puis,, rhus toxic. et cocc, qu'on administrera suivant le tempérament et les prédispositions. Le vertige par suite de la suppression d'un ulcère est un mauvais symptôme : cale, carb.^ ou sulph, , suffisent pour le guérir.
Le vertige qui s'accompagne de nausées, de vomissements et de renvois, trouve du soulagement dans acon. Plus tard, si l'estomac reste souffrant, donnez puis, ou ant, crud.
Si le vertige vient le soir et s'accompagne de trouble de la vue, merc, viv, ; s'il est suivi au contraire d'éblouissement,
surtout par le mouvement, et qu'il s'aggrave en se baissant, donnez belL, au saut du lit, cocc.
S'il a lieu avec un mal de tête pressif , donnez ;)Ao5pA.
Le vertige, par suite d'une fatigue intellectuelle, demande nux vom. S'il a lieu en regardant en l'air, puis. ; en se remuant, et puis s'il s'amende en se couchant, chin,; au lit, nux vom,; mais en restant couché , rhm tor,; en se levant, chamom,; en se baissant, acon,^ et plus tard ielL et même cale, carb,; en voiture, hep. sulpL, et plus tard silic; étant assis, pyJs.
Le vertige avec une sorte d'insensibilité morale ou avec anxiété, belL S'il est porté jusqu'à la défaillance, ou accompagné de la crainte de mourir, rhus iox. ; de bourdonnements d'oreilles, maux de tête , chaleur et pâleur de la face, trouble de la vue , puis,; de faiblesse de la tê(e, chin, ; de saignement de nez, sulph. ; avec évanouissement , chamom,, et plus tard encore, hep, sulph.
Faiblesse de la mémoire. Si elle est due à des Saignées fréquentes, à des purgations répétées et à d'autres causes d'affaiblissement, donnez chin, ou lach. Si elle tient à un coup sur la tête, am. ; à des boissons spiritueuses, nux vom, ; à la frayeur, à un accès de colère ou à une vexation, prenez particulièrement , parmi tes remèdes appropriés à ces causes, acon, eXstaph,; à l'humidité de l'air, verat, alb.^ ou rhus tox.^ ou carb. veg. Si elle est liée à des congestions passagères du sang vers la tête, donnez principalement acon, et belL^ et, parmi les remèdes indiqués dans cette circonstance, chin., rhus tox.^merc. viv,, sulph. En outre, qu'on ne néglige pas de se laver tous les soirs la tête avec de l'eau froide, qu'on la laisse entourée d'un mouchoir, et que chaque malin oii se lave les yeux et le front avec de l'eau très froide. Si cela ne suffit pas, qu'on mette les pieds dans un bain d'eau froide ,
196 IfALADIES LBS PLUS ORDINAIRES.
aussi froide qu'on puisse la supporter, pendant une ou deux minutes ; puis on les frottera avec force , et l'on se couchera.
La eongestloii OU l'aflltienee du Muig * la tète est souvent très fatigante , et , si elle dure longtemps, elle devient dangereuse. Si Ton ressent des pulsations et des battements dans le côté;- si lés veines du cou et de la tête se gonflent, et qu'il semble qu'on ait la tête pleine ; si l'on a de fréquents .vertiges, surtout en se baissant on en se promenant au soleil, et qu'on éprouve comme si la tête allait éclater au-dessus des yeux , et s'il y a aggravation en se baissant, ou en toussant, donnez acon. S'il produit du soulagement, répétez-le. Dans ce cas, les bains de pieds froids sont souvent très utiles.
Qu'on s'abstienne, pendant le temps que dure ce mouvement congestionnel, de café, de vin, de boissons spiritueuses, et en général qu'on ne prenne rien de chaud; mais, par contre, qu'on boive beaucoup d'eau froide , et qu'on se lave souvent le cou et la tête à l'eau froide.
Si cela ne suffit pas, et que le malade s'irrite pour peu de chose, se laisse aller facilement à la colère, s'il a fait abus de boissons spiritueuses , et qu'il ait mené une vie plus sédentaire qu'à l'ordinaire, donnez nux vom.
S'il éprouve des douleurs aiguës, brûlantes et lancinantes dans un côté de la tête, ou une forte pression dans le front à chaque pas ou à chaque mouvement qu'il fait , et que ces symptômes empirent en se baissant, ou par le bruit qui se fait autour de lui , ou par une trop vive clarté, donnez belL
Quand on éprouve des éblouissements et qu'on voit des étincelles, quand la vue se trouble et est double, qu'on a des bourdonnements, des évanouissements fréquents, un sommeil lourd ; si ces symptômes se déclarent chez les enfants à l'époque des dents, chez les filles quand elles deviennent nubiles
OU qu'elles se sont refroidies pendant les menstrues, surtout par rbumidité des pieds, donnez d*abord acon., et puis^ six on huit heures après, belL
Si la congestion est provoquée par un excès de joie, et suivie d'une grande excitation , donnez coff. ; par la peur, op. ; par une vive contrariété , chamom, ; par un ressentiment concentré, ign, ; par la colère , nux vom. , ainsi qu'il a été dit à l'article des causes. Si elle a été occasionnée par une chute ou un coup, am, , qu'on répétera toutes les vingtquatre heures, si le cas Fexige. Dans les hémorrbagies nasales provenant de cette disposition du sang à se porter à la tête, il n'y a rien à faire , la nature y suffit.
Si Taffluence du sang vient d'une grande faiblesse, donnez chin. ; si elle reparaît toutes les fois qu'on se refroidit, dulc. ; si elle est la suite d'un effort pour lever un fardeau, rhus ioxic. ; si le malade sue facilement et beaucoup, merc, viv. ; s'il éprouve en même temps du froid, camphre o. — Si, malgré l'emploi de ces divers remèdes, le mal persiste, donnts sulph. en solution tous les matins, une pleine cuiller, pourvu qu'il n'en ait pas déjà fait usage ; car, dans ce cas, il faudra lui donner hep, sulph. o.i et si cela ne suffit pas, silic, après une quinzaîncr, mais tout au plus deux ou trois fois.
Si ces différents moyens n'agissent pas promptement , et que le cas paraisse grave, faites un cataplasme de farine d'avoine, que vous appliquerez chaud aux pieds; ou bien encore, prenez un bain de pieds très chaud , que vous ferez durer jusqu'à amélioration ou jusqu'à ce que vous éprouviez une sorte de frisson ; s'il y a constipation , donnez un lavement chaud d'eau miellée.
Mal de tète. On doit se conduire ici selon la cause et selon les symptômes coïncidents. Il est utile toutefois de distin-
guer les diverses espèces de mal de lête , car souvent ce qui convient dans un cas est nuisible dans un autre.
Lorsque le mal de lête provient d'une habitude congestion' nelle du cerveau ou d'une inflammation , il s'accompagne des symptômes suivants ; il y a rougeur et chaleur, battement visible des artères du cou; la douleur augmente et provoque le vomissement; elle devient plus vive après le moindre mouvement du corps; de la tête, et soit que l'on se couche on que l'on se baisse, comme aussi elle diminue en restant tranquille. Parmi les moyens domestiques à employer dans ce cas, le meilleur est le vinaigre , dans lequel on fait tremper une croûte de pain qu'on s'applique sur les tempes; prenez en même temps un lavement chaud : si cela ne suffit pas, mettez les pieds dans un bain chaud, auquel vous aurez ajouté un filet de vinaigre, après quoi séchez vos pieds et frottez-les avec de la flanelle. On doit conseiller aux personnes qui sont sujettes à cette espèce de mal de têle, de boire beaucoup d'eau froide, de se frotter la tête tous les matins avec une serviette trempée dans Fean froide, particulièrement le front et le nez, et que chaque soir il soit fait usage d'un bain de pieds froid.
Lorsque la douleur est très intense et s'accompagne d'une grande chaleur universelle de la têle, surtout du front ; si la face devient rouge et bouffie, les yeux injectés de sang; s'il y a du délire ou des emportements presque furieux , il faut, dans ce cas, renoncer au vinaigre, et donner acon, ; s'il fait du bien, laissez-le agir longtemps; si le mal empire, répétez acon. ; s'il n'en résulté aucun soulagement, donnez belL ; oo, selon le cas, administrez àcon, et 6e//. alternativement.
Si le mal de tête est profondément situé, que la .douleur soit sourde et pesanic, la face pâle et avalée , avec perte de connaissance, délire, murmure, somnolence > donnez tout de suite bell.
Si la douleur est lourde, et pressive sur un côté de la tête, fatigante et affaiblissante; si , occupant le front au-dessus de la racine du nez, elle se porte sur le derrière de la tête; si elle s'améliore par la pression des mains ou par un bandeau fortement attaché ; si elle s*aggra\e étant assis ou si elle diminue en marchant; si la tête est pesante, le visage pftle, qu'il y ait des vertiges , de Tanxiété, et envie de pleurer, donnez puis.
Administrez rhus toxic. O. dans le cas où la douleur est brûlante et battanfe, avec une sensation de plénitude et pesanteur de la tête , avec une sensation de rampement et de bouillonnement, comme si tout allait tomber, surtout si ces divers symptômes se déclarent après avoir mangé.
Lorsqu'un pareil mal de tête débute dès le matin ou après le repas, accompagné d'une grande faiblesse, et qu'il y a somnolence, roideur et douleur dans la nuque, que la parole devient difiBcile, ou si la face se dévie et la bouche oblique, si les membres s'engourdissent, donnez bjBlL ou nux vom. S'il n'y a pas de prompte amélioration, mettez les pieds dans un bain chaud, envoyez chercher le médecin , et soignez le malade comme étant dans un état d'apoplexie.
Le mal de tête qui dépend d'un état catarrhal se caractérise par des douleurs frontales , compressives et brûlantes ; le matin, elles sont moins violentes, mais le soir l'état est pire avec yeux pleins de larmes , éternument , chaleur séché dans le nez, frissons fréquents, et quelquefois avec une petite toux : dans ce cas, il est bon de renifler de l'eau chaude, et de boire de l'eau froide avant de se coucher. Si l'on se trouve mieux au grand air, et qu'il y ait aggravation en parlant, donnez acpn, ; s'il y a augmentation au grand air, si en pensant bu lisant on a la sensation d'un poids tiraillant et déchirant» si le nez coule et est brûlant, donnez cm. ; mais si
le nez coDie et donne une matière acre et brûlante , s*il y a enrouement, manque de sommeil, bourdonnement d*oreilles, battements dans le front, nausées, et que le malade se trouve mieux h Talr on dans nn appartement , donnez ars, o. Pour les autres remèdes, voyez catarrhe.
Les douleurs rhumatismales de tête sont déchirantes et tiraillantes celles changent souvent de place, se portent à la nuque, aux oreilles, aux tempes ; la tête est sensible ^ Textérieur par l'attouchement et le mouvement ; ces douleurs s'aggravent au lit vers minuit , et s'accompagnent souvent d'une forte transpiration ; on a souvent çà et là de petits gonflements, et s'il se déclare des vomissements, on est soulagé. C'est daùs ces circonstances qu'un bain de pieds, plusieurs fois répété , produit une grande amélioration , qui s'obtient aussi par l'inhalation d'une vapeur aqueuse émolliente : ces simples moyens sont favorablement aidés en se peignant cha* que soir. Toutefois le meilleur remède est chamom,; si cela n'agit pas après quelques heures , donner nux vom, le soir, ou puis, le matin. Les douleurs de goutte sont presque semblables; seulement elles sont plus perforantes et déchirantes ; la chaleur les calme ordinairement, et cesse tout à fait qdand il survient un vomissement. Donnez ipec. ; s'il ne suffit pas , ign. Quand la douleur se fait pins particulièrement sentir 'à la racine du nez ou qu'elle a gagné la profondeur du cerveau, et qu'elle y est perforante, lancinante et déchirante ; si elle est amendée en- se baissant ou en se couchant, donnez ign. Lorsque les douleurs sont saccadées et battantes dans un côté de la tête, et que l'air les aggrave, ainsi que le mouvement en se baissant , donnez nux vom. Dans le cas le plus intense, coloc. ; mais si rien n'y fait , prenez un peu de café noir.
Dans le mal de tête goutteux où les douleurs sont bat-
tantes et déchirantes dans tout ie cerveau, comme 31 le crâne allait éclater ; quandelles sont accompagnées d'anxiété et d'inquiétude, et que l'on est hors de soi> que Ton a des nausées, des renvois à vide , une sorle d'étouffement , donnez alors ipecy ou plutôt nux vom^ ou bry.; si cela ne suffit pa», le moyen qui vient apVès ceux-là est sep. o. délayé dans Teau.
La plupart des maux de tête proviennent de Yestomac ou du bas-ventre. S'ils tiennent à une indigestion , le café pur est fort utile ; s'i)s viennent d'un dérangement de l'estomac, employez les remèdes indiqués au chapitre relatif aux souffrances de cet organe. S'il y a constipation , donnez des lavements d'eau chaude. Cet état se reconnaît à l'état de la langue qui est chargée , s*il y a amertume de la bouche , manque d'appétit, nausées et vomissements, et si ces derniers symptômes augmentent avec le mal de tête ; par contre, si le mal de tête provient des nerfs , les nausées et les vomissements ne se déclarent qu'après que les douleurs cervicales sont arrivées au plus haut degré. Si le mal de tête est la cause directe du dérangement de l'estiomac, employez les remèdes indiqués contre la céphalalgie ; si, au contraire, c'est le mal d'estomac qui produit la céphalalgie, employez les remèdes appropriés aux souffrances de l'estomac.
La constipation qui donne lieu à la congestion du cerveau et au mal de tête se guérit généralement par bry., nux vom. et op. Si la céphalalgie augmente par la marche ou en remuant la tête, en comprimant les tempes; s'il n'y a pas de soulagement étant assis ou couché; si }es yeux sont troubles et se ferment sans avoir besoin de dormir ; si la tête est lourde, surtout en remuant les yeux ; si, par le travail d'esprit, elle semble vouloir éclater ; s'il y a aggravation e» plein air, le matin , ou après avoir mangé , et surtout après le café , ou
qu'il provoque de la répugnance , donnez nux vom. Si les douleurs occupent un seul côié de la tête, si le sang se porte peu au cerveau , mais que Ton éprouve des frissons , qu'on n'ait pas soif, que l'on soit porté à la tristesse , aux larmes, donnez aux personnes douces et tranquilles puis. Si l'on sent sa tête comprimée des deux côtés ou si en se baissant on a la sensation que tout va sortir par le front; s'il survient line hémorrbagie nasale , sans être suivie d'amélioration ; si les yeux sont brûlants et larmoyants, donnez bry., que Ton pourra répéter après six heures et jusqu'après douze. Si les douleurs sont violentes, déchirantes dans la région du front, battantes vers les tempes, avec une grande ^fQaence de sang, regard inquiet, soif intense , bouche sèche , rapports acides , envie de vomir, et vomissements putrides et repoussants, donnez op, ; s'il soulage , répétez-le toutes les deux ou trois heures, et même plus souvent , tant qu'il sera nécessaire , ou donnez un autre remède, s'il est plus convenable. Il est bon d'administrer plus tard merc, viv. lorsque la tête semble tellement pleine qu'elle soit au moment d'éclater, ou qu'elle soit entourée et serrée par un bandeau ; quand les douleurs sont pires la nuit, qu'elles sont déchirantes, brûlantes, perforantes et lancinantes.
Si les nausées coïncident avec la céphalalgie , si de toutes parts la tête est comme meurtrie et la langue comme paralysée , et qu'il survienne des vomissements ou des efforts de vomissements, donnez ipec, et, plus tard, d'autres remèdes. Si une constipation habituelle occasionne les congestions du sang à la tête, avec une douleur semi-latérale , avec des battements par accès, comme si le cerveau était meurtri et serré par une corde , comme si la gorge éprouvait également une sensation de strangulation, avec maux d'estomac, avec roidcur et douleur de la nuque, avec des urines claires et fréquentes,
nausées et vomissements, donnez verat. alb. ; on peut essayer lycop, et sep.
Le meilleur remède dans la plupart des cas denricraine, accompagnée de nausées ou de vomissement, est sanguin. Ce remède convient surtout lorsque les douleurs se présentent par accès , ou qu'elles commencent le matin et ne finissent que le soir ; quand la tête paraît être pleine et semble près d*éclaler, ou qu'on dirait que les yeux vont sortir de leur orbite ; ou bien encore, quand les douleurs sont fouillantes, et qu'elles traversent subitement la tête, qu'elles sont picotantes et pulsatives , au front surtout et au vertex , mais plus fortes au côté droit ; quand on éprouve des frissons , des nausées , des vomissements , et la nécessité de se coucher, parce que chaque mouvetiient augmente les douleurs.
Le remède le plus approprié quand les douleurs prévalent dans le côté droit, est belL
BelL est également bon quand la tête est très sensible à l'extérieur, quand les veines de la tête et des mains sont gonflées , quand on éprouve dans le cerveau une sorte de bouillonnement , qu'il y a des bourdonnements d'oreilles ; quand les yeux s'obscurcissent , que le^ douleurs sont arrivées au plus haut degré d'intensité, qu'elles occupent une moitié de la tête et descendent sur les yeux et le nez, avec sensation de pression et d'éclatement, de bouillonnement et de fluctuation j • quan:i chaque mouvement les aggrave , ou lorsque les yeux se meuvent ; surtout quand le malade ne peut supporter la moindre lumière, ni le plus petit bruit, ni les pas de personnes à l'entour, ni la moindre commotion ; quand , à chaque pas que fait le malade et lorsqu'il monte l'escalier, il ressent dans la tête et dans le front un mouvement de saccade et de fluctuation, surtout quand les douleurs ont lieu après midi et durent jusqu'à minuit ; quand elles deviennent plus fortes au
lit OU même en se coachant ; quand, enfin, elles s'augmentent à un courant d*aîr. Bell, convient encore quand les douleurs se réveillent en respirant fortement ; qu'elles traversent avec des élancements la moitié de la tête , et qu'elles sont fugitivement poignantes, avec une telle force et si profondément, que l'on en perd connaissance. Souvent aussi il convient do donner acon.; quelques heures après, belL si acon. n'a pas agi. On attend ensuite de six à douze heures : si les symptômes qui précèdent persistent avec tension compressive comme si le cerveau était contracté en une masse dure jusque dans le front et disparaissent progressivement, administrez tort, o., surtout s'il y a sensation de froid aux oreilles, aux yeux , ou d'un côté du visage , ou autour de la bouche. S'il y a tremblement, scintillement et trouble de la vue , et que tous les objets paraissent plus petits qu'ils ne sont en réalité , on donnera merc. viv, après que bell. aura épuisé son action, ou lorsque la douleur se porte jusque dans les dents et la nuque , qu'elle gagne avec violence les oreilles , seulement celle du côté gauche , ou qu'elle devient plus intense la nuit , accompagnée d'une sueur qui ne soulage pas. Après merc, viv. ou belLf hep. sulpfu est quelque^ fois utilement employé , quand la douleur fait l'effet d'un clou implanté dans la tête , avec une sensation perforante , avec des souffrances nocturnes, comme si le front allait éclater, et lorsqu'il se forme des tumeurs douloureuses sur la tête.
Dans les cas opiniâtres , lorsque la douleur, fixée sur l'œil droit, est violente, lancinante et perforante, au point d'arracher des cris au malade , avec nausées et vomissements, et si elle augmente à chaque mouvement ou secousse de la tête , et même en marchant, donnez sep. Si la même douleur occupe le côté gauche, acon, d'abord, et quelques heures après
sulpk,<t la guérissent, ou siitc. dont on verra les eflfels quelques pages plus loin.
Dans les maux de tête les plus intenses, occupant le côté gauche, avec un battement insupportable dans les tempes, où la moitié de la tête est douloureuse , ainsi que la face et les dents , quand cette douleur augmente toute la matinée jusqtt'à midi , quand elle augmente en se baissant , à chaque inoQTement, à l'air extérieur, à la moindre importunité de bruit, alors spigel. est d'un très bon effet, surtout lorsque le malade a une odeur putride de la bouche.
Outre les symptômes que nous venons de faire connaître, on peut encore remédier spécialement à certains maux dé tête qui se trouvent dans Tune des conditions suivârntes : *
. Si le malade est très sensible h Taclion de la lumière, donnez belL; au bruit, spigel,; aux pas des personnes qui aiarcbent autour de lui , sanguin. ; aux odeurs , sulph, ou acùn. S'il craint d'être touché , s'il se plaint de son état de soufi^ance, s'il est impressionnable aux temps d'orage, à l'air froid, aux contrariétés, etc. , donnez sep.
Dans la eéphaïaisie provenant de la souffrance des nerfs, la tête est ordinairement fraîche, la face pâle ; au commencement les urînes sont claires; le vomissement est suivi de soulagement ; les douleurs se reproduisent fréquemment et toujours de la même manière ; elles n'occupent souvent que la moitié de la tête, ou bien elles se fixent sur un point comme par l'effet d'un clou, et elles s'aggravent par l'attouchement. On les calme par le silence et l'obscurité; on les prévient quelquefois en se lavant la figure à Téau froide , en se frictionnant avec des brosses sèches , et en prenant un des remèdes suivants, et point d'autre médicament. Le café est très nuisible dans celte sorte de mal de tête , quand même il de-
206 MALADIES LSS PLUS O&DlNAiaEg.
Vrait soulager momentanément ; aussi faut-il y renoncer com^ plétement. .
Coff. est un remède efficace contre les douleurs uni-latérales qui sont violentes, tiraillantes et pressivcs, comme si l'on avait un clou planté dans la tête , comme si le cerveau était broyé, écrasé et déchiré, reparaissant à la moindre occasion, à la suite d'une contention d'esprit, d'une contrariété, d'un refroidissement, d'un repas copieux, avec aversion pour le café ordinaire, avec excessive sensibilité au bruit, à la musique ; les douleurs sont intolérables et portent aux larmes ; le malade est tout à fait hors de lui, il gémit et crie, il s'agite, éprouve une grande anxiété, craint le froid et ressent des frissons. Coff. sera répélé souveilt, si c'est nécessaire ; et plus tard on pourra donner ntix vom., quelquefois aussi ign. ou puis.
Acon, remédie souvent aux douleurs les plus violentes, h celles qui obligent le malade à rester couché : il sembla être sans connaissance; parintervall(,'S il éprouve des envies de vomir ; il !:^e plaint et craint la mort ; le moindre bruit au mouvement lui est insupportable ; le pouls est faible et petit , et s'arrête quelquefois^ surtout quand la douleur est' pulsative et battante, ou pressive sur le mit et s'aggravant par la parole. Acon, convient aussi dans le mal de tête par refroidissement, accompagné de coryza, de bourdonnement d'oreilles et de coliques , ainsi que suivi d'une sensation pénible , et semblable à l'edet d'une balle traversant la tête, et y produisait comme un courant d'air.
Ign. est approprié aux douleurs , avec compression audessus du nez , qui s'améliorent en s'inclinant ; qui sont pressives du dedans en dehors , tressaillantes el pulsatives ; déchirantes au front , comme si un clou y était implanté , et piquantes et perforantes dans l'intérieur du cerveau ; avec
nausées , éblouisseinents de la vue , aversion de la lumière , face pâle, urines abondantes, claires : ces douleurs cessent quelquefois pour un moment, quand on change de position, mais elks reparaissent fréquemment avec le repos, le soir après le coucher, et le matin après le lever; lé malade est très nerveux, versatile, peureux et abattu.
Verat atb. convient lorsque les urines sortent avec Une douleur brûlante , qu'il y a en même temps diarrhée , et que les douleurs deviennent tellement violentes, que c'est à en perdre la raison , ou qu'on tombe dans une grande faiblesse ; lorsqu'on s'évanouît, que les douleurs augmentent en se levant ou en se couchant , qu'on est pris de sueurs froides , de frissons et de soif. [Voy,, pour le reste des symptômes , ce qui est dit plus haut à l'article mal de tête par suite de constipation, )
Pnh. apaise les douleurs déchirantes qui s'aggravent le soir, ou qui sont pulsatives et lancinantes le matin après s'être levé , et le soir après s'être couché ; battantes , lancf-^ nantes et déchirantes dans les tempes, et surtout si elles sont unilatérales ; quand on éprouve envie de vomir, pesanteur de tête , obscurcissement de la vue et photophobie , bourdonnement des oreilles ou, si Ton y ressent des élancements, des tressaillements et des déchirements ; la figure est pâle et portée aux larmes; appétit nul, soif nulle; frissons, anxiété, quelquefois hémorrhagie du nez, battement du cœur. Ces divers symptômes s'aggravent en se tenant tranquille ou étant assis, et s'amendent à Tair frais ; la céphalalgie diminue en comprimant la tête. Ce remède convient surtout aux tempéraments lymphatiques et aux caractères doux.
Bry, remédie aux douleurs brûlantes et pressives de la tête, ou quand on éprouve en s'inclinant une sensation comme si tout voulait sortir par le front, et que le mal s'ag-
grave en marchant ; ou lorsqu'on ressent à l'extérieur un déchirement qui s'étend à la face et jusqu'aux tempes , ou un déchirement partiel compressîf et fouillant , notamment chez les personnes sujettes au rhumatisme ou d'un caractère irascible et pétulant. Souvent, après bry., convient rhustox.
Nux vont, convient ^ comme il a été dit plus haut , dans le mal de tête par suite de constipation , de l'usage du café; il convient aussi lorsque la douleur ressemble à un clou implanté dans la tête , ou avec une sensation de mouvement saccadé, lancinant, suivi de nausées et de vomissements acides ; si l'on éprouve sur un côté des élancements avec pres^ sion ; si cette douleur commence le matin et s'aggrave incessamment jusqu'à perte complète de connaissance, lorsqu'on est devenu à moitié fou ; le ceryeau est douloureux comme s'il était déchiré ; la figure est pâle et bouleversée , la tête lourde avec bruissement , vertige et tremblement en marchant; la douleur s'aggrave par ie moindre mouvement, même par celui des yeux, à l'air frais du matin, ou après le repas ou en se baissant; et aussi lorsque la tête est douloureuse à l'extérieur, et que cette douleur augmente par un temps froid.
Chamom^ remédie aux douleurs de tête qui sont occasionnées par un refroidissement ou par l'usage du café; lorsqu'elles sont déchirantes et tiraillantes d'un seul côté jusqu'au menton ; aiguës dans les tempes , avec pesanteur an-dessus du nez ou avec battements très sensibles^ surtout si une joue est rouge et l'autre pâle, ou que la face est bouffie, que les yeux font mal ; lorsqu'on ressent une sorte de froid au cœur on à la poitrine , que le goût est amer et putride. Ce remède convient souvent aux enfants et aux personnes qui supportent difficilement la douleur et sont intraitables.
Chin. est approprié aux personnes sensuelles, lorsque la
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douleur esl pressive et cuipêche de dormir, ou lorsqu'elle e^i lancinante et pulsativedans les tempes ; qu'elle Qst térébrante et pres^ve au sommet de la tête, comme si le cerveau était meurtri ; lorsqu'elle est tressaillante, déchirante et éclatante ; ' qu'elle.s'aggrave à chaque pas en marchant , à chaque mou- Tement, en ouvrant les yeux; quand il y a amélioration en se couchant et étant couché ; lorsque la peau est sensible au moindre attouchement; che^ les personnes chagrines ; chez les enfants rétifs , désobéissants et gourmands» qui ont le visage pâle , et seulement quelquefois rouge et chaud ; et ils deviennent alors très babillards ou sont agités toute la nuit. Souvent , après » il convient de donner coff.
On donne quelquefois an/, crttd.^ par suite des désordres de Testomac , ou par $uite d'un refroidissemeul ou d'une éruption rentrée , d'où il résulte des douleurs qui se font sentir principalement dans les os, ou dans les tempes et le front » avec sensation perforante , éclatante et déchirante ; lorsqu'il y a amélioration à l'air frais ou aggravation en montant les escaliers. Précédé deptUs. » il est d'un meilleur effet, brsque l'estomac est dérangé et lorsque, consécutivement à la céphalalgie , il y a perte abondante de cheveux.
Coloc. est efficace dans le mal de tête le plus intense, où la douleur est déchirante, unilatérale, tiraillante, pressive et serrante ; avec pression sur le front , qui s'aggrave en se baissant ou en se couchant sur le dos; lorsque les accès reviennent toutes les après-midi ou vers le soir, dans le côté gauche, avec une grande inquiétude et anxiété ; particulièrement si les sueurs ont une odeur urineuse , ou que les urines soient rares et puantes, tandis que , pendant les douleurs, leur émission est abondante et très claire.
Caps, est employé quelquefois contre le mal de tétepul- Mitif, cxtensif, éclatant et comprioiaiit avec une sensaiion
excentrique ; s'il s'aggrave par la marche ou le mouvement, ou que lés douleurs soient déchirantes et lancinantes pendant lé repos; lorsque par le mouvement de là tête ou des yeux, ou en se baissant, elles empirent, comme aussi si Ton s'expose à Pair et au froid ; chez les personnes flegmatiques, noncha* lantes et susceptibles ; ou chez les enfants très obstinés et difficiles à conduire, surtout lorsqu'ils craignent de sortir et redoutent le mouvement, qu'ils sont frileux, principalement après avoir bu.
Lorsque les remèdes dont il vient d'être question n'agissent pas promptement d'une manière favorable, on peut essayer les suivants, qu'on aura soin d'administrer à Pétat dé solution dans un verre d'eau à la dose d'un ou deux globules, et que l'on fera prendre par cuillerée^ à café toutes les deux on trois heures.
Suif, sera employé contre les douleurs pulsatives déchirantes et gloussantes, avec sensation de chaleur au cerveau, principalement le malin ou le soir ; avec nausée ; aggravation à l'air frais et amélioration dedans ; avec déchirement assourdissant et pression qui revient incessamment; avec chute de cheveux à la suite d'éruptions et d'ulcères supprimés ou de sueur rentrée.
Ars, réussit dans le même cas, pourvu qu'il y ait aggravation en restant dedans et amélioration à Pair frais.
'Silic, convient lorsque les douleurs sont pulsatives et battantes, accompagnée» de chaleur et de congestion à la tête ; lorsqu'elles sont provoquées par des efforts intellectbels, eti lisant à haute voix, ou en se baissant, avec douleurs nocturnes et déchirantes qui se portent de la nuque au vertex , et surtout avant midi; lorsque la douleur se porte sur le* front et sur les yeux; lorsque la tête se couvre d'élévations tubéreuses, se dépouille de cheveux, que la peau devient extrê-
mement sensible ; que la douleur gagne le nez el le visage, et que la tête entre facilement en transpiration. Sep. est sut-tout bon contre la céphalalgie lancinante ou perforante, comme ausw 91 elle est pulsatîve, ressentie principalement aux tempes, ou si elle est frontale et semi-latérale, qui s*aggrave par lé moindre attouchement et force le malade à crier 3! Ton y touche ; s'il y a nausées et vomissement aggravés par le mouvement, mais qui se calment au contraire par le ret)os absolu, dans Tobscurité, les yeux fermés, et invite au sommeil, qui ne tai^de pais à venir, et après lequel les souffrances disparaissent.
Un violent mai de têtc^, suivi de grande faiblesse, d'indifférence et de mélancolie, est Tindice de quelque maladie grave, qu'on peut prévenir par verat. alb. et ars. alb,^ pourvu que ces remèdes soient adaptés aux souffrances dont il s'agit ; sinon, on donnera acid. pkosph.
Lorsque, par suite de la suppression é'affections rhumatismales, goutteuses ou cutanées^ on éprouve un mal de tête intense, il ne faut pas le négliger. Donnez, dans ce cas, les remèdes appropriés à ces maladies, et voyez plus loin ce qui s'y rapporte.
Il n'y a pas de tempis à perdre quand , à la suite de la ré^ trocession de la fièvre scarlatine, de la rougeole, de la fièvre 'niilîaire, du pourpre, il se déclare une céphalalgie qui est suivie bientôt après de délire, ou après une fièvre catarrhale supprimée brusquement, ou pendant le travail douloureux de la dentition : dans ce cas, employez cupr, acet. On donnera la préférence à la première trituration; on en prendra une très petite pincée qu'on délaiera dans un verre d'eau, et qu'on administrera par cuillerée à café, tous les quarts d'heure on toutes les demies; s'il survient une amélioration, on éloignera les cuillerées. Aux adultes, la dose sera d'une cuiller à
dessert. Quand on a un médecin homœopathe, on doit l'envoyer chercher.
Quand le mal de tête se fixe dans les yeux, au fond des orbites, avec des élancements à travers le cerveau, accompagné de la faiblesse des yeux , il faut voir là un présage de cécité. Si belL ni sulph. dilué n'améliorent pas promptement, qu'on s'adresse à un médecin homœopathe.
Lorsque la douleur réapparaît toujours sur le môme côté, qu'elle atteint profondément le cerveau,. et que l'autre côté du corps est presque paralysé, avec fourmillement et spasmes et d'autres souffrances analogues, la guérison est fort difficile; cependant ne négligez pas de réclamer les secours de l'art.
Lorsque chez les vieillards le mal de tête est continuel, qu'ils ont peu d'urines, qu'elles sont épaisses, troubles et puantes, c'est un signe de mauvais augure. Qu'ils boivent beaucoup d'eau, qu'ils se fassent frictionner la peau, et qu'ils appellent le médecin.
Voyez plus loin l'article nudadics de la peau 9 pour la teigne et les exanthèmes de la face.
Chute des cheveux. Lorsqu'il pousse autant de cheveux qu'on en perd, il faut se contenter de se laver, de se brosser et de se peigner souvent ; il n'y a pas d'autre médecine à faire. Mais si les cheveux deviennent toujours plus clairs, qu'on les fasse couper tous les mois au nouveau de la lune. Lorsqu'ils se produisent avec une force végétative appauvrie, on peut y remédier en lavant souvent la tête à l'eau froide, surtout le soir, et en enveloppant la tête d'un mouchoir; si cela ne réussit pas, qu'on essaie les lotions avec la bière. Lorsque les cheveux sont trop secs, il est nuisible de se servir d'huiles, de graisses, de pommades ordinaires ; vous préférerez, une fois par semaine, les lotions d'une décoction de
son. Dans le cas où les cheveux sont friables et cassants, ou qu'ils sont couverts de crasses et de pellicules, il faut les laver tous les denx ou trois mois avec une lessive légère faile avec de la cendre de hêtre, ce qu'on fait en trempant le peigne dans cette lessive ; après quoi, on se lave la tête avec Tcau ordinaire. Si les cheveux se fendent, on se servira de la graisse d*ours avec le soin d'en couper l'extrémité tous les deux jours, pendant le nouveau de la lune. S'il se fait des places chauves, il est utile de les raser souvent dansjun rayon qui intéresse les cheveux environnants ; si cela ne donne pas de résultat après quatorze ou quinze jours, qu'on frotte la tonsure chaque semaine une fois, le soir, avec un oignon coupé en deux ou bien avec de la pommade de moelle de bœuf, dans laquelle on a mis une goutte de teinture de cantharide» fortement mélangée. Si à la suite d'une longue et violente maladie on devient chauve, on se lavera la tête avec de l'eaude-vie , tous les soirs et tous les matins ; si la calvitie est héréditaire , tous les moyens sont inutiles. Si la caltritle vient a?ant l'âge, employez la pommade suivante : Faites fonc|re au bain-marie de la moelle de Ixsuf ; mettez dans une soucoupe une seule goutte de teinture de cantharide ; ajoutez-y peu à peu de la moelle fondue , en remuant et en battant toujours, jusqu'à ce que la soucoupe soit pleine. Prenez de cette pommade ainsi faite une cuiller à café, et frotlcz-vous la tête tous les trois ou quatre jours, le soir en vous couchant (1).
Si la chute des cheveux a lieu à la suite de causes très affaiblissantes, donnez chin.^ et, plus tard, ferr, acet. — Dai)^ les transpirations grasses de la tête, chiru peut être utile. Si les cheveux tombent à la suite de fortes sueurs , men^c, viv,
(1) ^oy. rilnporttnt ouvrage, soas le rapport pratique, Traité des maladie* du cuir chevelu, par le docteur Cazenave, médecin de l'hôpital Saint-Louis. Paris, 1850, 1 vol. in-8. avec planches color.
est indiqué utilement; par suite de l'abus de quinquina, belL ; après Tusage du mercure, hep. sulpL ou carb. veg.; à la suite de cliagrins çt de soucis, staph, et acid, phospL — A la suite de maladies inflammatoires , de fièvres nerveuses, hep, sulph, , càlc. , silic, et lycop. ; après des maux de tête, à la suite d'affections hystériques et goutteuses, accompagnées d'une grande sensibilité qui oblige à se tenir la tête couverte, hep, sulph, et acid, nit. Après les maux de tête produits par des désordres chroniques des voies digestives, lycop, ;\\ convient également si l'on éprouve des démangeaisons sur le cuir chevelu et s'il est en même temps couvert de pellicules furfuracées.
Si tous ces divers moyens n'empêchent pas la chute des cheveux, servez-vous de l'huile de laurier ou d'amandes amères. Prenez-en une goutte que vous mêlerez avec de la moelle de bœuf fondue, ou avec la meilleure huile d'amandes douces, et frottez-en les cheveux avec une petite quantité. — Xa chute des cheveux est occasionnée aussi chez les femmes par l'usage qu'elles ont de les nouer trop serré ou pas assez (1).