Muscle rccto-urétral.— 6. Muscle recto-coccygien
deux bulbo-caverneux. Ce petit raphé blanc, repère précieux qu'il faul suivre d'avant en arrière dans la prostatectoinic périnéale, donne donc insertion, de chaque côté, aux fibres du sphincter, et cette insertion se continue tout le long du raphé qui contourne, avec le bulbo-caverneux, la face postérieure du bulbe. Ici, ce sont les libres de la portion profonde du sphincter anal qui viennent prendre insertion. Il y a donc,
entre le bulbo-caverneux et le sphincter anal, une longue ligne d'adhérences, d'abord horizontale, puis recourbée sur la face postérieure du bulbe : elle doit être entièrement sectionnée pour que le périnée postérieur se détache du périnée antérieur.
Mais alors se présente un autre obstacle, qui fixe le rectum et l'empêche de se laisser refouler en arrière, c'est ce qu'on appelle le muscle recto-urétral. Jl n'y a pas de muscle recto-urétral, il y a des muscles recto-urétraux. Ce sont des fibres lisses, parties de la face antérieure du rectum et convergeant vers l'urètre membraneux. Vu de coté, c'est une sorte d'éventail ouvert en arrière et dont le sommet se perd dans le sphincter de l'urètre membraneux (fig. 546). Si, on coupe ces faisceaux au ras du bulbe, on s'aperçoit à peine de leur présence; si.
Kij;. 347. — Rapports de la prostate avec la vessie. La moitié gauche de la paroi vésicàle : été enlevée pour laisser voir les rapports, en arrière, de la portion de colle paroi corres pondant an trigone.
an contraire, on s'égare en arrière, il faut les sectionner sur une assez grande hauteur.
Ces fibres coupées, on arrive dans l'espace décollable rétro-prosjta- Lique, séparé de la face postérieure de la prostate par l'aponévrose prostato-péritonéale.
Rapports de la face hypogastrique. Voyons maintenanl les rapports de la glande avec la vessie.
Dans un travail en collaboration avec M. Motz, j'ai montré que la prostate ne s'étend pas au-dessous du trigone.il y a naturellement, tout autour du col, une zone d'adhérences entre la vessie et la prostate, puisque la musculature vésicale se continue avec la musculature de l'urètre prostatique. Mais au delà, la vessie ne repose sur la prostate qu'au niveau de la partie supérieure des lobes latéraux, de chaque côté de la ligne médiane. Cette zone de contact est une simple bande, longue de 12 à 15 millimètres, et s'étendant en arrière et en dehors. Or cette zone est située, de chaque côté, en dehors du bord correspondant du trigone. Au contraire, la partie moyenne de la base prostatique n'est en contact avec Taire du trigone que tout à fait en avant, immédiatement derrière l'orifice du col; on trouve là les quelques lobules préspermatiques qui, hypertrophiés, formeront le lobe médian. En arrière, les canaux éjaculateurs, les canaux déférents et la pointe des vésicules séminales, séparent la base prostatique de la base vésicale. Walker, qui a récemment étudié de nouveau ces rapports, arrive à peu près aux mêmes résultats. On voit donc que, normalement, les rapports entre la vessie et la prostate sont peu étendus. 11 n'en est pas de môme dans l'hypertrophie prostatique : c'est pourquoi l'ablation de l'hypertrophie par la voie transvésicale est possible, alors qu'il est très difficile d'extirper ainsi une prostate normale.
Urètre prostatique. — Au sortir de la vessie, l'urètre traverse la glande prostatique, laissant en arrière de lui la plus grosse partie de cet organe. Cette première portion, portion prostatique de l'urètre, est en moyenne longue de 3,5 cm. Il est un peu plus large à sa partie moyenne.
En général, la majeure partie de la prostate est derrière l'urètre; c'est une anomalie que la présence d'un segment prostatique important en avant; mais il y a presque toujours un isthme pré-urétral, seulement cet isthme est le plus souvent musculaire et conjonctif et ne contient que des glandes intra-sphinctériennes.
On dit en général, que dans les trois quarts supérieurs, l'urètre est plus près de la face antérieure de la prostate, tandis que, dans le quart inférieur, il est au milieu ou môme en arrière. A l'époque des tailles périnéales, on mesurait soigneusement les différents rayons allant de chiffres ont perdu de leur intérêt.
Sphincter.
Veru, mont.
WjS.— Cctn. éjacul.
WjJ. .... Utri.prost.
Can. princ.
''■ deprostate.
f- Gl. prostat.
Crête.
Fi g. 54*. — Urètre prostatique.
(D'après Jarjavay.)
urètre à la superficie, mais ces
Lorsqu'on incise l'urètre prostatique au niveau de sa paroi antérieure, on découvre sa paroi postérieure qui présente une saillie oblongue et médiane, large à sa partie moyenne, effilée à ses extrémités : c'est le colliculus seminalis ou veru-montanum. 11 mesure environ 5 millimètres de hauteur à sa partie moyenne; il se prolonge vers le col, par une crête (crête du veru-montanum), tandis que son extrémité inférieure se bifurque, formant les freins du veru montanum.
Au sommet du veru, une pente mince et allongée, suivant l'axe du canal, conduit dans Putricule prostatique. De chaque côté, deux petits orifices indiquent l'embouchure des canaux éjaculateurs. Enfin, plus en arrière, débouchent les orifices des canaux prostatiques. Riolan en comptait 3, Jarjavay 7 à 8 de chaque côté, mais Sappey a montré que chaque dépression contient 5 ou 4 orifices, ce qui ferait 45 à 50. Ces orifices sont rangés de chaque côté du veru montanum. Griffiths décrit, en outre, des orifices spéciaux, situés à la partie supérieure du veru-mon-
Vés. f>â ii.
Éperon.
Ampoule du / 0 •■'^Xlff ■'" Vm
défér. ' fi >'v IflflfT- — — -iB Cou. éjacul.
Orifice du |S. ' «fnftV: ■ — Mil Prostate.
citn. éjacul. V f lifojn '