‹ Médecine homoeopathique domestiqueChapitre 33 sur 110 · SOINS A DONNER PENDANT LA CONVALESCENCE · texte numérisé non relu

SOINS A DONNER PENDANT LA CONVALESCENCE

souffre habituellement, que pour ceux qui ont les fonctions digeslives régulières.

Un autre point très-important est de ne pas laisser un convalescent se refroidir, pour cela il faut le couvrir davantage, lui éviter les courants d'air, maintenir la chambre à une température convenable, on compte de 15 à 19°. Plus chaude, il pourrait y transpirer, ce qui augmenterait sa faiblesse ; plus froide, il pourrait y contracter un rhume ou quelque douleur.

Dans la belle saison, il faut ouvrir les fenêtres, quand la température le permet, en ayant soin qu'il n'y ait aucun courant d'air possible,

A mesure que les forces reviennent Timpressionnabilité diminue, et l'on arrive peu à peu à faire sortir le malade et à lui rendre plus de liberté.

Comme troisième précaution, j'indiquerai les soins de propreté. L'ambition d'un convalescent est souvent de prendre un bain. Il ne faut jamais le lui donner sans l'avis du médecin et sans observer les plus minutieuses précautions (Voy. p. 63), dont la plus importante est, sans contre-dit, de forcer le sujet à se mettre dans un lit bien chaud, dès qu'il a été essuyé. Pour tout le reste, on rend peu à peu le patient à ses habitudes.

L'exercice pour un convalescent doit être modéré ; il ne faut jamais qu'il aille jusqu'à la lassitude. On l'augmente peu à peu à mesure que les forces reviennent. Il faut toujours éviter la fatigue; aussi bien la fatigue intellectuelle que la fatigue physique. Donc ne pas permettre de lectures appliquantes et prolongées, ne pas laisser trop de monde autour du malade, afin qu'il n'y ait ni conversation bruyante, ni trop de mouvement.

On favorisera, au contraire, le sommeil, grand moyen de réparation des forces et le calme moral, si nécessaire à ce moment.

J'ajouterai que cet état d'affaiblissement général qu'on

94 THERAPEUTIQUE GENERALE.

nomme la convalescence, est doublé, en allopathie, par le traitement mis en œuvre, traitement dont le résultat est le plus souvent une souffrance ou une déperdition de sang ou d'humeur; ce qui fait qu'elle est beaucoup moins longue avec Fhomœopathie, celle-ci employant toujours des médicaments directs, donnés à aussi faible dose que possible et avec lesquels les effets perturbateurs (vomissements, purgations, sueurs excessives), sont soigneusement évités.

Toutefois, ces précautions pour être d'une observance plus restreinte, n'en sont pas moins utiles , il ne faut pas les négliger.

Page 1