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Tome I

Ce dernier stade des fiévres ,. comme étant le plus prés de la convalescence, doit étre traité avec de grandes précautions , soit par les médicamens, soit par le régime ; autrement, une erreur commise pourrait troubler les crises et causer des rechutes ou des maux secondaires.

Pour connaitre au juste le temps où il convient de modérer le traitement ou de n'en em-

ployer aucun, il faut remarquer avec grand

soin Jusqu'à quelle époque la fièvre décroit encore, et quand commence la convalescence.

Lie décroissement présente encore quelques

caractères particuliers de la fièvre précédente. La convalescences'accompagne des phénoménes les plus légers et les plus généraux d'une lésion

de santé en général, ce qui ne désigne aucune maladie en particulier.

Nous prétendons , avec tous les médecins , que la convalescence demande aussi les plus grandes précautions , sur-tout par les raisons suivantes :

Ou-bien , la fièvre laisse aprés elle une certaine diathése particuliére ; ou bien, il faut craindre certaines suites auxquelles quelques

fiévres ont une tendance spéciale. Souvent aussi il reste , long-temps encore après la maladie,

une faiblesse remarquable.

Nous ferons encore quelques remarques gcnérales sur le régime.

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Une température modérée de l'air convient trés-bien dans presque toutes les fièvres. Plus celle température est égale pendant tout le cours de la maladie, plus elle est salutaire.

Dans toute fièvre, soit épidémique , soit contagieuse , on doit faire une trés-graude attention aux fonctions de la peau. Ces fièvres viennent par la peau, et commencent toujours au moins par une lésion des fonctions du système cutané.

Dans toute fièvre continue critique, la nourriture doit être trés-légóre, quand méme l'appétit subsisterait. En effet, la digestion estalors | languissante, et la nutrition nesexécute presque pas. Les fébricitans ne supportent point les viandes et les substances grasses, et un médecin prudent ne doit pas les permettre avant la crise.

On doit accorder plus facilementles bouillons de viande, sur-tout à cause de l'habitude ; mais le régime végétal conyient mieux en général , sur-tout les.crémes des plantes céréales et les fruits acidules cuits.

11 faut que la boisson soit abondante, ou au moins suivant le désir du malade: elle ne doit jamais être froide. Les partisans de l'incitabilité ont entièrement négligé dans leur méthode de traitement la perte énorme des fluides qui a lieu dans les fiévres, qui ne peut pas être réparée par le seul appareil médicamenteux.

Je ne crois rien pouvoir dire de mieux sur la boisson dans les fiévres, que ce qu'a dit De Haen, dans le tome :.*' de son Ziatio medendi.

Voilà les remarques que nous avions à faire sur la pratique des fièvres en général, pour éclairer autant que possible la méthode de traitement employée dans notre clinique. Notre intention a été d'exposer en général ce qui convient dans chaque fièvre, et ce qui est contraire.

La nature et les caractéres particuliers des fiévres demandent aussi un traitement particulier. Ces caractéres spéciaux et prédominans sont l'inflammatoire , le gastrique, le nerveux, le putride, l'exanthématique, le froid ou cachectique, et leurs complications.

Dans le cours de cet ouvrage nous ferons, sur chacun de ces caractéres fébriles , des ré- Ílexions extraites de nos observations dans notre école, et par conséquent de la pratique elleméme.

Ce que les médecins instruits trouveront à corriger ou à censurer dans cet ouvrage, d'aprés leur expérience , nous le reconnaitrons avec docilité ; mais nous rejetterons les critiques insensées des hommes ignorans dans la pratique. Il leur sera aisé de parler contre nous; car nous ne leur répondrons pas.

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