LXXVI INDICATIONS GÉNÉRALES D'HYGIÈNE PRATIQUE
cosmétiques dans la manière d'user les bains. Les bains seront d'une température modérée, et de courte durée; elle sera d'autant plus limitée, que l'eau sera moins chaude. On aura le soin de se sécher avec des linges froids et secs. — L'on séchera la peau par un mouvement de friction. Si le bain a été pris frais, ce sera le moyen de favoriser une réaction utile et salutaire. Le bain peut avoir abaissé la chaleur animale à la surface, le frottement la remettra à son niveau.
Il ne doit pas être question ici des bains minéraux et thermaux.
A propos de bains ordinaires, mentionnons, en passant, l'emploi de Veau froide. Il n'est pas de pratique hygiénique plus efficace pour fortifier le corps ; il n'en est pas qui provoque plus puissamment ces salutaires réactions vitales, dont l'eflet capital est d'affaiblir et de détruire même les prédispositions morbides , et de restaurer les forces des êtres les plus chétifs. Nous ne saurions donc trop la recommander dans un but de propreté et de santé. C'est un détail à ajouter à la toilette; il consiste à se laver à grande eau toutes les parties du corps, et de le faire à l'eau froide avec promptitude. Une grosse éponge ou une serviette immergée dans une cuvette sera rapidement promenée de la figure aux pieds, devant et derrière. L'essuiement avec des linges secs sera prompt et ferme. Les habits seront prestement endossés , et avant d'aller à ses affaires ou à la promenade, chacun avalera deux ou trois verrées d'eau froide. La réaction ne tardera pas à s'établir par l'accélération de la circulation du sang et de la chaleur. Dès ce moment, on est en possession de toutes ses forces et du bien-être de la vie; on se sent régénéré.
§ III. De 1» nutrition et «lu régime. — La vie est le
mouvement dans la matière organisée. — Comme tout mouvement, la vie exige la réparation des forces dépensées à son entretien, car elle ne peut durer que par le renouvellement incessant de nos forces amoindries et devenues insuffites»
L'alimentation sera donc proportionnelle à la dépense que nécessite l'exercice de la vie. Comme en tout, elle varie avec les conditions d'âge, de sexe, de travail, de saison, de climat, de tempérament et des excès en tout genre qui peuvent se commettre. — Mais la dépense ou la perte journalière de nos