‹ Médecine homoeopathique domestiqueChapitre 71 sur 110 · ASPHYXIE PAR SUBMERSION · texte numérisé non relu

ASPHYXIE PAR SUBMERSION

sur le côté, puis presque sur le dos, et ensuite on le remet vivement la face tournée vers la terre.

Tandis que le noyé est ainsi à plat ventre, on exerce

Fig. 111. — Procédé Marshall-Hall. Première position.

Fig. 112. — Procédé Marshall-Hall. Deuxième position.

une forte pression entre les omoplates, pression qu'il faut cesser dès qu'on ramène le corps sur le côté.

Il est facile de voir que ce procédé produit des effets semblables au premier, hs'àvoir,Y affaissement de la poitrine,

par conséquent Y expiration, quand le sujet est à plat ventre et que l'on presse sur le dos, la dilatation du thorax et Y inspiration, quand on le retourne pour le placer sur le côté.

Ces deux procédé ont un avantage : de pouvoir être appliqués instantanément sans avoir besoin de ces boîtes de secours, fort utiles assurément, mais qu'on n'a pas toujours à sa disposition au moment du danger.

Les médicaments bomœopathiques ne peuventêtre utiles, on le comprend, que pour combattre les symptômes consécutifs. Ceux-ci se composant en général de congestions internes, Y Aconit sera souvent nécessaire ; on pourra môme le donner à titre de préventif. La Belladone, la Pulsatille, le Carbovegetabilis pourraient être également utiles si les symptômes indiquaient leur emploi.

Asphyxie par pendaison ou strangulation. — Il faut

commencer par couper la corde, et cela sans attendre l'arrivée des magistrats, comme on se croit encore obligé à le faire dans les campagnes; on débarrasse le cou de tout ce qui peut gêner la circulation : cravate, col de chemise, corset pour les femmes, etc. ; on place le sujet sur le dos, la tête et la poitrine plus élevées que le reste du corps. On frictionne énergiquement les jambes et la colonne vertébrale, on emploie le procédé Sylvester pour rétablir la respiration. M. de Sl-Vincent ajoute : «Une saignée est souvent nécessaire (1). » Il est certain que, si jamais les émissions sanguines peuvent avoir une utilité, ce doit être dans ces cas où le sang s'est trouvé momentanément arrêté dans son cours, et où les veines ont perdu leur élasticité par la distension à laquelle elles ont été soumises. L'Aconit aurait aussi son utilité, lorsque, le malade étant revenu à lui, il y aurait à effacer des congestions établies ou à prévenir celles qui pourraient se former].

(1) Loc. cit., p. 37.

Page 1