‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 45 sur 270 · LXXXV1II INDICATIONS GÉNÉRALES D'HYGIÈNE PRATIQUE · texte numérisé non relu

LXXXV1II INDICATIONS GÉNÉRALES D'HYGIÈNE PRATIQUE

dérant l'homme dans ses rapports avec l'atmosphère , nous voyons un être passif, obligé de subir la conséquence de sa position avec l'impossibilité de s'y soustraire ; car on ne se soustrait pas aux conditions de la vie même. Sa volonté peut un peu les modifier; voilà tout. - Mais considéré comme être actif et libre, sa volonté peut presque tout à l'égard des matériaux de son alimentation; il peut choisir, transformer ses aliments et ses boissons; il le peut, selon ses besoins et ses caprices, hors toutefois les cas exceptionnels , tels que la disette ou la pauvreté, qui sont une nécessité permanente de privations. 11

faut subir sa loi.

Le régime étant un acte volontaire de l'homme, c est a l'homme à lui donner une bonne et salutaire direction. A défaut de l'instinct obscurci par la pratique empirique de la vie, il s'adressera à l'expérience , qui s'éclaire de l'observation et de la science.

4 Le régime, c'est comme le redressement des lois déviées de l'instinct conservateur; c'est comme le défaut de lumières naturelles dans la voie normale de la vie. - L/homme ne subit pas la nécessité d-es choses nées de l'état social, sans qu'il ne se sente et ne se croie modifié dans son organisation et dans ses aptitudes. Ses besoins purs sont faussés, et ce qui lui semblait d'instinct le mieux indiqué est mis àa^Ujugement, altéré par des appétits factices ou dénatures, hésite sur l'adoption et l'emploi de ce qu'il y a de plus salutaire e la préférence est donnée à ce qui satisfait le plus la sensualité : intempérance en est la conséquence la plus ordinaire; et 1 intempérance en tout, c'est-à-dire l'abus dans la satisfaction de nos besoins, après avoir exalté la sensibilité générale et la sensibilité relative à chaque fonction, amène le dégoût de toutes choses,avec l'affaiblissement graduel de l'organisme. On est blase ; et 1 on ne peut sortir momentanément de l'insensibilité physique et morale où l'on est tombé que par des excès qui finissent par nous ôter la faculté de jouir.

Celui donc qui ne sait pas être tempérant ne saurait avoir le goût du vrai plaisir. - Le régime, qui n'est que 1 étude raisonnée de ce qui convient à l'entretien de la santé peut seul nous réintégrer dans les conditions normales de la vie, lorsque nous nous en sommes écartes.

Le régime,comme. il doit s'oindre, considère non-seulement

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