CHAPITRE Xll as ru y vu; par submersion, pendaison
OU STB4NGULâTIO.\.
[Pour compléter ce qui a rapport aux accideDts graves auxquels l'homme peut être exposé, il est utile de dire quelques mots de Y asphyxie* par submersion, pendaison ou strangulation;
Asphyxie par submersion. — Que de fois, n'est-il pas question de gens qui se sont noyés, qu'on n'a pu rappeler à la vie, parce qu'on n'a pas su les traiter de suite et convenablement !
Ce qu'il est important de savoir, c'est que l'homme qui se noie meurt parce que l'air ne pénètre plus dans ses poumons, de sorte que les premiers soins n'ontd'autre objet que de rétablir artificiellement les mouvements respiratoires.
Deux procédés peuvent être mis en usage à cet effet : celui de Sylvester et celui de Marshall-Hall.
a. Procédé Sylvester. — Il comprend plusieurs règles :
1° Donner au patient une position convenable, c'est-à-dire le placer sur le dos, les épaules soulevées et soutenues par un coussin ou par un vêtement replié, les pieds étant appuyés contre un obstacle résistant quelconque.
2° Mettre les voies aériennes dans une situation telle que l'air y pénètre librement, en un mot, nettoyer les narines, la bouche, maintenir même la langue au dehors en la fixant entre les dents du noyé, soit par la seule contraction des mâchoires, soit, quand elle ne suffit pas, en passant sous le menton un mouchoir qu'on noue autour de la tête.
3° Imiter les mouvements d'une respiration profonde. Or, celle-ci comprend deux mouvements : l'un d'inspiration, pendant lequel les côtes se soulèvent au moyen des muscles, l'autre d'expiration , pendant lequel l'air est chassé