DE QUELQUES MALADIES GÉNÉRALES
Hé* doideurs dans les membres, éa rtminatlsiiie et 4Le Ui goutte. La goutte est dtfBcile à guérir, mais les douleurs peuvent en être facilement enlevées. Le traitement homœopathique a ce grand avantage, qu'il peut prévenir bien des souffrances qui sont la suite fatale de l'emploi des remèdes ordinaires, tels que mercure, calomel, valériane; digitale, colchique, opium, laudanum et autres drogues nuisibles qui ruinent la santé de l'homme pour toute la vie ; il épargne également aux malades ces tortures que Ton subit par le fait et par Tusage des cautères, vésicatoîres, sétons, etc.
On remédiera facilement à une preiiiière attaque chez les buveurs de boissons fortes, par nttx vont. ; s'il se déclare la fièvre, par acon., que Ton pourra répéter après l'emploi d'autres remèdes, tels que sulph. Lorsque la douleur de Tariiculation ressemble à une douleur de luxation, avec un peu de rougeur, que le malade a peur du moindre attouchement, qu'il est inquiet, et que le membre lui semble reposer durement, donnez ùm,^ si la rougeur est très forte et très étendue , belL; si la douleur se déplace facilement et se porte d'une articulation à l'autre, si eBe s'affaiblit en laissant te membre à découvert, puis. , si le malade se sent mieux en le couvrant, et qu'il soit faible et inquiet, ars.; si la face est pâle et amaigrie, et que la douleur soit lancinante et déchirante, pire la nuit, avec le besoin instinctif de changer fréquemment le membre de place^ donnez ferr. ac, ou rAorfocf. , alterné quelquefois avecrAi^. Si le mouvement empire les douleurs, donnez bry,; si c'est le toucher, chin,; s il y a nausée, que la Ianf>;ue soit blanche et chargée, anf, crud, , et plus lard, si c'est nécessaire, un autre
RHUMATISME ET GOUTTE. /|8i
remède ; si les douleurs se renouvellent à chaque changement de temps, ccdc. carb. Si ces souffrances traînent en longueur, donnez, dans tous les cas, sulph.; et si après sulph,^ îl y a aggravation, donnez de nouveau ac&ii. ; si le membre reste roide» colocj; si celte roîdeur vient d'une vieille tumeur goutteuse, ccoist matin et soir, et, après cela, encore deux doses chaque hait jours pendant quatre à cinq semaines.
Les douleurs des articulations, appelées rhumatisme aigUf devront être traitées de la même manière. On donnera souvent acon,^ ensuite arru ou bry,, quelquefois /?«/«., selon les symptômes prédominants. On peut, à la suite de ces remèdes, si la maladie devient très violente, donner hep, sulph.; et si , après vingt-quatre heures, il n*y a pas de changement, lach.^ qu'on donne seul ou alterné avec le premier, et on le répétera tant que durera l'aggravation. Merc. viv. est quelquefois bien indiqué^voy. plus hsis rhumatisme)^ ou 6e//. La saignée, dans C€Ue affection , est un moyen qui ne peut que la prolonger. Mais si elle a été pratiquée, et qu'elle n'ait rien pro^ duit, comme c'est l'ordinaire, donnez alors chin. , et plus tard les autres remèdes, s'il se déclare de nouveaux accidents.
Les douleurs qui conslituent le rhumatisme ordinaire pro* viennent souvent d'un refroidissement, et seront traitées selon les indications données au sujet des douleurs réputées rhumatismales qui peuvent affecter la tête , les yeux , lesoreiires et les dents; mais si ces douleurs sont dans les membres , alors choisissez parmi les remèdes suivants : Chamom^^ si elles sont intenses, principalement la nuit , ou qu'elles diminuent en changeant souvent de place au lit ; lorsque les membres sont coomie paralysés , qu'on ne peut les mouvoir, que la douleur se porte quelquefois in la tête , aux oreilles et aux dents; quand le malade sent le besoin de rester couché, qu'il est frileux, qu'il ne peut pas bien dormir, et qu'en
/il
kS2 Maladies lbs plus ordinaires.
s*éveillant il se trouve fatigué et comme brisé. Si les symptômes correspondent à ce qui vient d'être dit, et qu'ils s'aggravent Taprèsmidi et le soir, donnez puis, {voy, plus haut ce qui a été dit à ce sujet à l'article CiontM!»). Si les douleurs portent particulièrement sur ia*poiinne, entre les épaules, au dos et aux reins, donnez nux vom.
Merc. viv, convient lorsqu'il y a tiraillement, déchirement, élancement et brûlement; quand il y a aggravation après minuit et vers le matin ; quand Tair froid et humide augmente les douleurs, et qu'elles s'aggravent à la chaleur du lit ; que les articulations sont enflées ; lorsque les douleurs sont plutôt articulaires, et qu'on y ressent un mouvement pulsatif ; ou qu'elles semblent plutôt fixées dans les os, et qu'elles se portent de là dans les parties charnues. Si le malade a déjà fait usage du calomel, et €[ue merc, viv. ne le soulage pas promptement, donnez lack, ; mais si merc, viv. a apporté du soulagement et que l'accès se renouvelle , répétez merc. viv. Si les douleurs sont plutôt dans les muscles que dans les os, et qu'elles traînent en longueur; et bien qu'elles ne soient pas articulaires, mais si elles sont aggravées par le mouvement, et sont accompagnées de froid dans les membres , donnez bry.
Il faut laisser traiter le rhumatisme chronique par un médecin homœopathe ; mais s'il n'est pas à portée , on peut donner, avec espoir de succès, sulph, une fois par semaine. S'il fait du bien , ne le répétez pas tant que dure l'amélioration. Plus tard, donne:^ caust.j toujours en deux doses : l'une le matin et l'autre le soir , et puis attendez de huit à quinze jours. Ce remède est particulièrement bon quand les membres sont roides.
Dans les douleurs des reins , il faut toujours se guider d'après les causes. Lorsqu'elles proviennent de l'usage des