MALADIES CHRONIQUES DE LA PEAU
tement aqueux. S'ils sont la suite d'une varice crevée, ce qu'on peut reconnaître à Tétat variqueux des veines ambiantes , à la couleur noirâtre de l'ulcère , aux gruixieaux de sang caillé qui s'y rainassent et qui saignent facilement, surtout si on lave l'ulcère avec de l'eau tiède ; dans ce cas , oh agira comme à l'occasion des varices. Seulement on verra s'il y a lieu de donner loch,, et, s'il reste sans effet, silic. On pourra également employer ces remèdes à Textérieur, en en faisant ^lissoudré quelques globules dans une cuillerée d'eau, dans laquelle on trempera le doigt ou une compresse pour en humecter l'ulcère.
Il y a des ulcères qui répandent une odeur fade, nauséeuse^ qui, à bords rongeants et douloureux, sont semblables à ceux qui ^e forment à la suite d'une petite blessure : ces ulcères sont traités par des cataplasmes de pulpe de carotte à à l'état frais.
Quant aux ulcères chroniques, le mieux est de s'adresser à uii médecin homœopathe. Les ulcères difficiles à guérir, ou qui se reproduisent de temps en temps, seront traités avec beaucoup de soins et longuement , car sans cela on s'exposerait à les convertir en. une maladie plus grave. Qu'on se garde, avant tout, de les faire sécher avec de l'acide sulfurique ou les préparations de plomb.
Lorsque l'ulcère est le siège de douleurs violentes , lancinantes et brûlantes, qu'on prenne delà drèche à l'état pulvérulent et du levain de bière , qu'on en fasse une pâte qu'on ramollira avec dcf la bière ; on en fora des cataplasmes qui seront appliqués sur l'ulcère et seront renouvelés deux à trois fois par jour.
Si les ulcères sont très profonds, et qu'on ne puisse consulter un médecin homœopathe, on se servira de la térébenthine. On prendra une demi-once de térébenthine de Venise,
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qu'on fera fondre à un feu doux, et à laquelle on ajoutera deux onces de cire jaune épurée ; cela fait, on sèche l'ulcère dans toute sa profondeur avec un linge fin , puis on prend une cuillerée de cet onguent, et au moment où il commence à se prendre , à se durcir, et qu'il n'est plus très chaud^ on en remplit l'ulcère. On fera ce pansement tous les trois jours avec succès; mais cela ne suflit pas toujours ; aussi convient-il de s'entourer des conseils d'un médecin homcsopathe.
Quant aux ulcères sans profondeur, on pourra les panser avec des compresses trempées dans de l'eau chaude. Qu'on prenne en même temps mlph. une fois par semaine , ce qui suffira la plupart du lemps pour la guériseu. Pour les ulcères très brûlants, donnez ars.: s'ils brûlent et àenlent mauvais, carb. veg,; s'ils gagnent en surface et s'entourent de vésicules qui tendent à s'ulcérer, loch.
Les «icèFM de* doigts duj^ed» particulièrement chez les vieillards, et qui commencent par une vésicule, comme si elle avait été faîte par une brûlure , seront guéris par sUic. ; si les ulcères débutent par une couleur ardoisée, et s'ils s'entourent d*eccliynioses, ils guérissent par ar«. , particulièrement lorsque la chaleur les soulage ; si la chaleur en augmente les souffrances, sec. <rom., pourvu que l'on soit encore à temps. I^s préparations de plomb sont, dans ce cas, toujours très dangereuses.
Les uleèpc* placés autour d'attcleiiiies Terroes , les eom aux pieds, etc., guérissent ordinairement par ont. crud.^ comme aussi par d'autres remèdes apptx)prtês. Les préparations de plomb on de mercure parviennent à les sécher prômptement , mais la mort peut s'ensuivre.
Quand on a la p^ati mauvaise, que la moindre égratignure passe facilement à l'état de suppuration, voyez» à la première partie , le chapitre IX,
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Des ulcères de mauvais caraçlère peuvent être la suite d'euffiefli rentrés dans la chaJr. La manière ordinaire de les U'aiter consiste h exciser Tongle du côlé rentrant , et aussi avant qu*on le juge utile. Mais qu'arrive*t>ii? que Tongle se régénère avec plus de force, et que c'est.à refaire. Il ne faut recourir à ce procédé que dans le cas où le malade a absolument besoin de marcher. Il vaudrait mieux tâcher d'introduire entre Tongle et la peau un peu de charpie fine avec la plus grande précaution. Les personnes adroites peuvent ellesmêmes prendre ce soin , ayant » au préalable , mis les pieds k tremper. S*il y a des chairs baveuses, qu*on les saupoudre , matin et soir, avec du sucre finement râpé, et qu*on s'abstienne de marcher durant plusieurs jours , si c'est possible. II convient quelquefois de racler Tongle sur son milieu avec un morceau de verre ou autre chose , et jusqu'à ce qu'il soit réduit «I sa plus mince épaisseur. Si Ton racle avec du verre,' on fera grande attention , parce qu'il pourrait en rester de petits éclats; aussi faut il avoir la précaution de souffler fréquemment dessus. Par ce moyen , les côtés de l'ongle guérissent plus vite et permettent de glisser plus facilement un petit morceau delioge<dans la plaie. Lorsque les bords de l'ongle sont rugueux, qu'on les racle, mais qu'on ne les coupe pas. Le seul moyen de guérir cette iofirHiité est de couper frécfuemment les ongles, non dans la forme de l'orteil, c'est-àdire en rond , mais dans le sens inverse, de manière que le milieu soit coupé le plus près possible de la chair, et que les deux côtés qui rentrent dans la chair soient épargnés. Il ne faut pas faire cette opération tout à la fois, mais peu à peu, et après avoir préalablement trempé les pieds dans l'eau chaude. De celte façon, le milieu de l'ongle se régénère avec plus de force, tandis que les côtés restent stationnaires. Si ces côtés s'allongent trop, on les coupera, mais pas aussi profon*
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dément que le milieu, et l*on coiffera le doigt avec une cape en peau pour le garantir du bas. Ce n*est qu'un an après que l'en laissera pousser l'ongle librement ; mais on ne coupera jamais les ongles que carrément , c'est-à-dire qu'il ne faudra pas toucher spécialement aux coins, c'est le moyen d'éviter lenr rentrée dans les chairs; plus fermes, ils résistent à la compression de la chaussure qui les pousse à rentrer. La plaie et l'inflammation qui sont la suite de l'ongle rentré guérissent ordinairenaent très vite lorsqu'on a mis assez de charpie entre l'ongle et la chair. On ne négligera pas toutefois de faire le pansement avec une solution d'orn. Si ce moyen ne réussit pas bien , on que les parties commencent à s'ulcérer, donnez alors nux vom. Il est quelques personnes qui donnent la préférence à eaust. 3 ou 6 , mis en dilution dans une demi-once d'eau, où l'on trempe une compresse qu'on applique sur l'ongle et qu'on renouvelle trois à quatre fois par jour. Cela suffit pour faire disparaître les chairs baveuses. — S'il s'est déjà formé une ulcération rebelle aux moyens précédents, qu'on se garde toujours bien de faire arracher l'ongle ou de le faire fendre. Les douleurs atroces de cet arrachement seront épargnées au malade si le médecin veut s'en donner la peine et y mettre le temps. On continuera à racler le côté de Tongle lésé» de manière à le tenir en voie de guérison ; on y parviendra d'autant mieux que l'on prendra des remèdes homœopathîques : ce sont, entre autres, sulph,, ars., silic. eicarb. veg.
TMmes. Ce sont des points noirs qui 8e fixent dans la peau , sur le nez principalement ou dans le voisinage. On peut les extraire comme on ferait d'une épine. Pour cela , on graisse la partie, et puis on approche un fer chaud. La chaleur fait saillir la tanne , et une légère compression de la peau la fait sortir. Si Ton a soin de se laver la figure de temps en temps avec de l'eau chaude, et avec de l'eau froide tout de suite
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après, ces tannes ne se reproduisent plus aussi facilement.
Cors au piiHis. Mettez les pieds dans Teau chaude un quart d*heure, et coupez ensuite par tranches minces les cors avec un eaoif bien affilé, jusqu*à ce qu'ils commencent à faire mal ; après , faites dissoudre quelques globules A' arnica dans un peu d'eau, et lavez le cor. Si Ton répète cette opéra-tion souvent , ils finissent par disparaître ; cependant , s'ils se régénèrent, prenez quelquefois ant. crud^^ et appliquez-ea aussi une solution sur les cor» préalablement coupés. Dans le changement de temps, qui réveille les douleurs, prenez rfms tox.y et quelquefois 6ry.^ alternés.
Wermes. On a beau les couper, elles reviennent sans inconvénient sans doute, mais cependant les suites peuvent être fâcheuses, particulièrement chez les enfants et l^s vieillards. Elles disparaissent facilement , surtout si elles sont charnues ou pédiculées, par caust,; quand elles sont plates, dures el friables, placées près des ongles, par ant, crud.; si elles se trouvent sur le dos des doigts, fa^r diUe. ; sur les côtés, par cale. carb.
Les excoriations jpar cmlto da séjour an ttt seront traitées par de fréquentes lotions d*eau froide; et en y maintenant des compresses, on parviendra è diminuer et peut-être à guérir la rougeur et les entamures. •--* Si Teau seule ne suffit pas, on peut y ajouter quelques globules d*ârn.; si la plaie se mortifie et prend un mauvais caractère, donnez cktn. , et lavez les parties léséeà avec une légère solution aqueuse de quina ; ce n'est que quelques jours après que vous reprendrez la lotion d*am.; si la plaie est trop étendue , applique^z dessus un cataplasme de carotte douce râpée^