‹ Médecine pratiqueChapitre 31 sur 63 · DE L'AUTEUR. XIE · texte numérisé non relu

DE L'AUTEUR. XIE

confirmées, seraient aussi utiles que des découvertes. Ce n'est que d’après des observations sans cesse réitérées sur la nature et le traitement des maladies, que l'on pourra peut-étre un jour parvenir à établir des préceptes de Médecine certains et infaillibles.

C'est pourquoi nous avons toujours soin de comparer la pratique des autres Médecins avec la nôtre, ainsi que les diverses méthodes de traitement, et nous remarquons les différens résultats. On peut parvenir au but qu'on se. propose par divers chemins ; mais la voie.la plus courte et la plus sûre est toujours celle que nous choisissons.

Ainsi , dans les fiévres où se montrent sur-tout les efforts salutaires de la nature, les malades ne périssent pas tous, quoiqu'on ait employé un trés-mauvais traitement: bien plus, les méthodes de traitement les plus contraires et les plus opposées amènent quelquefois le retour de la santé, ou àu moins ne l'empéchent

VI PRÉFACE DE L'AUTEUR

à " les guérit d’une maniére sûre par les saignées et les décoctionsmucilagineuses?

Pourquoi, au contraire, ne chercheraiton pas un nouveau remède contre les fièvres intermittentes , si le quinquina commence à manquer?

On doit préférer les découvertes qui dérivent des observations , à celles qui dérivent des raisonnemens. En Médecine, comme en physique, les théories doivent étre fondées sur les observations, et non les observations sur les théories.

Si quelques personnes douces d'une imagination vive, et qui se plaisent à des recherches profondes, veulent découvrir par diverses voles des vérités cachées , Je leur abandonne volontiers cette tâche.

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