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GONFLEMENT DU NEZ

Donnez arnica, s'il est le résulat d'un coup ou d'une cause indéterminée et s'accompagne de fourmillement et d'une douleur dans les os, semblable à l'effet d'un coup.

Belladonna, s'il coïncide avec un catarrhe nasal, surtout si l'entrée des narines est enflée et excoriée, avec rougeur, chaleur et douleur, symptômes qui se portent quelquefois à l'intérieur, avec sensation de brûlement, de lancination, de sécheresse, d'autres fois en exaltant ou en affaiblissant l'odorat; si cela ne suffit pas, hepar.

Mercurius, si le coryza est fluent, aqueux, et qu'il yait de l'irritation; de plus, si le nez est rouge, gonflé et luisant,

(1) Cousultez l'ouvrage du docteur Triquet. Traité pratique des maladies de l'oreille, Paris, 1857.

avec prurit ; s'il y a une douleur qu'aggrave la pression exercée par le moucher, et plus tard hepar, ou peut-être aussi belladonna.

Hepar, chez les personnes qui ont fait abus du calomel, et ensuite mercurius.

Contre le gonflement chronique et douloureux du nez, bryonia convient quelquefois ; si le nez porte de petites taches noires, sulphur; — des taches rouges, phosphoric. acid.; — des verrues, causticum; — si le bout du nez est rouge, rhus.

Arsenicum, s'il est d'un rouge cuivré, après abus de boissons alcooliques.

Bhm et ruta, si le gonflement est d'un rouge cuivré, et qu'il soit ou non la suite de l'usage immodéré des liqueurs.

ÉP1STAXIS.

Saignement du nez ou épistaxis. — Cette hémorrhagie a lieu fréquemment dans le cours d'une maladie, et il en résulte en général un soulagement immédiat. Aussi, est-il conforme à ce bénéfice de nature de ne pas l'interrompre, pourvu toutefois qu'il ne soit ni trop long ni trop abondant. 11 convient donc de rejeter comme très-inconsidérés tous ces moyens vulgaires mis en usage pour le réprimer, tels qu'eau froide, glace, vinaigre, eau de mer, eau-de-vie, éponge, amadou, ou tout autre tampon! — Il est inutile de boucherie nez, il vaut mieux le comprimer un peu, et puis de s'assurer de temps en temps si le sang continue à couler et à se faire jour à travers l'arrière-bouche, ou s'il s'est arrêté. — Si le sang coule d'une seule narine, il suffira quelquefois de lever le bras du même côté et de le porter sur la tête; mais il arrive souvent qu'après l'avoir retiré, l'hémoriliagie recommence.

Amica convient toujours si cette hémorrhagie est occasionnée par un coup, ou qu'elle soit précédée d'un fourmillement dans le nez ou dans le front, si le nez est chaud, que le sang soit rouge et liquide, particulièrement chez les hommes.

Pulsatilla, aux femmes, surtout à celles d'un caractère doux et tranquille ou qui ont des menstrues très-faibles, ou qui saignent du nez pendant la durée du coryza, avec alternative de l'humidité et de la sécheresse des fosses nasales, et que l'épistaxis a lieu après midi, le soir ou avant minuit.

Si le saignement du nez est la suite d'un grand échauffement, si le malade est pléthorique, qu'il ait le sang porté à la tête, ou qu'il ait bu du vin ; s'il a la fièvre et une forte pulsation des artères du cou et des tempes, donnez aconitum.

China, si le patient est énervé et épuisé par de fréquentes hémorrhagies, avec pâleur de la face, froid des extrémités, mouvements convulsifs, etc.

Bryonia, contre l'épistaxis qui se prolonge, principalement durant les temps chauds, dû à un état de surexcitation ou au vin ; également lorsque le saignement a lieu spécialement la nuit et oblige le malade d'interrompre son sommeil, ou le matin; s'il est naturellement irritable et obstiné.

Belladonna est fréquemment utile, administrée dans l'intervalle des autres médicaments; si l'hémorrhagie survient la nuit ou reparaît le matin, ou a lieu à la suite d'une surexcitation, ou après avoir pris du vin.

Bhus , si l'épistaxis est provoqué par suite d'un grand travail corporel, soit effort, soit tout exercice forcé, surtout s'il est aggravé par le repos.

Crocus, si l'hémorrhagie nasale donne un sang foncé et presque noir, visqueux, et lorsque le saignement est accompagné d'une sueur froide de la tête; si l'état moral du malade est variable, avec des accès alternés de gaieté et de tristesse.

Nux vomica, si le saignement se fait le matin et qu'il soit la suite d'une surexcitation, de boissons fortes , etc., ou d'une habitude bachique. Lochesis conviendra aussi dans ce dernier cas.

Mercurius, si Thémorrhagie a lieu la nuit pendant le sommeil, et si le sang se coagule, à la sortie des narines, en grumeaux coniques.

Cina, convient aux enfants sujets aux vers, ou lorsque le sang sort après qu'ils ont eu fatigué les narines avec les doigts, par suite de démangeaison.

Sulphur ou carbo vegetabilis sont appropriés aux personnes qui sont sujettes à cette hémorrhagie. Elles devront en prendre une ou deux fois par semaine.

Si ces divers médicaments n'ont pu faire cesser l'épistaxis, après leur avoir donné le temps nécessaire pour développer leur action, espérez un bon effet, notamment dans l'hémorrhagie due à un grand échauffement ou à l'usage du vin, de l'immersion des mains dans l'eau chaude, et du repos ensuite. — Une grosse clef ou tout autre morceau de fer appliqué froid sur la nuque suffit souvent pour arrêter le saignement de nez.

Quoiqu'il soit en général inutile de tamponner les narines, cependant il arrive un moment où. il faut y recourir, c'est lorsque l'hémorrhagie donne d'une manière alarmante, et que le sang passe dans l'arrière-gorge et peut faire craindre la suffocation.

Le tamponnement doit se faire à l'intérieur et à l'extérieur ; à l'intérieur, on passe un fil dans chaque narine qu'on ramène dans la bouche, saisi par son extrémité, on y attache un morceau d'éponge qu'on ramène en arrière, en tirant sur l'extrémité du fil resté hors de la narine; à l'extérieur, on bourre le nez avec quelques morceaux de charpie ou d'éponge qu'on enfonce à l'aide d'une sonde ou d'un petit bout de bois.

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