VI PREFACE DU TRADUCTEUR
réimprimé douze fois en allemand, cinq fois en anglais, plusieurs fois en espagnol et quatre fois en français.
Ce fut en 1848 que le docteur Léon Marchant, de Bordeaux, nous le fit connaître. Depuis cette époque, notre honorable confrère présida lui-même à quatre éditions successives; et, si la mort ne l'eût enlevé si vite à la science et à l'homœopathie, nul doute qu'il n'eût entrepris encore cette nouvelle publication.
Mais, dans les conditions actuelles, une énorme difficulté se présentait pour conserver à l'œuvre de notre éminent cenfrère toute son originalité. Léon Marchant avait, en effet, traduit sur le texte anglais, et, depuis l'apparition de ce dernier, Héring avait publié sa douzième édition allemande, laquelle offrait avec l'ouvrage américain de très-nombreuses différences, différences que l'auteur avait signalées et dont il s'était plaint avec quelque amertume.
Le grand point étant de revenir à l'exactitude du texte, il fallait traduire à nouveau sur l'allemand même; c'est ce travail que je viens d'accomplir et que j'offre aujourd'hui aux amis de l'homoeopathie.
En réfléchissant toutefois aux reproches que j'avais entendu articuler contre l'œuvre du docteur Héring par ceux qui s'en étaient servi, j'ai cru qu'il ne suffirait pas d'une simple traduction, mais qu'il serait utile de compléter certaines parties laissées par l'auteur à l'état d'ébauche, et qui se trouvaient surtout dans les prolégomènes.
Je ne croyais pas, en effet, qu'il fût inutile d'esquisser