‹ Médecine homoeopathique domestiqueChapitre 52 sur 110 · CONDUITE A TENIR LORSQUE LE POISON EST CONNU · texte numérisé non relu

CONDUITE A TENIR LORSQUE LE POISON EST CONNU

dilution, la sixième par exemple, et à doses répétées, comme pour les maladies aiguës.]

Il y a une espèce de champignons parasites qui se développent sur les murs des vieilles maisons et exhalent un gaz qui agit sur l'organisme d'une manière analogue à la vapeur de charbon, mais plus lentement. Le mieux serait alors d'abattre l'édifice et d'en construire un autre ; mais tout le monde ne peut agir ainsi, et il faut alors songer à détruire le parasite. Pour cela on recouvre les parties où il se trouve avec du charbon de terre pulvérisé, ainsi que les murs environnants; on peut aussi laver d'abord les parties mêmes avec une solution concentrée de sulfate de cuivre. En même temps on donne à l'intérieur aux habitants, par petites cuillerées, de l'acide sulfurique étendu de quatre fois son poids d'eau. Cet acide, dilué selon les procédés homœopathiques, serait préférable.

Vapeurs de chlore. — Le meilleur moyen d'en effacer les mauvais effets est de fumer du tabac, ou de prendre sur du sucre un peu d'eau-de-vie ou du rhum. Si l'on en a aspiré une quantité assez considérable pour donner des maux de gorge, des douleurs de poitrine, une toux fatigante, accompagnée d'un sentiment de suffocation, il faul faire respirer au malade de l'hydrogène sulfuré, qu'on obtient soit en dissolvant du foie de soufre dans de l'eau à laquelle on ajoute un acide, soit en y mêlant un œuf pourri. Au surplus, le premier pharmacien venu pourra toujours préparer sur-le-champ ce composé sulfureux, dont il faudra répéter l'usage chaque fois que les douleurs auront l'air de revenir.

Poisons gazeux. — Il y a encore d'autres gaz délétères, par exemple l'acide prussique et les vapeurs minérales acides ou alcalines. L'esprit de corne de cerf et l'ammoniaque sont très-précieux ici ; seulement il ne faut les faire respirer qu'en tenant le flacon à une certaine distance, afin que l'odeur soit légère, autrement on pourrait déter-

miner des accidents. On a même proposé de se contenter d'en faire tomber quelques gouttes sur un papier que l'on tiendrait à portée du malade.

Quand il s'agit de vapeurs alcalines, ce que l'on reconnaît à ce qu'elles ramènent au bleu le papier rouge de tournesol, on doit agir comme pour les autres poisons alcalins ; si cela ne suffit pas, on a recours aux vapeurs vinaigrées , en môme temps qu'on fait prendre tous les quarts d'heure une cuillerée de vinaigre étendu d'eau. S'il faut, au contraire, combattre les effets de vapeurs acides, qui rougissent le papier bleu de tournesol, on verse quelques gouttes d'ammoniaque dans de l'eau, et on fait prendre toutes les iO minutes une cuillerée de cette solution.

Air renfermé.— Il n'est pas non plus sans inconvénient de dormir dans une chambre fermée depuis longtemps, et dont l'air n'a pas été renouvelé, car on y a des cauchemars, des rêves anxieux, des hallucinations, de l'anxiété et une frayeur qui porte à s'enfuir. Pour éviter de semblables inconvénients, il faut établir un violent courant d'air en ouvrant portes et fenêtres, et en faisant du feu dans la cheminée : on fera bien en même temps de mettre de l'eau dans des vases larges et plats où l'évaporation ait quelque rapidité.

Mais si ces précautions n'ont pas été prises, on calmera les symptômes sus-indiqués avec Aconit d'abord; puis on fera prendre Opium, si la frayeur est le symptôme dominant; Veratrum, si cette impression paraît se prolonger.

Enfin, quand il s'agit d'un mal de tête venu pour avoir dormi dans une chambre où il y avait des fleurs odorantes ou du foin frais, on fait respirer du Camphre ou l'on donne Nux vomica à l'intérieur.

[Tous ces médicaments doivent être administrés comme dans les maladies aiguës.]

Les douleurs qui surviennent pour avoir couché dans

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