‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 25 sur 270 · DE LA VIE ET DU ROLE DE LA SENSIBILITÉ. LXI · texte numérisé non relu

DE LA VIE ET DU ROLE DE LA SENSIBILITÉ. LXI

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LXH INDICATIONS GÉNÉRALES d'HYGIÈSE PRATIQUE.

moment qu'il s'est accru de manière à réveiller la conscience, du moment où il est réfléchi, il envahit encore, et il en résulte une surexcitation des organes, qui provoque en eux un nouveau surcroît de développement qui tourne toujours au profit de la fonction et au profit de la satisfaction à donner à la sensibilité. En prenant cet ordre d'idées en sens contraire, c'est-à-dire en créant des obstacles aux impulsions du plaisir, autres que ceux qui sont dans la nature des choses, en contrariant son expansion par des causes nuisibles à la loi de l'accroissement physiologique, on arrive à la douleur directement,— par la répression delà sensibilité; ou indirectement — par l'exagération même de ses effets, par ses abus.

Insistons : l'hygiène doit avoir pour but de régler l'exercice du système nerveux, de le maintenir dans un cercle assez large pour pouvoir y développer et agrandir ses aptitudes, et toutefois, assez limité pour restreindre ses écarts. La vie dans ses incidents bons et mauvais lui est subordonnée.

Un organe ou un système d'organes fonctionne avec d'autant plus d'action et d'énergie, qu'il est mieux et plus fortement constitué ; que de l'activité de sa fonction se déduit un surcroît de développement matériel, qui vient à son tour augmenter encore son aptitude fonctionnelle. Mais cette progression dans la puissance vitale devient fatale. — Sous l'influence de la volonté, qui n'est qu'un désir croissant de jouissance, l'organe grossit et s'hypertrophie, c'est-à-dire qu'il dépasse en matière et activité la part qui lui est assignée par la nature dans le jeu régulier et harmonique des actes de la vie. — L'équilibre est dès lors rompu outre mesure, et l'on est arrivé sur la pente du mal ; une cause quelconque, une imprudence vous entraîne à l'état de maladie ; le trouble et le désaccord est dans toutes les fonctions et l'anarchie est dans les actes de la sensibilité.

Les tempéraments qui, comme cela est connu en physiologie, se constituent par la prédominance d'un système organique sur les autres, offrent un exemple frappant de ces prospérités vitales. Ils préparent les prédispositions au mal en fondant l'inégalité dans les fonctions. Cette inégalité reste dans une certaine mesure compatible avec la santé à travers plusieurs générations. Mais l'abus et le renforcement héréditaire de la fonction conduit toujours et nécessairement a l'hypertrophie organique qui rompt définitivement l'équilibre ;

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