MALADIES DU BAS-VBNTRE
lorsque les douleurs sont très-violentes, constantes, ou qu'elles ne cesseirt momentanément que pour reparaître plus violentes, commencez toujours par ce remède. Il convient surtout, lorsque ce genre de douleur se fait sentir avec intensité sur un point de la région ombilicale, et récidive toutes les cinq ou dix minutes (comparez avec bell.) ; quand il commence par un tiraillement léger sur un côté pour se porter ensuite sur le ventre, augmente incessamment, et finit par des sopffrauces de serrement, de pression, degriffement, de fouiliement et de déchirement si intenses, qu'elles arrachent des cris au malade et qu'elles lui font repousser tous ceux qui l'entourent ; il se tord comme un ver, il ruisselle de sueur, presse son bas-ventre avec les mains, ou l'appuie avec rage sur les bords du lit ou sur une table, etc. ; il se couche sur le ventre en y appliquant les carrés, et dans cette position il finit par trouver du calme.
Pour les coliques qui proviennent d'une vive contrariété, donnez coloc. si chamom, m s'est pas montré efficace.
Si quelqu'un a eu des atteintes de coliques qui ont duré toute la journée ou par intervalles, et qu'il ait eu le malheur de recourir à l'opium, il doit s'attendre à une nouvelle attaque; maisdèsqo'il la sentira s'approcher, qu'il prenne tout de suite coloc. , surtout si les attaques précédentes ont laissé une certaine faiblesse dans les intestins, avec une sensation de meurtrissure, et comme s'ils étaient suspendus par des fils, et qu'à chaque pas il semble qu'ils vont se rompre. C'est dans des cas pareils que convient essentiellement coloc. ; il fauts'ytenir. Si la première dose ne fait pas effet tout de suite, qu'on n'attende pas plus d'une heure; si les souffrances s'aggravent, donnez, quelques minutes après, un peu de café noir, par cuiller à thé, qu'on répétera tant qu'il produira du soulagement; si l'état s'aggrave de nouveau, revenez à co/oc.
SM MiOJUHIS Lis fum
•t donei de aonveMaii peu et tM, et conthmes tiasL Si le cM ratle sans eSét, donnes encore eoioe. jusqu'à ee q«n h taû cène. Tenl^<pie le met est sanM>rtebie* ibetenei*Te«ey et H'agiiiei qne s'il fieol à e'eggrater encore. Si, après l'ad-» minîstratkHi d*un globule de eok»»^ il ne se manifeste pan d*aHravstiott» mais bien plutôt une améUoratîon progressive» ^mm de donner du caié et laisses agir, si c'est utile» le panède pendant deux «i trois semaines. Générdement la se-^ eende dose est rfScace, qoelquefoi» cependant ce n'e^ qne letnoMème^jen'aijamMatrottvé nécessaire, dansle&cas les plus intenses, deMredawntage. Après ia cessation de toute douleur, donnez ci^isf., de«i doses, «ne le sdr» l'autre le macki.
Quand un malade en proie h des oollqaes a été assez mal imqiiré pour prendre du tendattom ou de l'opium (moy^a généralement employé dans ce cas par l'allopatbie), donnée d'ahord dtr caféet ensuite cotox ; si cela ne réussit {u», essayez cAoïnom., et retenez bîentkt apiès à coloc. Il y a dee ooUqne «& eolœ^ ne suftt pas; il faudra alors s'adresser à f nn des remèdes ci-dessous indiqué», et principalefflent à ML
Bell, convient lorsque, pendant la douleur, tt ae ïorme tfanstersalement aurJasorlKe du ventre une tumeor oUon«* gue; quand la douleur diminue ou s'eiace par la pression et par la positbn demi^fléchie de malade ; quand on éprouve im pincement et un tlraiUemeat vers le tns, comme k les intestins allaient sortir, symptême qui s'aggrave en restMt detMHit et en marchant, et particalièrement lorsqu'il y a nno selle. mince et pamlemc. Dans ce dernier cas, on donne avee avantage $nerc. vm qui dissipe le reste d^ symptômes, fin jl^néral Ml. convient lorsqoe le v»age est très ronge, qoe le sang monte à h tôte, qm les veines se gonflent, et que lea
Mjiunis MI BAS-vumi. 347
dookars sont ai vkileiitca que le mftbde en devient eMinie feu. Ce remède «t luUcaieBt emptoré Joivqqe les douleurs eustenc dans la régkMKmnlriiicftlei et atec «a Garaetère de ^griffement Queiqueléi» cet état s'aeeompagiie de dooieiirs de reins qu'il faut pareîUemeot traiier par ML
Gœc. coatiefit daos les cas aoabipieB ^ eeui de mir. wmL ; prineipaleflieDt lorsqy'oo ressent iw resserrement dans ïé^ domen atee pression qn^ porte en bas et au dehors, accoai* pa^é de qnetqoes nausées; on lorsqu'on rend des rents sans amélioration, parce qn'l s'en farme toujours de nonveanx qm s'arrêtent çà et ià dans le ventre (compares avoe €i4a«momJ) et y occasionnent des donlenrs ; lorsque les vents dis** tendent la région supérieure du ventre et de l'estomac avec iMnât et serrement dalis l'éfrigastre^ anxiété et presiion sons les côles» symptêmes qui cessent dès que les vents ont trevvé nne issue.
Chin, répond aux e«li«neo phnéhUm vnr lea veain, tMMbme dans le cas de«see. et de oAnmotn. ; lorsqne les inisn* Uns se contractent dans b partie inférieure de râbdmien, et qu'ils sent poussés au daboiis avec une donlsur lenslve et pressive, accompagnée de tension sous les fausses* dkes ot d'anxiété, principaii^ment lorsque la . crise arrive la nuit, cIme ks personnes aSaiUiear ou après une irjmspiration excessive^ ou ches les femmes qm nourrissent
Ign. s'emploie dans les coliques qui surprennent psndant . le sommeil, ou lorsque les doulours lancinantes se font sentir dans la poitrine et dans les c4tés ; que les vents sortent diSciiement, et que leur sortie diminiieies dooleurs; il convient chez les femmes sensibles» Si cette sonfranœ a lien sur le asir, «t que la flatulence cause des vomissements, donnes préférablement jNf^ -^ Lesocriiques tfai sont précédées d'un yrtit ainar da la boudiei avoc lai^^ saio m jaune, avec
548 MALADIES LES PLUS ORIHNANtES.
grande soif, €t qui, comme on dit, sont produites par ia biie, d'où il résulte queiquefiMs des vomissements bilieux ou des selles analogues, ces coliques demandent remploi de chamonu , une ou deux doses ; dans les cas les plus graves, colœ, « et, si ces remèdes ne suffisent pas, sulpL
nat«oait#s« La présence de vents dans les intestins ooca* «onne souvent des coliqBes pour lesquelles nous avons dé^ indiqué les remèdes. Lorsqse ces vents ne donnent pas lien à de vives douleurs, mais seulement à de la chaleur, à de rincommodité et à un ballonnement d« ventre, si la respira* tion est gênée, comme cela arHve souvent à la suite de Tasage d*alrments Hatulents, de h bière, etc. ; s'ils se manifestent à la «oite de rindigestton d*eaa, b^ après avoir mangé des corps gras, donnez alors ehin. ; plus tard, chez les personnes passionnées, nux mm. ; chez les personnes douces, puis. ; après avoir mangé de la viande de cochon, jmls,^ lorsque chin. n'a pas suffi. Si ces coliques venteuses reviennent souvent, donnez sulpk^ ; si ces remèdes ne sont suivis d'aucun effet, appelez un médecin bomœopathe.
Be l'hmniwwiuttoM de» tetestlM «i é» 1'«««obmms. Il eSt aussi dangereux de traiter cette midadie par les remèdes do*mestiques que par les procédés de i'aiiopathie. 11 est impossible de donner ici des détails complets pour tous les cas ; il vaudra encore mieux se, régler sur ce que nous allons exposer, que de recourir à un traitement violent. S*il est possible de s'adresser à un médecin homœopatbe, cda est préférable.
On doit toujours supposer qu'il existe un état inflamma** toire, lorsque le malade accuse dans rttne des parties du ventre une douleur brôlante, quelquefois lancinante : cette partie est douloureuse à la pression, et la Couleur augmente par le mouvement, par la moindre secousse, soit que Ton tousse,
Maladies nu. bas-vent&b. Zh9
éteroue, ou qoe Ton rie. Le siège, de l'inflamniaiioii peut être tendu et gonflé; si c'est dans le voisinage de la poitrine, la respiration est difficile, principalement en prenant haleine; cet eDsem|>le de souffrances s'accompagne presque toujours de vomissements ou de renvois, qui ne smUagent pas; en même temps il est rare qu'il n'y ait pas constipation. C'est cette complication qui a donné fidée des purgatifsv véritable méthode d'empoisonnement, comme les vomissements l'idée du -vomitif, qui peut être aussi une autre voie do mort. — Ne fatiguez donc pas le bas-ventre ; contentez-vous de prescrire de Teâu, et, tout an plus, de tenips en temps, quelque boisson mocilagineuse, et rien autre^Dhose : plus la ccmstipation dore, mieux ça vaut. Lorsque le malade se rétablit et commence à manger, les fonctions reprennent leur cours. — J'ai vu des cas plus graves dans lesquels la constipation* a duré, quinze jours, et cependant le malade a guéri et repris ses forces.
. A ces symptômes ajoutez les suivants : Face pâle, plombée, creuse; fièvre violente, niais nvec un pouls petit ; moral abattu et aniieux. Lorsque cet état arrive à son. apogée, il se déclare des vomissements d'une grande violence, ainsi que des donleurs excessives, et une faiblesse qui s'accroît incessamment; les bras et les jambes se refroidi^nt , le hoquet survient, le ventre se ballonne à l'excès.
Si le siège du mal est dans l'estomac , le patient éprouve une douleur épigastrique, douleur qui s'étend sous les côte$, vers le dos et même jusque dans le ventre; les aliments «t les boissons provoquent des envies de VQmir ; une soif ardente s'accompagne queelquefois d'une aversion prononcée pour l'eau. Si le siège du mal est ailleurs, la douleur s'y fait péniblement sentir ; le ventre devient chaud, et les vomissements ne surviennent que quelque temps après avoir mangé.
S50 MiOADlBS LES PtUS ÛUMNAIEES.
Dans ces divers cas, donnez dès les premiers momenu acan.; répétez-le toutes les heares; aussitôt qu'il y a nue amélioration, on attendra, et l'on n'y reviendra qu'atec l'aggravation ; s'il ne se déclare pas d'amélioration , il laot abrs choisir parmi les remèdes suivants :
Si les douleurs se font sentir le plus vivement sur le devant et à gauche sous les côtes , d'où elles se propagent vers le dos et l'abdomen , avec gonflement de la région de l'estomac» grande anxiété et vomissements fréquents, qui rendent l'état plutôt pire que meilleur, on peut calmer les vomissements par ipec. , et s'il y a amélioration, on peut le répéter; mais si la langue est chargée d'un enduit muqueux ou jaune, il convient alors de donner aniim. crud. une ou deux fais. Si la cause première a été un dérangc^nent d'estomac, on peitf donner />u/& ou nux vom. — Lorsque les douleurs et la fièvre sont très intenses et qu'elles ont été provoquées par un refroidissement , particulièrement après avoir bu de l'eaui froide étant en transpiration, donnez, immédiatement après aeon,^ ipec. ou bryon.^ que l'on répétera aussi souvent que ks symptômes s'aggraveront; mais si ces remèdes restent sans effet, revenez à nux vom. Lorsque le malade parait hébété « ou qu'il déraisonne, ou qu'il ne s'explique pas sur son état« donnez Ayosc., et répétez-le aussi souvent qu'il le faut; sll ne réussit pas, donnez belL^ et attendez son effet pendant un jour, si c'est possible; si les extrémités deviennent froides, que les forces diminuent, que le visage devienne plie ou qu'il soit très changé, donnez t;era^. alb. k doses répétées; >i ceb ne suffit pas, ara^^ qu'on administrera rarement au delà de deux fois. Après an. on peut répéter de temps à autre ofion.. et redonner ars. ;on alterne alors ces deux remèdes. S'il y a •l^ravation après ars.^ donnez nux vom.
Lorsque les douleurs se font sentir principaleneot daos
MàLADIBS t>V BAS-VSNTEE. S51
le cftté gauche, sous les cÔte9, et s'étendent dé 11 vers le bas, h maladie peut se compliquer d'un Yomissement de sang. Si I» fièvre est violente, donnez acon.; mais, avant qne cet Aat empire, donnez cAin., et un globule répété à mesure de Tag* gravation des souArances. On réussit ainsi dans la plupart des cas; cependant dans ceux où il n*y a pas réussite, on donnera om., particulièrement s*il y a une douleur pressive et lancinante qui gêne la respiration, ou que les accidents morbides ressemblent à ceux de la fièvre nerveuse ; si le malade est apathique, on qu'il reste couché et comme dans un état d'hébétude, sll ne dit pas sentir son mal et prétend n'avoir besoin dé rien. Dans la plupart des cas donnez nux vom., s'il y a constipation et que la pression de l'estomai; dure un certain temps sans amélioration. Lorsque la constipation s'accompagne d*uné douleur aiguë qui augmente è chaque mouvement, donnez ffry. en deux doses; mais s'il y a diarrhée sanguinolente sans amendement des douleurs» s'il y a brâlepient avec diminution des forces, donnez ors, M.; si le mal empire de deux jours l'un , donnez chin. une fois et le jour libre, et puis ensuite une seconde dose au commencement du jour suivant qui est le mauvais; et si cela ne suffit pas, donnez, après quelques jours , ors.
Lorsque lés douleurs sont plus sous les côtes du côté droit « qu'elles occupent le côté et s'étendent sur le devant, en haut ou en bas, donnez un des remèdes suivants :
Si les douleurs sont obtuses et pressivea, si elles n'aug<* mentent pas par la pression extérieure, ni en se tournant, ni par l'inspiration ; si elles s'accompagnent de pression dans l'estomac avec tension dans les côtés , respiration difficile , langue jaune, goût amer, ictère et accès d'angoisses, donnez ckamom.; si ces angoisses deviennent plus fréquentes la nuit et s'accompagnent d'une diarrhée muqueuse verdâtro
352 MÂiA]>I£S-L£S PLUS OBDINAIRES.
et de langueur d'eslomac » dontxezpuls.; mais au contraire » s*il y a GonstipaiioD^ si la peau est moins jaune , mais que la poKriae soii plus affectée, donnez brt^. On administrera ces^ remèdes par deux ou trois globules à la fois ; et si après une demi- heure ou une heure il n'y a pas d'amélioration, donnez un nouveau globule.
' Dans la douleur pressive, qui aé permet pas au malade de rester couché sur le côté droit , qui s'accompagne de bouche amère , de plus de soif^que de feim, de frissons continuels» d'un ictère très prononcé de la peau et des yeux , donnez merc. v^'t;. quelquefois alterné avec belL^ et, dans les plus ipauvais cas, lach^ — Si les douleurs pressives gagnent l'intrieur de la poitrine et se portent jusque sous les épaules; si le creux de l'estomac est gonflé , avec tension de la région ombilicale, qui prend en travers l'abdomen , avec respiration difficile^ et anxiété ; lorsqu'en même temps il y a congestioa sanguine vers la tête, éblouissements, vertiges jusqu'à la défaillance, souvent avec soif ardente, avec agitation continuelle et insomnie, donnez^//., qui sera répété deux ou trois jours après, s'il n'y a pas d'amélioration. Si le lendemain le malade n'est pas mieux , donnez lack. en deux doses , de même que s'il y a aggravation ; lorsque lack, cesse d'agir, donnez de nouveau belL ou l'un des autres remèdes indiqués. — Dans les douleurs pressives qui s'acc^npagnent de battements et d'une sorte de palpitation et d'une sensibilité excessive des parties par attouchement ; s'il y a en même temps goût aigre ou amer, nausée, ou même vomissements, respiration courte et oppressée, comme si les vêtements étaient trop serrés et qu'en les ôtant IL en résulte encore une plus forte aggravation ; si, en outre, il y a soif, mains rouges, céphalalgie pressive, donnez mix vom.; si cela ne sufBt pas et que les douleurs lancinantes continuent , donnez sulph. Pour le cas