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NEPHROPEXIE. 117
tats parfaits, point n'est besoin de compliquer inutilement l'opération.
Néphropexie capsulaire. — Pour éviter les inconvénients des néphropexies sans suture et des fils parenchymateux, un grand nombre de chirurgiens, parmi lesquels Edebohls, Eve, Werelius, etc., emploient des procédés de néphropexie capsulaire. Par le procédé de néphropexie capsulaire que je décrirai bientôt, je fixe le rein à l'aide de quatre lambeaux capsulaires. On obtient ainsi la parfaite fixation du rein en bonne position, tout en évitant les inconvénients des fils parenchymateux.
Nature et nombre des fils qu'on doit employer. — L'expérimentation démontre que les fils qui traversent le parenchyme du rein déterminent la formation d'une traînée scléreuse qui suit le trajet du fil. Cette lésion se produit avec toutes les variétés de lils employés et se produirait encore si on ne faisait que traverser le rein avec une aiguille. On a employé successivement, pour la néphropexie, les fils de soie, de tendon de kangourou, de catgut et d'argent; on a aussi fixé le rein avec un tendon du long dorsal du malade opéré.
L'expérimentation démontre que la zone de sclérose déterminée par le passage des fils rénaux est à peu près semblable dans tous les cas ; peut-être est-ce le fil de soie qui détermine le plus de lésions, parce qu'il coupe plus facilement le parenchyme rénal.
Je rejette l'emploi des fils de soie parce que, souvent, ils ont donné lieu à des douleurs qui ont cessé lorsque, en incisant la cicatrice, on est allé les chercher. Tel est le cas d'une malade de Pozzi que j'ai pu observer; tel encore celui d'un homme opéré par Péan, à qui j'ai dû enlever les fils fixateurs, un an après l'opération. D'un autre côté, j'ai relevé 7 cas de fistules consécutives à la néphropexie pratiquée avec des fils de soie (2 cas de Picqué, 2 de Courvoisier, et trois autres d'Angerer, Rotter et Stonham) tandis que je n'ai vu signalée qu'une seule fistule consécutive à l'emploi des fils de catgut. (Nous insisterons plus loin sur l'existence de fistules dues au passage des fils dans les calices).
Le tendon de kangourou est aujourd'hui abandonné.
Le fil d'argent a été employé par Jonnesco ; il traverse les deux bords de la plaie et le rein par deux fils en U, qu'il laisse en place, pendant une dizaine de jours; le rein est, en outre, décortiqué sur son bord convexe et \\xc le long de la dernière côte, l'extrémité antérieure en avant. Je crois que la position ainsi donnée au rein est antiphysiologique, et je ne \<>is pas l'avantage que le fil d'argent présente sur de bons cataguts; il paraît plutôt devoir augmenter le traumatisme du parenchyme rénal.
PoullctC), de Lyon, a décrit la néphropexie tendineuse qui consiste à