DE LA NUTRITION ET DU REGIME. GXIU
qu'un des moyens de supporter le froid de la saison est de se couvrir beaucoup, de boire chaud, et d'user de boissons alcooliques. On cède là à une habitude purement empirique. Loin de répondre au but que l'on se propose, elle ne fait que prédisposer davantage aux refroidissements, aux rhumes, aux affections catarrhales, maladies si fréquentes dans cette saison. Il faut réformer cette habitude, aussi bien que les précautions irrationnelles dont on s'entoure. — Ainsi, au lieu de faire usage de boissons spiritueuses, excitantes et chaudes, on fera justement de boire habituellement froid, et de l'eau pure. On comprend que la réaction vitale qui suit cette pratique est autrement efficace pour lutter contre le froid que la chaleur artificielle dont on a le soin de s'entourer. (Voyez, plus loin pages 2^ 72, 24, 27, 40, 47, 43.) ' '
Que dire des restrictions imposées par des rites religieux à l'alimentation trop animalisée, pendant certaines périodes de Tannée, comme les jours de maigre de la semaine, le jeûne aux Quatre-Temps et pendant la quarantaine de carême, sinon qu'au point de vue purement hygiénique, c'est une mesure disciplinaire appliquée à la force vitale? Peut-être a-t-on pensé qu'il y a des circonstances dans la vie physiologiqueoù il est nécessaire de refréner l'activité vitale, qui peut, au printemps ou à l'â^e de puberté, faire des écarts si elle est exagérée par une nourriture trop forte. Le système nerveux, surexcité par la crise de quinze ans ou par le retour du printemps, qui est pour nos climats l'époque de la recrudescence de la vie universelle pourrait s'impressionner de manière à troubler la régularité des fonctions, d'où sortirait l'état de maladie, s'il n'était retenu par une certaine abstinence. La force vitale, dans nos organisations entachées de quelque vice héréditaire ou de quelque inégalité na tive, tend à se porter en excès sur la partie la plus excitable Elle a besoin d'être retenue ; on remplace l'alimentation animalisée par la nourriture végétale, et même par le jeûne. Dans certains monast ères, on allait jusqu'à la saignée. C'était là ce qu'on apvo pITT \ 7îVle--Mais l'homœopathie a d'autres rSe El / ' " ?rCe VUale d0U êt,'e «^^tenue, et non brer HVn ,P°Se d age"lS ^ 0tlt Ia Puissa"<* de l'équili-
au' ht ss fav""01' r^tivilé- E'le ne sa,,iait d011c ^mqet t e qu il puisse y avoir surabondance de force vitale.
Nous passerons sous silence ce qu'il y aurait à dire en matière
XC1V INDICATIONS GÉNÉRALES D UYG1ÈNE PRATIQUE.
d'hygiène, au sujet des fluides sécrétés et excrétés, tels que le lait, les sueurs, les urines, les sérosités, les mucosités, etc., dont la perte excessive, dans certaines circonstances, occasionne une soustraction notable de forces (pages 31 et 32); mais nous ne ferons pas de même quant à la sécrétion, qui donne le suc prolifique. Nous en dirons un mot.
Les organes destinés à la propagation de l'espèce humaine n'ont, à l'égard de leurs fonctions, qu'une existence temporaire. L'homme ei la femme ne sont complets qu'entre l'âge de puberté et l'âge de retour. Entre ces deux époques est l'âge de la puissance, âge où l'homme et la femme sont en pleine possession de l'existence. La vie coulant à plein bord, ils peuvent la déverser sans porter atteinte à leur force individuelle. Avant et après cette époque, il y a abus. ^
Le réveil des organes génitaux se fait par une révolution qui marque l'âge pubère. C'est le moment où l'organisme jouissant de son intégralité, soit dans ses appareils de nutrition, soit dans les organes des sens, se complète par l'aptitude dont n'était pas encore doté le système sexuel.
Le sentiment de bien-être qu'on éprouve, lorsqu on jouit d'une santé régulière, résume les plaisirs plus ou moins vifs qui appartiennent en particulier à chaque besoin satisfait. 11 n'est pas une nécessité, il n'est pas une fonction qui ne s accompagne, naturellement exécutée, d'une certaine volupté. Voila pourquoi nous sommes si avides de la vie, malgré nos misères Mais ce qui devrait faire notre bonheur par 1 usage, fait notre malheur par l'abus. Nous anticipons même sur le temps, dans les joies qui nous sont promises, tant est puissant pour nous l'attrait du plaisir. Nos mœurs efféminées, notre vie sensuelle, semblables dans leurs effets à une serre chaude, donnent aux enfants une précocité effrayante. Les fruits qui mûrissent promptement ne sont pas de garde. - La grande sensibilité dont ils sont doués les porte souvent, maigre eux, a des pratiques dont malheureusement ils ne comprennent pas d abord les Lribles conséquences. - 11 faut dans ce cas beaucoup de surveillance et une extrême sévérité. Le système nerveux, ce evier de la vie, tourmenté par les secousses convulsées qui lui sont imprimées, perd son équilibre, et met en péril la san e et a v è Les enfan s, les adolescents, qui promet aient une belle a. té "et d'heureuses dispositions, sont arrêtés dans leur crois; an e et dans leurs aptitudes : on en a vu devenir râchitiques