MALADIES BU BAS*V£NTRB
et terne;, il convient surtout contre les diarrhées rtns douleurs. Si ce genre d'aUectiou. dure depuis longtemps , et que les autres remèdes soient restés sans effet , donnez aeid. pkosp/i. à doses répétées et de plus en plus fortes.
Rkeum convient dans la diarrhée aiguë, mince, glaireuse, et comme en fermentation (comparez avec ipec). Ait particulièrement aux enfants qui crient et se plaignent de coliques, ou ramassent leurs jambes vers le ventre» si leur bjgpche est pleine de salive et leur face pâle. {Si la face est rouge, donnez chamom. , et si elle n'est pas suffisante, belL) Dans la cas où l'enfant sent Taigre, quoiqu'on le lave souvent, si rheum n'a pas suffi et que les douleurs persistent , donnez chamom. ; et si elle reste sans effet, que les douleurs diminuenl^etqtte l'état de faiblesse continue, avec distension du ventre, don* nez sulph. «,
Chin. répond non seulement à toutes les dhjerhéos chez les individus débilités, mais aussi dans les casoà, lors7|u^ peu* dant la durée des fortes douleurs, qui sont spasmodiques , resserrantes et compressives, il sort une grande quantité ite matières brunâtres et minces, suivies le plus souvent de douleurs brûlantes à l'anus, avec contrâiction du bas- ventre, borborygmes et coliques venteuses. On pourra aussi le donner lorsque, par suite d'un refroidissement, on est éveillé la nuit par ces souffrances spasmodlques, qui cessent alors presque immédiatement, avant que la diarrhée puisse se déclarer.
Bry. convient assez ordinairement pendant les étés chauds, et en particulier après avoir pris des boissons froides, ou pour tel autre cas de refroidissement; ou que la diarrhée est causée par du fruit ou par un eicès de nourriture ; ou lorsqu'elle se déclare bientôt après avoir mangé ; à la suite de l'usage de la choucroute ou d'un aliment analogue; d'une vive contrariété, et que chamom, n'ait pas suffi.
371) MALADIES LES' PLtS ORDINAIKES.
Z^u/âh^couvient dans ia diarrhée qui se manifeste à la suite d'un refroidissement^ particulièrement'en été et en automne, «'aggravant Ja nuit; qui s'accompagne d^évacuations fréquentes el plus aqueuses, arec ou sans douleurs ou coliques. Si dulc, ne réussit pas après six heures, donnez bry. et répétez-le toutes les six, les huit ou donze heures: Si la diarrhée est accompagtiée de plus de faiblesse que ûë douleur, si elle ^latc après le repas, et que les aliments soieiit rendus non digérés, chin. convient généralement; quelquefois aussi c'est iry, ou rheum qu'il faudra consulter. Mais si la foiblesse est considérable et coïncide avec les douleurs abdominales, donnez ar$., et, s'il n'est pas suivi d'un prompt effet, nux, mnL Contre les selles d'aliments non digérés, ferr, dcet. conviendra souvent, alterné, avec chin. ou cale, carb, , et quelquefois avec merc. viv. Contre la grande faiblesse avec diarrhée, tp^:- 'est le meilleur remède, Siyeo mrat, et ors. : pout; la^'diardiée sans douleur, ferr. Lorsque la diarrhée aiternf avec la constipaiion, domme cela a lieu quelquefois tbtz les fieiHards, donnez ant efud. et cale. , surtout s'il n'y a aucune espèce de douleurs.
Pour i§ diarrhée des fcnMnes grosses on nonveltement accbuchées, voyez le chapitre des ntaméÊtm 4es feimnes; et pour la diarrhée iles enfants pendant l'été, voyez le chapitre des HlafcMlletf dès enftiiitft,
ne là dyssenterie. S'il arrive que d^ns celte affection il y ait peu ou point de fèces, outre les remèdes dont H va être parlé, on consultera avec fruit ceux dont il a été question à l'article marrhée.
Merc. viv» est indiqué lorsque le malade éprouve un besoin urgent de s'évacuer, comme si les intestins allaient sortir ; lorsque, après de longs efforts, on rend un peu de sang clair; ou après des selles. vertes et cmnme hachées, mêlées
MALADIBS DU BAS-VBNTBE. ^71
de sang, cl lorsque, après évacaation» on éproavç un té^ oesfne plus fort qu'auparavant ; chez le& enfaotF, quand Us plc^ent et crient beaucoup ; et chez les nourrtamis, quand ils refusent le s^n. ^
Acm. lorsqu'on éprouve deanâéchiremeots dans iéi iii€vii^ J^res, la tête, la nyqueet les épaules. Si w^ couple- de ddses d*ac(m: ne suQlt |as, donnez ckemam. f dans queues cas,- /2W8., loHçqu'il ^rt de» glaires mêlées de sang, <Mji i'hm toxic. , et pouricela voyez rarlicl%iManfiiée«
Acm, est aussi Je meilleur moyen dans la d]^enteiie qui a lieii dans les fcrtes chàlcnrs suivies dé nuits froides, et qui s'accompagne ^ frisson^, de chaleur violente et de sojf ; si cek lîe suffit pa|> vo^ez ce qui est ditxi^dessoi aux^lides hry. , nux vam. , ou merc, viv, , qui est fi^éqgemmeni indiqué.
. Chiîu convient dans. la^yi^^Qt^'îe épidémique qui se dé-* ' clare dans les locatiiés dnarécagenses, dans celles où l'on' creuse des canaux, et principalement lorsqi}e la nuladie gagne et s'ag^yive $en$il))Mpent tous les jour&>
MercfuÛ, esit le remède principal dans ia dyssepterie' d'automne, p^rticulièfieuiènt aprèaiacon., avec ténesme varient jet cqliqMcs; lorsque éèsje^princi^ iLy a de$. selle» bî* ^ lieuses, et glus tard dy sang et desm^cûsités^^ Si après ]« première dose* il .y. a qmélimiitiont et c|iie pins tard l'aggravation survienne, répéiêz-Ie ;* s'il reste sans, effet, compari^-* le avec d'autres remèdes,. et particulièrement avec ce qui a * été dit des coliques et de h diarrhée au paragraphe consacré à coloc.
Coloc, est indiqué lorsqu'on ressent une mauvaise douleur da|^ les intestins, tels que s'ils étaient pressés comme entre deux pierres : le aialade est obligé de se plier, de se tordre; Il e^t très agité ; les évacuations sont muqueuses, quelquefois sanguinolentes ; le ventre est distendu et ballonné commç un
tambour ; on éprouve une pression dans le ventre comme 8*il éuit trop plein ; des fnssoos parcourent tout le corps, et la langue est chargée de mucosités blanchâtres. Comparez ce qui a été dit de coloc. à l'article CMMitiM.
Sulph. convient dans tons 'les cas où les antres remèdes n'ont procuré qu'une amélioration passagère.
Are. convient lorsque ks selles dévièrent putrides et poantei, lorsqu'elles s'échappent involontairement, «t que les urines sentent très mauvais*; que le malade perd ses forces» qu'il devient indiffèrent et tombe dans la torpeur, avec bouche putride et puante ; loi*squ'il y a çà et là des taches rouges ou bleuâtres répandues sur le corps; lorsqu'il y a jactation, et que le malade est agité sur son lit sans trodver le mcàndre repos, et qu'il désire la mort ; si en même temps la respiration est presque froide, ou qu'il y ait sensatidi» de brûlement ; et si ars. a été administré une ou deux fuis, sans résultat, donnez carb. veg. ; si après «rr^. il y a aggravation, donnez nux. wm. ; si après carb, veg, l'odeur putride persiste, donnez c&in., et plus tard encore carb. veg,
CoMtttipattMi. La pr<Mtère observation à faire sur cette affection e( qu'^o taxera de paradiBxale , c'est qu'on doit se féliciter de n'avoir pas de maladie plus grave que celie-là. Qu'on remarque, eacffet que tous ceux qui sonf ordinairement constipés deviennent très vieux et restent vigoureux ; Biais il est bien entendu qu'ils n'auront pas fait abus des purgatifs ; tandis que ceux qui sont disposés è la diarrhée perdent prématurément leurs forces et deviennent rarement vieux. La diarrhée ne peut avoir lieu que par l'effet d'un élément nuisible, qui altère la constitution, tandis que la constipatioii ne s'établit que par le fait d'une grande transpiration et d'une nourriture animale abondante. On croit géuéraleinent que les purgatifs contribuetit à la santé , et qu'ils préviennent les