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avec la fièvre primitive, et qui peut être produit par des affections de l’ame, des miasmes accidentels, etc.
De-là, nait une fiévre nerveuse qui n'est ni vraie ni fausse; c'est seulement une complication du caractère nerveux avec une fièvre déjà existante , dont il n'est ni la cause ni l'effet; mais, dans ces cas, il mérite également une grande attention de la part du médecin , et offre souvent les indications principales.
Les actions vitales languissantes ne peuvent pas produire une crise salutaire, les efforts de la nature étant alors nuls ou insuffisans (à moins que notre art n'y contribue; et il est puissant dans ces cas). Dans les fiévres contagieuses, l'action de la contagion accable les forces vitales ; mais quand, aprés une période déterminée, cette action est passée , la vie persistant toujours, les forces renaissent, et l'on peut attendre des changemens salutaires.
Nous expliquerons ailleurs quelle est notre méthode de traitement dans chaque espéce d'état nerveux ; en quoi elle ressemble à celle des autres médecins, en quoi elle en différe ; et enfin. quel en est le résultat dans cette école.
Quil nous suffise d'avertir ici que nous faisons toujours les plus grands efforts pour étouffer les premiers symptômes de ce caractère.
PRATIQUE. 307 nerveux dés leur origine : s'il convient de s'opposer aux commencemens d'un mal, c'est certainement dans cé cas.
Quatre remédes puissans nous ont sur-tout paru efficaces pour atteindre à ce but, et nous ont souvent réussi : ce sont les émétiques, les vésicatoires , le camphre et l'arnica.
Mais, dans leur usage et dans leur choix, il faut faire grande attention au caractère précédent de la fièvre. Il faudrait donc donner ici plusieurs régles de pratique que nous renvoyons à un traité plus étendu sur le traitement de ces fiévres. Nous ne parlerons ici que des signes qui peuvent annoncer le premier développement du caractére nerveux.
Les causes précédentes apprennent peu de chose , et ne déterminent jamais le temps de ce premier développement.
On pourra se fier davantage à la réunion de plusieurs symptômes morbides ; tels sont les SUiVans : |
Un trouble particulier du cerveau, des vertiges, une grande difficulté de tenir la tête droite , des bourdonnemens d'oreille, la difficulté de l'ouie ;
Une indifférence d'esprit, un délire nocturne ou une typhomanie persistante, ou une espèce de somnambulisme ; |
La sécheresse de la langue, qui commence toujours par la pointe de cet organe, la diminution de la transpiration , et la sécheresse de toute la surface cutanée ;
Le ventre un peu relâché ; car les évacuations intestinales remplacent les évacualions cutanées ; les urines limpides et assez abondantes, le météorisme de l'abdomen :
La chaleur mordante augmentant au toucher;
Un état de prostration des forces animales ; non pas une faiblesse fausse avec lassitude, mais une faiblesse vraie, etune langueur quine peut être surmontée que par de grands efforts : de-là, le poids énorme du corps, la situation négligée la difficulté de parleret de remuer la langue;
Le pouls vraiment faible, petit, mou, et diversement fréquent. IL ne faut pas confondre cet état avec l'oppression du pouls. Dans ce dernier cas, l'artère est continuellement dilatée et sa contraction est faible. De-là , ce mouvement obscur, et qui en impose pour de la faiblesse. Le pouls vraiment faible est petit, la contraction de lartére est facile ; mais sa dilatation est moins prompte et moins libre.
Tout cela dépend beaucoup de la quantité et de la qualité du sang, et de son passage plus ou moins abondant dans les veines. .
Quelques médecins soutiennent que l'inéga-
PRATIQUE. ^: 309 lité du pouls est un des signes les plus certains de sa débilité : notre expérience ne confirme pas cette opinion.
J'avoue que dans l'affaiblissement des forces vitales, accompagnées d'éréthisme, les pulsations des artères doivent présenter de grands changemens; inais l'état des viscères affectés doit beaucoup contribuer à cette variabilité du pouls; c'est ce que prouve la vacillation du pouls dans la péripneumonie grave et dans l’hépatite, sans qu'il y ait aucun caractère nerveux.
Dans la fièvre nerveuse stupide, avec laquelle le typhus a un grand rapport, les pulsations des artères sont en général moins variables et moins fréquentes.
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