‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 31 sur 270 · LXXII INDICATIONS GÉNÉRALES D'HYGIÈNE PRATIQUE · texte numérisé non relu

LXXII INDICATIONS GÉNÉRALES D'HYGIÈNE PRATIQUE

faillance à chaque renouveau ; comme une certaine ûlle épis leptique, à laquelle il survint des taches au visage, dont la couleur et l'étendue variaient avec les phases de notre satellite ; et comme cette autre toute petite fille d'nn batelier de la Tamise qui tombait en crise spasmodique à l'heure du flux et dure/Iuocde la mer, et avec une telle précision, qu'il n'en fallait pas davantage au père pour régler ses occupations ; ils ont à compter avec la conjonction des astres et tombent en convulsion un jour d eclipse ; avec le froid intense, comme Henri M de France qui entrait en fureur toutes les fois qu'il y avait un brusque abaissement de la température ; c'est dans un de ces moments qu il fit assassiner le duc de Guise; ou encore avec la pluie comme cette fille dont les mains et les pieds, ordinairement humides, sèchent à l'approchedu temps pluvieux. -Si l'on voulait fouiller dans les archives de l'art, on y trouverait un grand nombre de cas analogues. Mais ceux que nous venons de ™PP^ chacun peut multiplier par son souvenir, car, il n est personne qui n'aU connaissance de pareils faits, suffisent amplement pour démontrer combien les santés maladives paissent impressionner par l'atmosphère lorsqu'elle est modifiée et troublée par les variations auxquelles elle est sujette.

Médicaments selon les circonstances atmosphériques. - Fuisnue les variations atmosphériques, ont prise sur nous, que nous r pouvons" fllir les influences sidérales et météorologique» - qu'elles réveillent nos prédispositions morbides et metten à nu les infirmités qui se cachent pour un temps voyons si nous n a ons pas de nouvelles et particulières indications a rempnr, et si nous ne trouverions pas dans la matière medica e de^medes propres à contre-balancer les impressions doulou reuses qui su'rgissent en nous par suite des changements ae

teiKie eïpéSemale a démontré qu'il y a des médicaments dont les effets purs se manifestent plus nettement dans certaines conditions de l'atmosphère, et impressionnent alo rorganisme plus vivement. Le médecin met a ^profit cet e circonstance pour- donner avec plus d'à-propos l'agent de cu-

^ Comme nous avons des remèdes dont l'action thérapeutique se prononce plus particulièrement le matin ou le son;, la nu ou lèlour, de même il y en a qui agissent plus spécialement pendant que la température est basse ou élevée, pendant

DE L'AIR ET DE i/aTMOSPH. EN MATIÈRE D'HYGIÈNE. LXXUI

que l'atmosphère est humide ou sèche, pendant qu'elle est troublée par le vent, la pluie, la neige ou l'orage, et même selon la position des corps célestes à l'égard de notre planète. — Aussi on donne comme suffisamment démontré, que la belladonna aggrave ses effets en plein soleil ; la pulsatilla à son coucher; que le cuprum sollicite particulièrement desspasmes et des convulsions à la nouvelle lune; que les principaux remèdes de l'hiver sont aconitum, bryonia, nuxvomica, rhus; que ceux du printemps, lorsqu'il est variable, sont rhus et veratrum, comme parmi ceux de L'été, on compte belladonna, bryonia, carbo vegetalibis ; parmi ceux de l'automne : china, mer curius, rhus. Dans les temps variables— qui remuent irrégulièrement les organisations, et mettent en saillie les maladies pour lesquelles il y a prédisposition, on doit compter sur mercurius, pulsatilla, rheum ; si le temps est sec et froid, sur aconitum, nux vomica, sulphur ; si l'humidité prévaut, sur dulcamara, nux moschata, etc.

Nous nous bornons à ces simples indications ; on peut les compléter au besoin en consultant les dernières pages du chapitre II, première partie de ce livre, mais non sans faire observer que l'important sera toujours d'adapter et de subordonner le remède principalement à l'état du ciel, et toutefois sans négliger de prendre en considération les souffrances qu'il sollicite (les symptômes).

Nous concluons au sujet de ce dernier aperçu que certains remèdes peuvent selon les circonstances être regardés et em ployes comme des agents hygiéniques ou plutôt comme agents prophylactiques ; à ce point de vue, ils ont le pouvoir, en maîtnsant les prédispositions, de prévenir les maladies en germe.

Vêtements. — Il y a aussi d'autres moyens que l'hygiène met en usage pour garantir l'organisme des brusqueries de froid et d hum.dUe de l'atmosphère ; nous voulons parler des vête-

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