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III. — SOINS POST-OPÉRATOIRES

Chaque opération nécessite des soins ultérieurs, dont dépend en grande partie le succès, et qui seront exposés pour chacune d'elles. Je n'indique ici que très sommairement les soins qui conviennent à tous les opérés.

Le jour même de l'opération, on commencera à donner de l'eau par cuillerées à cale ou de petits morceaux de glace, aussitôt que le malade pourra les supporter, en général quelques heures après l'opération-, et on augmentera ensuite graduellement la quantité d'eau, sans pourtant provoquer des vomissements. Il est inutile d'infliger aux malades, comme le font habituellement les infirmières, la torture de la soif.

Les douleurs seront calmées par l'emploi de la morphine, qu'on peut au besoin employer déjà trois ou quatre heures après l'opération. Lorsque la quantité d'urine rendue par le malade dépasse 200 centimètres cubes, je permets jusqu'à 2 ou 5 centigrammes de morphine dans les 24 heures. Je n'ai jamais vu aucun inconvénient à cette pratique.

Quarante-huit heures après l'opération, je fais donner un grand lavement évacuant et le troisième jour, au matin, une purgation saline : s'il y a quelque élévation de la température, la purgation, abondante, est donnée dès le deuxième jour.

Je lais alimenter rapidement les malades : le deuxième jour, si l'état de l'estomac le permet, ils prennent du lait et du bouillon ; dès le troisième de petits potages et des œufs. La boisson préférable est l'eau d'Evian; si le malade le désire, on peut lui permettre de boire un peu de vin avec de l'eau.

Les accidents post-opératoires, autres que ceux déjà signalés, seront étudiés en particulier après chaque opération.

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