MALADIES BU BAS-YENTRB
n'y réussissent pas, appelez un médecin homœopathe, et renseignezrle avec détail sur toutes vos souffrances.
manliée. Cette affection est déterminée très souvent par tes causes indiquées dans la première partie de ce livre : par exemple, une frayeur subite, la peur, la contrariété, un refroidissement, un échauffemeùt, un dérangement d'estomac, la suite de brûlures, etc.
La plupart des gens ont encore le préjugé de croire que la dkrrbée est un bénéfice de nature, nécessaire au rétablissement de la santé dérangée. Il est vrai qu'il y a quelques maladies foi se jugent par la diarrhée, mais elle n'en reste pas moins une maladie si elle a de la dorée ; et il est très vrai aussi que c'est par elle que commencent d'autres souffrances.— Le faux semblant d'amélioration et de faiblesse qu'on éprouve après une diarrhée quelconque (soit provoquée ou non) est considéré par beaucoup de personnes comme salutaire et agréable, par cela seul que l'état actuel est différent de celui qui précédait ce dérangement. Par comparaison, il en est de même de ceux qui regardent l'usage de la bière forte ou de l'eau-de-vie comme bienfaisant, à cause de cette espèce d'enivrement qui en résulte ; il leur semble d'autant meilleur, qu'il est plus prononcé. Il se trouve des gens qui croient que la santé ne peut rester dans un parfait équilibre s'ils ne se purgent pas de temps en temps ; Rs n'ont qu'à essayer, s'ils sont constipés , des remèdes contre la constipation , et ils se convaincront qu'ils peuvent guérir la plupart du temps sans purgatifs. Mais si l'on est pris d'une diarrhée naturelle ou artificielle, ce ne sera pas une raison pour qu'il faille l'arrêter artificiellement, comme par du vin, de l'eaude-vie, et tout autre moyen ; il vaut mieux lui laisser son cours, et ne prendre que les remèdes qui lui sont appropriés. Supprimer la diarrhée n'est pas toujours dangereux ; cepen-
366 MALADIS8 LES PLUS OllMNAIRËS.
dant cela pent le devenir quelquefois, principatemeni chez les enfants et les vieillards, oo chez les peniomies qaî soAl atteintes en même temps d'one avtre maladie. — H ptut en résulier alors des affectioos graves, tdies que la dyspepsie, des hépatites (maladie du foie), etc., mots bien savants qni éblouissent les esprits simples, q«i ne mènent pas pins loin, et qui font oublier le mal principal ; le pire de tout cela, c*est qu'il n*est pas toujours iaciie de guérir les suites ftcheuses d*une diarrhée supprhnée. — Mais croire qu!il est très im* prudent d'arrêter le cours du venti^, parce qu'on empêche k sortie des hnporetés du corps, c'est être dans une autre erreur : la suppresma de la diarrhée n*est dangereuse que parce qu'on change une maladie pour une antra , et qu'on ne connaît pas celle qui doit la remplacer ; die est généralement plus grave. La plupart de ces impuretés n'existent que dans l'imagination. Voyez à ce sujet l'article <
Lorsqu'on est pris d'une l^ère diarrhée et qu'on se trouve par là soulagé on guéri d'une autre maladie, il ne iaut pas se presser de recourir aux remèdes ; il faut y recourir quand elle continue, ou qu'elle donne lieu à d'autres aliections. Dans ce cas, choisissez parmi les médicaments appropriés aux symptômes.
Dans la diarrluée de dcntHlMB il n'y a rien à faire, à moins qu'elle ne dure trop longtemps et qu'elle n'affaiblisse les enfiints. Il suffira dès le principe d'éviter les acides, le café, le thé et loute substance salée ; tous fruits , frais ou secs , les œofe ou le poulet et autres folaiiles sont toujours nuisibles. Ne donnez que des boissons muctlagineuses et une nourriture féculente, comme la ferine d'avoine, de riz, etc. Si l'appétit se conserve , le malade pi*endra du bouillon , du potage avec ou sans féc4ile , ainsi que du lait rcci'nrment trait , s'il n'y a
MAUmjSS DU BAS-VBNTRK. 267
pas'de répagoaiiee ; mais oti le domierft saas excès, pour ne pas augmenter la diarrhée.
Ipec. convieiH dans le cas où le petit malade crie, se rootet est agité , salive, beaucoup, qu*il t le bas-venlre gcmflé , avec des besoins împuissaQts d'aller, qu'il a des seltes fréquentes, petites, jaaoâtres,accQm^»ées de dotilaurs inlestjual^., pu que les selles soiH i^uqueuses, minces, pmxsit ea état de feraientation* et d*une inaïuvaise odeur; qu'il éprouve en même temps delà faiblesse, l'envie de rester couché ou qu'il est somnolent ; quelle visage est pftie, avec çer<:le Meuâtre des yeux , horripilatiou , irritabilité , mauvaise humeur. ^ ipeç, ne suffit pas, donnez rhêum: ^ les selles ont une odeur aigre« rk&m sera préféré dés le principe.
Chamom, s'adapte, principalement aux ^fants qui crient^ sont agités» et veulent toujours être portos; à ceux d'oii âge pius avancé, s'ils s'agitent d'une manière inquiète et maus* sade, qu'ils crient jusqu'à en perdre connaissance, et qu'ils se tordent en double; lorsque les plus petits rainassent teurs jambes sous le ventre, que leur ventre est tendu ,.dur, que les selles sont fréquentes, séreuses ou aqueuses la plupart du temps, ou verdâtres, ou brunâtres. ou indigérées etdonnant une odeur d-cBu^ pourris ; qu'il y a dès borborygmes, manqua d*appétit, soif, langue chargée , renvois fréquents et soulè* veœents d'estomac comme pour vomir. Ce remède conviendr«a aux grandes personnes, particulièrement quand )es srlles sont vertes, aqueuses, chaudes et puantes; qu'elles ont la bouche amère ; qu'il y a renvois amers, vomissements bilieux, plénitude d'estomac, tranchées, cépl)al;^gie.
Pvii. convient dans la diarrhée qui a la consistance de bouillie, ou lorsqu'elle est liquide, puante , qu'elle excorie l'anus, qu'elle est brûlante, accompagnée de dégopt, de nausée», de nnvois désagréables, dp naiirhces, plus fré-
qiients la nuit que le jour; donnez rhm toxtc. si, rendue k l'état de bouillie , elle n*a lieu qu'après minuit , mais précédée de maux de ventre qui cessent après la garde-robe. — Puis, convient dans la diarrhée muqueuse, lorsque chaque selle change de couleur ; si die occasionne une grande faiblesse, donnez ooloc.; et si ce remède amène des vives tranchées, administrez du café sans lait. Si les selles sont claires, verdâtres, sanguinolentes et accompagnées de ténesmes, donnez tnerc. viv.
Merc. viv. convient quand on souffre à |)ousser des cris, qu'on se tord et qu'on a un besoin urgent et impuissant d'aller, avec sueur froide et tremblement ; quand les selles sont Tertes , aqueuses et muqueuses , quelquefois bilieuses , avec des stries de sang, suivies d'une grande faiblesse, d'une haleine mauvaise, et comme si elle venait d'un estomac à jeun , de manque d'appétit, d'envie de vomir; s'il y a en même temps diarrhée et vomissement. Il convient aussi quand les seltes sont tellement corrosives qu'elles brûlent et excorient.
Stdph, se donne dans la diarrhée où les selles sont tellement acres que tout le pourtour de l'anus en est excorié, on provoquent des éruptions miliaires; souvent aussi, si elle s'accompagne d'émaciatton , ou chez les enfants s'ils ont le ventre dur et distendu ; lorsque le moindre refroidissement ramène cette affection , quoiqu'on ait employé d'autres remèdes qui l'avaient fait cesser.
Antim, crud. convient dans la diarrhée aqueuse avec dérangement d'estomac , la langue étant chargée et blanche ; mais on préférera ferr, acet. si , en même temps que l'anus est excorié, il y a douleurs spasmodiques dans l'anus et le dos; lorsqu'après chaque repas on éprouve une douleur pressive à Tcgloinac, que les yeux sont trt's faibles, que la face est i)âle