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mateux, comme érysipélateux autour des yeux; à l'enflure à l'adhérence des paupières avec sensation de madères muqueuses accumulées ; vives démangeaisons, chaleur, élancements et douleur corrosive. Dans le cas d'une douleur pressive ou de sensibilité des paupières, il faut donner Hepar.
Lorsque le gonflement est très-considérable, que les paupières sont très-enflammées, rouges et brûlantes, avec sécrétion de pus, Sulphur doit être préféré à Hepar, surtout si le malade a de la difficulté à ouvrir les yeux le matin, et ne peut supporter la lumière. Si ces médicaments ne procurent pas un soulagement immédiat, il faut répéter Aconit qui alors sera plus efficace. Si Hepar est resté sans effet, et surtout s'il y a gonflement, rougeur, chaleur et démangeaison des paupières, qu'elles adhèrent l'une à l'autre et saignent lorsqu'on les sépare, si elles sont retournées, lourdes et comme paralysées, il faut donner Belladona. Quand les paupières sont enflammées seulement à leur face interne, rouges, très-douloureuses, causant une vive sensation de brûlure, le malade ne pouvant les ouvrir, Arsenic est indiqué : si les paupières sont gonflées et contractées, pesantes, de sorte que le malade ne peut les ouvrir, causant une douleur sécante et ulcérées sur leurs bords, Mercurius solubîlis est très-utile ; quand il ne suffit pas, Hepar peut le remplacer, iïhus est particulièrement efficace contre l'inflammation de la face interne des paupières, maladie fréquente chez les enfants et surtout chez les nouveau-nés; il couvre aussi les symptômes suivants: contractions spasmodiques des paupières, gonflement épais et rouge, sécrétion de mucus jaune ressemblant à du pus. Euphrasia fait aussi beaucoup de bien dans les cas ordinaires d'inflammation chronique des paupières ; celles-ci causant des démangeaisons pendant le jour, étant collées pendant la nuit, étant rouges et un peu enflées, ayant leurs bords, ulcérés, humides, sécrétant du pus ;
les yeux clignotant, redoutant la lumière, un coryza constant* se faisant sentir avec violent mal de tête et chaleur dans la tête.
Il faut donner Nux vomica lorsque les bords des paupières sont brûlants et démangent, sont très- douloureux lorsqu'on les touche, et adhèrent l'un à l'autre le matin. Nux vomica peut être donnée avec avantage après Euphrasia, et Pulsatilla après Nux vomica, pourvu que l'inflammation ait récidivé, cause des élancements, de la brûlure et des démangeaisons, ou existe sans douleur.
Mercurim convient aussi en pareil cas ; il doit être suivi cVBepar et souvent aussi de Belladona.
Si ces médicaments ne produisent pas les effets attendus, que les paupières restent très-rouges, avec sécrétion de mucus dans leurs angles, que les yeux supportent difficilement la lumière, laquelle cause des picotements, il faut donner Antimonium crudum. Si Ton ressent une douleur cuisante aux paupières, surtout en lisant, et que Sulphur ait imcomplétement soulagé, il faut prendre Calcarea. Si Ton éprouve une sensation de fourmillement sur le bord interne des paupières, s'aggravant le soir, et causant une abondante sécrétion de larmes, China est très-utile ; tandis que Thuya sera indiqué lorsque les narines deviendront dures et gonflées par suite de cet écoulement.
Dans les démangeaisons cuisantes avec roideur des paupières, comme si elles étaient paralysées, il faut donner Rhus ; Hyoscyamus quand elles se contractent et s'abaissent convulsivement, Chamomilla si les paupières supérieures semblent aussi lourdes que du plomb ; s'il y a larmoiement, sécheresse considérable, chaleur des paupières et difficulté à les mouvoir, Veratrum.
Il faut toujours, dans le cas de démangeaisons tensives des paupières, examiner celles-ci avec soin, celte sensation étant souvent causée par la présence de petits in-
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sectes microscopiques, de petits morpions qui se cachent dans les cils et qu'on extrait avec une aiguille ou avec une petite pince, après quoi on enduit la paupière d'un peu d'huile mêlée à de Tesprit-de-vin.
Orgelet. — Pulsatilla guérit généralement l'orgelet ; s'il y a vive inflammation et douleur des paupières, on donne Hepar suivi de Silicea, et Ton répète ces médicaments à la moindre apparence de récidive. Gomme application locale il faut éviter l'eau froide qui nuit à cette maladie, mais appliquer pendant la nuit un cataplasme chaud de mie de pain et de lait. Si l'orgelet revient souvent et laisse après lui des indurations, s'il n'aboutit pas et devient dur, surtout si les yeux tendent à rester fermés à cause de la suppuration et d'une douleur de brûlure dans leurs angles, où se forme constamment du pus concrète, il faut donner Staphysagria ; puis, quand l'induration persiste, il faut donner, après une semaine, une dose de Calcarea et ensuite de Sepia. Thuya est très-utile pour combattre les nodosités des paupières, surtout quand les angles sont secs et brûlants, et quand il y a un larmoiement abondant lorsqu'on va à l'air.
Inflammation de l'œil (Ophthalmie). — Il y a ophthal-
mie lorsque l'inflammation, au lieu de rester limitée aux paupières, s'est étendue au globe de l'œil. Cet envahissement se fait souvent tout à coup et arrive rapidement à son apogée. L'œil offre alors une rougeur uniforme, ou une multitude de vaisseaux rouges le parcourent en tous sens ; le larmoiement est alors abondant et la douleur vive. Aconit est, dans ce cas, le seul médicament auquel il faille songer [on doit le répéter de 3 en 3 heures]. Aconit soulage rapidement, diminue la congestion inflammatoire, et cela bien plus efficacement que les sangsues auxquelles on pense toujours dans la médecine ordinaire. Lorsque le malade se plaint de démangeaisons, de douleur pressive et brûlante, d'une sensation de plaie à l'œil et
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aux paupières, avec aggravation de la cuisson en fermant lesyeux, cequiforce à les clignersouvent; lorsque les yeux lui semblent gonflés comme quand on a pleuré beaucoup et que, malgré cela, il éprouve un sentiment de sécheresse; si les paupières se collent pendant la nuit, et sont le siège d'élancements et de tiraillements continuels, Crocus se trouve indiqué.
Apis répond aux élancements et aux tiraillements qui se font sentir dans le globe oculaire, surtout du côté gauche, avec aggravation la nuit. Il convient encore quand de vives douleurs de tête se joignent à l'ophthalmie, se composant de douleurs lancinantes et perforantes qui s'étendent jusqu'au fond de l'œil, grande photophobie et obscurcissement de la vue quand on s'applique à fixer quelque objet, prurit lancinant et brûlant, rongement dans la partie enflammée, même larmoiement abondant.
Les médicaments suivants sont très-utiles contre les inflammations des yeux dues à un refoidissement et accompagnées de rhume de cerveau, mal à la tête, toux, mal de gorge, etc.
Aconit, quand les douleurs sont vives et les yeux secs; Nux vomica, lorsque les angles des paupières sont plus rouges que les yeux, ou que ceux-ci sont injectés de sang et cuisent comme s'il y était entré du sel, aussi quand ils sont brûlants et qu'on y éprouve la même sensation que si du sable s'y était introduit, la sécrétion des larmes étant augmentée, le malade ne pouvant supporter le jour, surtout le malin; ces symptômes étant ordinairement compliqués de fièvre, et plus pénibles le soir et le matin que dans le reste du jour.
Chamomilla convient surtout aux enfants , lorsqu'ils éprouvent dans les yeux des picotements, une douleur pr essive et brûlante, comme s'ils rayonnaient de la chaleur ; lorsque les yeux sont gonflés et fermés le matin, ou très-secs, et lorsque le malade "est très-irrité par la douleur.