‹ Médecine homoeopathique domestiqueChapitre 36 sur 110 · FONCTIONS DE RELATION · texte numérisé non relu

FONCTIONS DE RELATION

que tout le monde désire, mais que bien peu se mettent en peine d'atteindre, c'est de savoir modifier sa vie en raison de son âge, de savoir être jeune et de savoir être vieux.

Savoir être jeune, c'est ne pas dépenser toutes ses forces à un travail sans relâche, et surtout à des plaisirs anticipés. A ce moment où l'organisme se développe il faut le ménager, et alors même que les passions parlent, il faut savoir les dominer et attendre.

Savoir être vieux, c'est ne pas rechercher des plaisirs auxquels l'organisme se refuse, qui usent le corps et anéantissent la vie.

L'âge adulte lui-même a ses obligations : forcé de supporter tout le poids de la lutte au milieu de laquelle se consume notre existence, il ne doit donner au plaisir qu'une place limitée, et surtout chercher dans l'unité et l'indissolubilité du mariage un frein naturel et légitime à l'exercice de fonctions dont l'abus est toujours redoutable.

Habitudes. — C'est alors surtout que l'homme doit veiller sur ses habitudes et s'attacher à n'en pas contracter qu'il puisse regretter un jour, en ce sens qu'elles deviendraient pour lui une servitude à laquelle il ne pourrait se soustraire. -

En dehors de cette condition, la vie régulière offre, au contraire, une garantie pour la santé : appeler ses organes à une action identique, fixer l'heure de ses repas, de ses travaux, de son exercice, de son sommeil, c'est ménager sa vie et en prolonger la durée.

On peut le voir par cette courte esquisse, notre sort est souvent entre nos mains. Saurons-nous observer ces précautions nombreuses, minutieuses même, que nous recommande l'hygiène, nous pourrons accroître la durée de notre existence, nous pourrons surtout éviter la souffrance. Mais s'il nous arrive de vouloir lutter contre ces prescriptions, nous en serons souvent les victimes.

Les préceptes de l'hygiène, on ne doit pas en effet Fou-

Hier, ont une sanction; cette sanction, c'est la maladie. La maladie non-seulement pour soi, mais souvent encore pour ses enfants, lesquels au lieu d'apporter à la famille la joie et la gloire, n'y amènent souvent que les soucis et les larmes parce que leurs corps débile ne peut résister aux luttes de ce monde, et parce que leur intelligence ne trouvant que des organes affaiblis ne peut atteindre au but que la providence avait marqué.

Observer les préceptes de la science c'est donc agir nonseulement pour soi, mais encore pour la famille ; c'est assurer l'avenir pour soi et pour la société.

Dr Léon Simon Fils.

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