II. - OPÉRATION ABDOMINALE EXTR APÉR ITONÉALE
Pour éviter l'infection du péritoine, lorsque les urines sont infectées, plusieurs auteurs ont pratiqué la greffe vésicale de l'uretère par la voie extrapéritonéale.
Déjà Novaro, dans sa première opération, alla à la recherche de l'uretère par la voie transpéritonéale, fixa ce conduit à la vessie et, prolongeant ensuite l'incision du péritoine sur la paroi vésicale, détacha la séreuse de manière à pouvoir la fermer au-dessus de l'uretère qui resta ainsi en dehors de la cavité péritonéale. Plus tard, en 1894, Weit(2) prolongea l'incision du péritoine jusqu'à la symphyse, détacha la séreuse de la vessie, pour aller à la recherche de l'uretère et, après avoir suturé le péritoine, implanta extra péritonéalement l'uretère à la vessie.
Par un procédé analogue, Witzel commence par chercher l'uretère après avoir fait la laparotomie, suture le péritoine et pratique ensuite extrapéritonéalement l'anasmatose urétéro- vésicale.
Il est inutile de commencer par faire la laparotomie. En 1894, Israël pratiqua la greffe vésicale de l'uretère, en décollant le péritoine à l'aide d'une incision iléo-inguinale.
Eu Allemagne, on a souvent employé un autre procédé extrapéritonéal décri I par Mackenroth : on fait l'incision sur le bord externe du muscle droit, ce qui me paraît devoir gêner beaucoup les manœuvres.
En réalité, il est souvent facile de pratiquer la greffe vésicale de l'uretère parla voie extrapéritonéale, qui parait préférable dans les cas infectés. La technique de la greffe est celle que nous avons décrite, à