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LXX1V INDICATIONS GÉNÉRALES D'HYGIÈNE PRATIQUE

les cas, il vaudrait mieux savoir sans passer; il est sain de rester nu-lèle chez soi, le jour et la nuit. C'est un sûr moyen de ne pas avoir à craindre les courants d'air et les refroidissements— qui d'ordinaire, à l'entrée de l'hiver, réveillent d'anciennes et d'opiniâtres affections, les affections catarrhales

surtout. ,,

Quant aux tissus en usage, ils sont tous bons; nous nous élevons seulement contre la coutume exagérée de la laine (gilet de flanelle). On ne doit se la permettre que dans des cas exceptionnels. Son action sur la peau est mal comprise, comme nous allons le voir.

Les vêtements qui devraient seulement servir a nous préserver contre les rigueurs du temps, ont aussi leurs abus. Nous disons, généralement parlant, qu'ils doivent être amples et légers et ils le seront toujours assez s'ils s'opposent a une émission, s'ils empêchent une déperdition inutile de notre propre chaleur; car, ils n'ont d'autre destination que de nous garantir du veut et du froid, - et à nous ménager à la surface de la peau une sorte d'atmosphère qui devient comme un réservoir de calorique - où peuvent puiser nos organes pour e fonctionnement de la vie. Et considérons en outre que cela n est presque qu'une précaution; car, comme la chaleur an.male est de 32 degrés centigrades, elle se trouve par consequen supérieure à la chaleur ambiante; elle doit, dans 1 état naturel des choses, suffire amplement aux besoins de l'organisme; se renouvelant sans se ralentir dans la poitrine par lacté respiratoire, elle peut remplacer celle que nous perdons incessamment et réchauffer encore l'air qui nous entoure, surtou si son rayonnement est limité à un espace clos, comme il

l'est dans une chambre.

Les vêtements trop étroits ont ce desavantage qu .1 faut signaler • c'est de ne pas permettre, d'une part, l'accumulation de la chaleur, et, d'une autre part, de. provoquer le frottement continuel sur la peau, qui tient, pour ainsi dire, dans un emoi constant l'activité nerveuse cutanée, en augmente la laculte de rapport et la rend ainsi beaucoup plus apte à s'impressionner des conditions atmosphériques qui l'enveloppent. - G est touiours le même mécanisme physiologique ; la sensibilité qui est poussée incessamment à augmenter outre mesure sa sphère

d' sTne 'faut pas être trop couvert, on ne doit pas non plus

DE L'AIR ET DE i/ATMOSPH. EN MATIÈRE D'HYGIÈNE. LXXV

l'être d'une manière exagérée. C'esl ce qui a lieu dans nus habitudes. Au lieu de fomenter en nous la production naturelle de la chaleur par l'exercice et l'emploi de nos facultés, nous aimons mieux nous procurer une chaleur d'emprunt en nous vêtissant à l'excès, en tenant nos maisons très-closes et en les chauffant de manière à permettre à peine le renouvellement de l'air.

Lit. — Nous faisons les mêmes réflexions au sujet de la manière dont on doit prendre son sommeil. Le lit, ce vêtement de nuit, est généralement trop mou et point assez ferme : nous parlons ici aux gens aisés et non aux pauvres (ils font comme ils peuvent). 11 se crée, sous l'édredon, une atmosphère artificielle plus chaude ; cela doit être, soit parce qu'on est couché sur la plume, soit parce qu'on est couvert trop chaudement. On dort dans une moiture constante qui énerve le corps, en jetant progressivement la peau dans des prédispositions aux refroidissements, c'est-à-dire, aux refoulements brusques des activités fonctionnelles.— Nos précautions à cet égard ne sont donc pas conformes à nos besoins. Elles sont exagérées comme toutes les mesures que l'on prend en vue de la conservation et de l'entretien de la vie. Elles font trop la part, non pas du bien-être auquel nous avons droit de prétendre, mais de la sensualité qui est une suite permanente de l'excitabilité, établie volontairement et au détriment de nous-mêmes et de notre race.

Bains. — Ajoutons ici et pour n'avoir pas à y revenir, que les bains constituent un abus, lorsque, en pleine santé, ils sont pris au delà des besoins de propreté. — L'habitude de se baigner fréquemment ne peut qu'attendrir plus qu'il ne faut, l'enveloppe cutanée, et la rendre par conséquent très-impressionnable; et celte impressionnabilitc est accrue et par les savons, es parfums et les aromates que l'on ajoute aux bains, et par là température ordinairement trop élevée à laquelle ils sont pris, « par les pratiques de massage à l'aide desquelles on déveioppe un surcroît momentané de forces.

On se baignera donc rarement, et seulement tant qu'il faudra pou, ma.nlenir la propreté et favoriser les fonctions de la peau en les tenant dans un juste équilibre, et l'on ne fera rien pour les exagérer. Aussi, point de raffinement, point de recherches

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