MALADIES CHRONIQUES DE LA PEAU
quera sur les parties pruriteuses; on continuera en même temps les remèdes à Tintérieur.
Furoncle, clou. Il se forme SOUS la peau une petite tumeur rouge, dure et douloureuse, qui s*élève peu i peu et prend les proportions d'une tumeur qui devient grosse comme une noisette, et quelquefois davantage; le centre, partie culminante, reste dur, avec couleur rouge foncé, et de ce point il sort un peu de pus mêlé dé sang, qui laisse apercevoir le bourbillon, lequel se détache peu à peu ; la douleur cesse, et la plaie ou le mal guérit spontanément.
Ne faites aucune application , si ce n'est un cataplasme de mie de pain réduite à une consistance convenable ,.ou de pulpe de pomme cuite. Plus on veut hâter la suppuration par des emplâtres attractifs , tels que miel , sucre , oignons Cuits, etc. , plus le mal se reproduit souvent dans les endroits les plus gênants. Prenez d'abord am. ; si le mal revient» répétez le même remède ; et lorsque ia cicatrisation s'est opérée , prenez sulph., et ainsi de suite. De cette façon , la maladie se reproduit plus rarement, et l'on prévient en même temps des affections dont elle n'était que l'avant-coureur. — Ne cherchez pas à vous opposer à l'éruption de clous par des laxatifs qui ne peuvent qu'appeler le mal sur les intestins et occasionner des accidents beaucoup plus graves. Les clous d'un caractère malin sont très douloureux , en même temps qu'ils sont d'une couleur bleuâtre ( anthrax ou charbon ) , et ils prennent un accroissement rapide; on les guérit promp* tement par loch ; ceux qui sont très étendus et qui ont plu* sieurs points d'ulcération, par hep, sulpLj et plus tard , s'il ne se fart pas d'amélioration sensible , stlic. ; si le malade tombait dans un état de faiblesse sensible, ars,
Dn pauarls. îl n'y a , dans ce cas , d'autre pansement à faire que l'emploi d'un cataplasme de mie de pain, détrem-
pée dans da lait bouillant. Si la douleur est trop violente, on peut la calmer en mettant le doigt dans un œuf frais , par le gros bout où on le tiendra tant que la douleur durera. Mais les médicaments donnés à Tintérieur valent encore mieux que tout cela. Aussitôt que le panaris commence à se former, prenez merc. vin, , et s*il n'y a pas d'amélioration, hep. sulpïu on eauit. Si le mal f)er^te, donnez siUc. , et , toutes les fois que la douleur redouble» donnez hep, sulph. et silic. alternés. Dans les cas malins» lorsque le doigt devient pourpre et bleuâtre et les douleurs exœssives , donnez loch. , et s'il le faut, répétez-le, ou alternez avec hep, sulph, S\, malgré tout, il dégénère en abcès noirâtre , brû(»)t , prenez ars. alb, ou earb. veg, alternés.
Les *bcés (^ autre* tmeurs qui cofittennent du pus seront traités de la même manière. Il est encore préférable ici de ne point faire d'autre traitement que celui dont nous avons parlé plus haut. Le safran, les oignons , le miel , etc. , ne font souvent qu'augmenter la douleur ou hâter la formation du pus, et la maladie «e reproduit ou reparaît sous une autre forme. L'ouverture est nécessaire dans quelques cas, comme lorsqu'il n'y a pas de médecin homœopathe que l'on poisse consulter, lequel n'y recourra que rarement Mais si les re* mèdes recommandés dans le panaris ne suffisent pas pour dissiper la tumeur, et qu'elle tende alors à augmenter, il faut' l'ouvrir. Cependant on ne fera pas cette opération , si l'abcès est placé dans l'aine ou l'anus. Un médecin ayant quelque expérience ne fera pas non plus l'ouverture d'une tumeur, si en y ponant le doigt il sent un battement quelconque; pour cette sorte de tumeurs, il faut donner stUph. , ars. et loch, à longs intervalles , et le mieux est de consulter un médecin homœopathe , parce que le cas est grave. Il en est de même pour toute espèce de cancers, ou tumeurs indurées. avec dou-
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leurs lancinantes , qui donnent lieu plus tard au cancer. — On ne doit jamais faire d'applications externes dans ces divers cas.
Si Ton a affaire à Tinduration des glandes du cou et de la nuque , on donnera merc. viv. , et , quelques jours après » dulc. On répétera ces remèdes quelques semaines après, s*il le faut; si cela ne réussit pas, consultez un médecin homœopatfae.
Les en«eii«res, causées par le fix)id en. hiver, qui, en se prolongeant jusque dans Tété, sont particulièrement incommodes au commencement et à la fin de cette saison , ainsi que le refroidissement des articnlations qui , sans être l'occasion du moindre gonflement , donnent lieu toutefois à des démangeaisons, à des brûleinents, et souvent môme à dès douleurs violentes, car alors les parties malades se sont crevées et saignent ; dans ces divers cas , on emploiera avec avantage puis. Si la couleur de la peau est d*un rouge foncé et bleuâtre , donnez cycl. ; si lés parties malades présentent TaspeCt d'un rouge clair, on peut employer nux. vom»^ et si tout cela ne suffit pas, sulpk. Contre les dmileurs très videntefi, donnez cham. , et plus tard, ors. alb, — Quant aux remèdes domestiques, qu'on fasse usage, dans les cas où la peau est ulcérée, de bandes de fort papier trempées dans de la colle de poisson, que Ton appliquera chaudes ; si la partie est rouge, douloureuse, et que la douleur s'augmente par le mouvement, on peut se servir d'huile de po»son et de graisse. -— Si le mal est assez grand pour s'étendre aux mains, aux pieds et à la figure, servez-vous d'un onguent que vous composerez en faisant fondre sur de la glace pilée du lard que l'on fera égoutter'à l'ardeur d'une chandelle. Mais si le mal est plutôt dans les os et dans les articulaiions , on fera usage d'un onguent de lentilles fait de la manière suivai^e :
Pulvérisez des lentilles bien choisies , et vous les verserez dans de la graisse d'oie fondue; mêlez exactement, et étendez ensuite sur du linge pour être appliquées sur les parties douloureuses. — On peut fait usage de ces divers moyens pour prévenir le mal lorsqu'on y est prédisposé.
Toute personne qui est sujette aux engelures dès que le froid revient, doit 8*abstenir; Tété comme l'hiver, de la viande de cochon , de rôti d'oie , même des aliments préparés à la graisse.
Les variées se produisent généralement aux pieds et aux jambes ou sur d'autres parties , mais particulièrement chez les femmes enceintes. Ce sont les veines superficielles et souscutanées qui , en gonflant , deviennent rouges et bleuissent ; elles augmentent en restant debout ou en comprimant une jambe par l'autre ; elles diminuent étant couché et se laissent comprimer sans douleur. Souvent elles grossissent considérablement et finissent par crever ; il sort alors une grande quantité de sang, qui ne soulage pas. Dans ces circonstances, on fera bien d'appliquer un bandage métbodicfuemeât compressif autour du membre, mais toujours modérément serré ; le bas lacé remplit très bien cette indication , mais cela ne peut suffire à la guérison Les engorgements que l'on fait disparaître dans une partie se portent sur d'antres, et vont quelquefois s'établir sur dès points où l'on ne peut exercer aucune compression. —Il vaut mieux alors donner am, et puis, exactement toutes les semaines.
Si les femmes enceinies ont beaucoup de varices , il faut qu'elles évitent de rester longtemps debout , et elles m doivent pas manger d'aliments trop lourds ; cela pourrait leur nuire pendant leurs couches.
Les ulcère* sont des altérations de tissus en suppuration plus ou moins profondes, et dans lesquelles il se fait un suin-