LXXXVI INDICATIONS GÉNÉRALES D'HYGIÈNE PRATIQUE
cent sur le cerveau et le système nerveux une influence meurtrière; les forces s'épuisent et perdent graduellement tout leur équilibre; de là le tremblement des mains, l'incertitude de ta marche, et toutes les irrégularités de la sensibilité.
Si le vin et les spiritueux exercent de pareils effets dans l'économie animale, il est naturel que l'homœopathie s'étudie à ne pas les mettre en concurrence avec les remèdes qu'elle prescrit dans le traitement des maladies. Elle ne peut vouloir mettre en opposition deux substances qui se neutraliseraient, ou plutôt dans laquelle succomberait l'action médicamenteuse , l'isolement d'un remède quelconque étant la condition rigoureuse de
son effet curateur.
Toutefois, du moment que l'usage du vin est devenu un besoin de la vie par suite d'une longue habitude, il peut être tolère et conservé au malade; mais alors il sera mitigé par leau. Hors ce cas, il entravera toujours la guérison, etile plus souvent la rendra impossible.
En considération de ce qui précède, le vin, par la vertu tonique et excitante qui lui est propre, sera recommandé aux santés laibles et délicates, aux tempéraments froids et qui manquent d enereie, aux gens dont le système nerveux estallangui et épuise par le travail, par l'emploi continuel des forces musculaires; aux enfants scrofuleux, aux femmes lymphatiques et a fibres molles. Ce ne sera jamais qu'exceptionnellement qu il sera prescrit dans sa pureté. Pour l'ordinaire boisson, il sera coupe avec beaucoup d'eau. -Mais cependant, lorsqu on a une forte et plantureuse organisation, il faut en faire un usage tresmodéré. Ce serait assez d'en prendre une fois par jour, dans un seul repas. Si l'on en exagère l'usage, ce ne sera pas sans danger pour l'avenir. Tant qu'on est dans la force du tempérament, cela est bien, on le supporte facilement, on double ses forces et sa vie. Mais qu'on sache bien qu'arrive a un certain âee le passé porte ses fruits : on se trouve en face de la goutte, des'hémorrhoïdes, de l'apoplexie ou d'un étal d'hydropis.e par
affection du cœur. . .
Si le vin naturel a ses dangers dans l'abus, que penser de la gravité des accidents qui peuvent être la suite de 1 usage du vin frelaté? (Vojez p. 68.) -Ceci est une question moins du ressort de l'hygiène que de la police médicale.
Un des dérivés du vin le plus employé , et qui a son impor-