ET LE REIN EST ATROPHIÉ
Dans ces cas, au début de la décortication, on ne sent pas la surface ferme du rein. Parfois, les doigts avancent profondément dans la masse graisseuse, qui se déchire sans s'écarter, sans que, pendant un temps, on arrive à voir le rein. Il suffit de continuer méthodiquement, en se dirigeant en arrière et en dedans, pendant qu'on prie l'aidede repousser, d'avant en arrière, la paroi abdominale avec le poing fermé.
Dans ces cas difficiles, les pinces à cadre, destinées à saisir l'enveloppe graisseuse, déchirenl souvent le tissu qu'elles essaient d'attirer pour l'écarter, el il vaudra mieux s'aider de larges écarleurs qui rel'oiilenl
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la graisse friable et indurée. A un moment quelconque, on finit par sentir ou par voir la surface du rein; parfois même, lorque le rein est complètement atrophié, on sentira les calculs avant d'avoir vu le rein. Lorsqu'on est arrivé sur le rein, on poursuivra le mieux possible la décorti cation, extra ou sous-capsulaire, comme on le pourra, de manière à le dégager le mieux possible; parfois la décortication digitale sera impossible et c'est avec prudence, à petits coups de ciseaux, qu'on arrivera à dégager le rein. 11 n'est d'ailleurs pas nécessaire que la décortication rénale soit très étendue, lorsqu'on n'a pas le dessein d'extirper le rein : il suffit de se frayer une route jusque sur les calculs. La compression du pédicule se fera, dans ces cas, en profitant, le mieux possible, des parties décortiquées, mais cette compression sera parfois irréalisable. Dans l'espèce cela n'a pas beaucoup d'importance, parce que, lorsque la périnéphrite lipomateuse est à ce point développée, le rein est luimême fortement scléreux, ses vaisseaux sont très épaissis, oblitérés même, par places, et l'incision du parenchyme saigne peu. Hardiment, sans aucune compression pédiculaire, on incisera le rein.