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Tome 1I

Maladies sporadiques.

Parmi les maladies sporadiques de ce mois, une céphalalgie chronique et une hydropisie méritent notre attention. La premiére de ces maladies, qui paraissait nerveuse, fut guérie en huit jours; elle existait chez une servante d'une constitution faible, et provenait d'affections tristes. Un vésicatoire à la nuque que l'on fit suppurer, et une infusion de valériane avec la liqueur anodyne, rétablirent promptement la santé. L'opium employé à diverses doses, augmenta encore l'excitation cérébrale et les douleurs, ce qu'il fait assez souvent,

Une hydropisie anasarque , peu intense, et qui n'était pas accompagnée de symptômes rraves, devint tout-à-coup mortelle chez un jeune homme. Un érysipéle des jambes, qui disparut subitement et se porta sur les intesüns, fut la cause de la mort : c'est ce que confirma l'ouverture du cadavre.

Février 1908.

LE froid augmenta dans ce mois. Les neiges furent rares; la température fut séche et sereine. À la fin du mois, le froid devint très-vif.

La plus grande hauteur du thermomètre fut de 9 d. '/, du 7 au 9. La moindre fut de 10 d. au-dessous de o le 29.

La plus grande élévation du baromètre fut de 28 p. 11 L ?/, le 21. Son plus grand abaissement fut de 27 p. 10 1. '], le 12 et le 13. |

La plus grande variation subite, pour le thermomètre, fut de 8 d. d'abaissement du 9 au 10; et pour le baromètre, de 5 l. '/, d'abaissement du r1: au 12.

Les vents dominans furent le nord-ouest et l'ouest.

Maladies épidémiques.

IL y eut plus de femmes malädes que.

d'hommes. On vit peu de fiévres intermittentes; elles paraissaient quotidiennes, mais, quand on les observait plus attentivement, on reconnaissait qu'elles étaient double-tierces, presque continues, sans apyrexie bien franche. Elles avaient au commencement le caractère inflammatoire ; les remèdes toniques, les simulans et le quinquina leur étaient contraires.

La constitution inflammatoire prit encore de laccroissement, et augmenta avec le froid.

On vit plusieurs péripneumonies, dont quelques - unes furent violentes. Il y eut aussi des péritonites et des hépatites ; mais toutes ces maladies cédérent aisément aux antiphlogistiques.

Les affections rhumatismales et arthritiques

continuèrent à régner dans la ville, quoique la gelée fût sans humidité.

L'épidémie de rougeoles commença et augmenta dans les mois suivans. Ces rougeoles furent bénignes, ce qui est assez ordinaire dans les constitutions inflammatoires.

On observa aussi des érysipéles qui, à cause du caractére particulier qu'ils offrirent dans ce mois et dansle suivant, ne nous parurent pas de nature sporadique. à

Pour en tracer le tableau , nous allons en donner un exemple avec quelque étendue.

Une cuisiniére avait eu autrefois plusieurs érysipèles de la face, pour s'être approchée trop prés d'un feu ardent; cependant, depuis dix ans, elle n'en était plus incommodée. Un jour, ayant beaucoup sué dans un lit de plume pendant la nuit, elle se leva dans une cuisine froide, et alla au marché avec ses vêtemens mouillés; au milieu du chemin, elle se sentit atteinte d'une lassitude spontanée, avec douleur à la tête, principalement au front, et gonflement des parotides. A midi, elle fut saisie de fièvre avec horripilation, et forcée de se mettre au lit.

Le lendemain , un érysipèle intense se manifesta sur toute la face avec chaleur fébrile ; on einploya des moyens domestiques.

Le troisiéme jour, douleur, rougeur, tension, prurit et tuméfaction de la face et des glandes adjacentes, avec augmentation de la fièvre.

Le quatrième jour, elle entra dans notre clinique , après avoir déliré la nuit. La céphalalgie était vive, la face était énormément tuméfiée jusqu'aux oreilles, et les yeux fermés par le gonflement des paupières; la peau présentait une rougeur foncée , le cou était roide, la fièvre violente, le pouls trés-fort. Nous prescrivimes la décoction d'althea avec le rob de sureau, et extérieurement les fomentations séches.

Le cinquième jour, les symptômes s'adoucirent ; les règles commencèrent à couler.

Le sixième jour, la pesanteur de tête, la tuméfaction de la face, la rougeur et la douleur diminuèrent; l'épiderme commença à former de petites écailles. Cependant la respiration était encore difficile , l'abdomen sensible au toucher, le ventre resserré ; les règles ne coulaient plus; la fiévre était vive et le pouls concentré, nous pratiquàmes une saignée.,

Le septième jour, la desquamation de la face continuait, la respiration était plus facile, l'abdomen moins douloureux, le ventre libre, la fièvre plus légère ; les règles ne paraissaient toujours pas.

. Le huitième jour, la rougeur, la tuméfaction et la douleur de la face disparurent ; cependant la partie antérieure du cou était encore profondément rouge et brûlante; la fièvre était moindre. Nous ajoutàmes le camphre aux remédes précédens.

Le neuvième jour, la partie antérieure du Cou commença à pálir, et se couvrit de petites écailles; mais la nuque devint plus enflée et pius rouge , et la rougeur s'étendit aux épaules et au dos,

Le dixième jour, l'érysipéle de la nuque diminua, et la desquamation commenca, mais la rougeur descendit à l'épine du dos et aux lombes, aceompagnée d'ardeur et de tuméfaction qui rendaient le décubitus très-douloureux sur ces parties ; en méme temps l'érysipèle s'étendit aussi aux carpes et aux tarses, sans attaquer les bras, les avant-bras, les cüisses et les Jambes; la respiration était bonne, l'abdomen naturel, la fièvre modérée. Nous employèmes des diaphorétiques plus forts, parce que la transpiration était supprimée.

Les urines déposérent alors un sédiment copieux briqueté. Le soir, augmentation de la douleur. Il y a;sans doute une union surprenante entre la goutte et l'érysipéle. L'affinité de ces deux maladies est étonnante, ainsi que

PRATIQUE. 9 leurs divers changemens. Tout cela s'observe aussi souvent dans la scarlatine.

. Le onzième jour, l'érysipéle de la nuque commence à pàlir, et la desquamation de l'épiderme continue. Cette desquamation commence seulement au dos, et la tuméfaction ainsi que la rougeur gagnent les fesses. Tout reste dans le méme état au carpe et au tarse.

Le douzième jour, l'affection du tarse et du carpe diminue sans desquamation ; l'érysipéle avant abandonné le dos, descend aux fesses et au périnée.

Le treizième jour, tout fut dans le même état. L'érysipéle n'attaqua point les parties génitales ; la maladie parut ne devoir plus s'étendre. | e

Le quatorzième jour, la peau se couvrit d'une sueur légére et égale; la fiévre fut presque nulle; l'affection érysipélateuse cessa, et la convalescence commenca.

Voila un exemple particulier d'érysipéle ambulant et serpigineux. La tendance de la maladie à s'étendre aux parties voisines dans ce cas; et, dans d'autres cas, son transport subit

aux parties éloignées, quand les parties voisines ne sont pas disposées à s'enflammer , semblent avoir à-peu-près la méme cause.

On ne peut pas rendre raison de cette migra-

40 MÉDECINE iion de la maladie, en admettant une sécrétion d'humeurs âcres qui rongent les parües voisines , puisque, dans ce cas, l'érysipéle fut sec. D'ailleurs, les vices de la sécrétion cutanée dans l'érysipéle, sont l'effet et non la cause de l'inflammation. Tout cela ne suffit pas pour expliquer l'origine de cette affection, qui semble trouver dàns la peo un foyer et un aliment, de méme qu'un feu dont la llamme S ‘étend au loin. |

Ilexiste, dans l'érysipéle, une disposition particuliére et inexplicable de l'organe cutané , et comme la maladie n'est pas extrêmement fréquente , cette disposition parait être individuelle, mais elle est mise en action par les

des épidémies. Ce que nous avons dit

de la goutte , du catarrhe et des inflammations fausses, sapplique aussi à I érysipèle. La disposition à la maladie est existante dans lindividu, et la constitution épidémique est la cause occasionnelle ; tandis que dans les maladies strictement appelées épidémiques , la constitution dominante développe et entretient une diathése propre, comme linflammatoire , la bilieüse et la pituiteuse ; et ensuite, des circonstances particuliéres ou individuelles deviennent la cause excitante.

On ne comprendra pas bien l'origine et la

nature de l'érysipèle, tant que les fonctions physiologiques de la peau ne seront pas mieux expliquées. |

Maladies sporadiques.

Nous guérimes aisément par des boissons mucilagineuses prises fréquemment, mais en petite quantité à la fois, une colique inflammatoire qu'éprouva une femme robuste, pour avoir pris une trop forte dose de' gouttes aloétiques, comme emménagogue. En général, les empoisonnemens par l'aloés ne sont pas bien dangereux chez les femmes qui ne sont pas enceintes. Le poison dissous dans les humeurs, est évacué par les selles, et ses qualités drastiques sont émoussées par les mucilagineux.

Nous parvinmes aussi facilement à guérir, par les seules préparations de camomille, un ictére spasmodique chez une jeune fille d'une constitution trés-mobile, et sujète à la colère, Je crois que quand on a dissipé les spasmes, cette maladie peut aussi se terminer heureusement sans reméde. Cette espéce d'ictére semble avoir un type d'environ trente jours. :

Nous réussimes aussi aisément à soulager une Jeune fille atteinte de diathése scorbutique , par le seul usage des acides végétaux.

Nous n'eümes pas le méme succés dans un

cas de diathése éalculeuse avec retrécissement de l'urétre, chez un poète qui n'était pas encore vieux, mais qui était d'une maigreur extrème. La maladie eut une issue funeste ; il survint, sur la fin, des symptômes de Typhus. Il est difficile de déterminer s'ils provinrent de la contagion, ou de l'interruption des urines.

Nous employàmes aussi en vain tous les secours de l'art chez un jeune homme atteint d'une mélancholie profonde, par le repentir excessif de quelques fautes légères; il se mettait dans l'idée quil n'obtiendrait jamais son pardon, qu'il n'exercait pas assez le culte divin et l'humilité chrétienne. Nous renvoyämes ce malade à peine corrigé.

Cette espéce de vésanie, qui provient du désespoir, ne peut pas étre guérie par les médicamens, sur-tout dans les hópitaux. Le traitement moral, qui peut seul réussir, demande des conversations assidues, des exhortations fréquentes et une grande patience :c est pour ainsi dire, comme l'éducation d'un enfant. Par cette méthode employée par la suite, les parens de ce malade parvinrent à le guérir.

Mu» Q e Mars 1908.

Il gela pendant tout le mois, et le temps fut sec. ll tomba seulement un peu de neige les erniers Jours.

La plus grande hauteur du thermomètre fut de 5 d. ?|, au-dessus de ole 25. La moindre fut de 12 d. au-dessous de o le r.

La plus grande élévation du barométre fut de 28 p. 9 L'/ le 6 et le 27. Son plus grand abaissement fut de 28 p. 1 1. ?[, le 51.

La plus grande variation subite du thermomètre fut de 10 d. d'élévation du :.** au 2. Le barométre n'eut pas de variations spontanées.

Les vents de l'équinoxe furent impétueux ; le sud-ouest domina.

Maladies épidémiques.

Les fièvres intermittentes devinrent plus fréquentes vers l'équinoxe ; la plupart étaient des tierces simples; elles se guérissaient aisément par un léger appareil tonique et résolutif.

Cependant la constitution inflammatoire augmentait : on vit dans notre hôpital des póripneumonies, des pleurésies , des hépatites, des péritonites et des métrites, qui furent plus fréquentes et plus graves que le mois précédent; elles demandérent aussi un traitement antiphlogistique plus actif; et eurent une convalescence plus tardive. |

On remarqua aussi dans plusieurs fièvres de ce mois une singulière complication du

Ail MÉDECINE

caractère inflammatoire avec le caractère intermittent; de manière qu'on ne pouvait réellement savoir lequel des deux était dominant.

Quelquefois les fièvres intermittentes, assez franches dans le commencement, étant quotidiennes ou plutôt double-tierces, se changeaient en continues par l'auticipation de leurs paroxysmes : alors le caractère inflammatoire s'y joignait, et il survenait des inflammations locales dans la poitrine ou dans l'abdomen, suivant les diverses dispositions des individus. D'autres fois au contraire, des fiévres continues inflammatoires devenaient peu à peu des intermittentes vraies, les paroxysmes arrivant toujours plus tard, et il leur restait toujours quelque chose de l'affection locale. Enfin, d'autres fois aussi, dans des fiévres inflammatoires continues qui ne provenaient point d'une fièvre intermitfente, et ne se changeaient point non plus en intermittentes , on observait des exacerbations périodiques évidentes, quotidiennes ou double-tierces, pendant lesquelles la violence des inflammations locales était toujours augmentée.

Ces affections inflammatoires locales attaquaient le plus souvent les poumons, plus rarement le foie, et jamais le péritoine, excepté chez les femmes. |

Ces inflammations, tant que la fièvre était continue , avaient des exacerbations périodiques, qui ne s'accompagnaient pas de frisson comme dans les intermittentes, mais d'une augmentation violente de la chaleur, et les symptômes diminuaient avec la sueur; c'était. alors une fièvre inflammatoire continue rémittente avec exacerbations périodiques, ou, en d'autres termes, une fièvre intermittente fausse subcontinue avec anticipation des paroxysmes.

La complication de la fièvre intermittente avec la maladie inflammatoire, était prouvée par la douleur de téte pénible qui revenait toujours avec les exacerbations, et par l'exanthéme particulier autour des lèvres, qui accompagne ordinairement les fiévres intermittentes, et sert à en faciliter le diagnostic quand il est obscur.

Quand, au contraire, les apyrexies étaient franches, l'invasion de la fiévre intermittente revenait toujours sous la forme d'une inflammation , et l'on aurait pu croire à l'existence d'une fiévre larvée, si les périodes manifestes de froid , de chaleur et de sueur, n'avaient pas désigné clairement la nature de la maladie.

Alors les symptômes d'une péripneumonie , d'une pleurésie ou d'une inflammation abdominale, se manifestaient tout-à-coup pendant le

frisson, ces symptómes augmentaient pendant la chaleur , et diminuaient ensuite avec la sueur.

Les premiers paroxysmes n'élaient pas toujours vraiment périodiques; il avaient le type quotidien ; mais souvent ils anticipaient de plusieurs heures les uns sur les autres , d'autres fois ils avaient des retards, ou étaient entièrement irréguliers. L'éloignement plus ou moius grand de ces paroxysmes pendant le cours de la maladie, constituait le type continu ou intermilient.

On n'observait des crises véritables , que quand la fièvre était continue ; quand elle était intermittente, les crises n'étaient que momentanées; dans lun et l'autre cas, elles avaient lieu par les sueurs.

Nous dirigions d'abord notre traitement contre le caractère inflammatoire, comme prédominant et le plus unt. |

Ainsi, dans le début, nous employâmes les

saignées, les boissons émollientes et les autres remèdes topiques des inflammations avec un tel succès, que les fièvres qui étaient continues parvenaient à une crise heureuse, et que les autres se changeaient en intermittentes simples après la disparition de l'inflammation locale.

Cependant, le traitement de ces maladies n'était pas facile; il présentait méme bien des E

PRATIQUE. 47 difficultés ; car il existait un cercle vicieux d'in- | dicalions.

Certainement , dans ces cas, ce n'était pas Finflammation qui produisait la fièvre ; mais c'était au contraire la fièvre qui produisait l'inflammation, laquelle disparaissait toujours à la fin de l'accés fébrile.

Ainsi cette fièvre qui était de nature intermitlente, était bien rendue plus simple par le traitement antiphlogistique ; elle n'était cependant pas entiérement guérie, sil ne survenait pas des efforts critiques. Bien plus, quelquefois le traitement antiphlogistique devenait funeste, quand l'intensité de$ symptómes inflammatoires demandait qu'on l'employát d'une maniére énergique, et il survenait quelquefois alors une grande chute des forces.

Et certainement ces inflammations locales qui s'exaspéraient au moment de l'exacerbation, ou qui revenaient avec violence au temps du paroxysme, demandaient les plus prompts secours. Souvent la méthode débilitante, et sur-tout la saignée , est nuisible au moment de l'accès fébrile. |

D'une autre part, ces inflammations soit continues, soit périodiques, ne pouvaient pas saccommoder de la méthode de traitement qui convient aux fièvres intermittentes, qui con:

siste principalement dans des remèdes toniqués et stimulans.

Il était donc nécessaire, pour combattre ces fièvres compliquées, d'employer une méthode de traitement mixte : il ne fallait pas trop affaiblir les forces, de peur de rendre la fièvre pernicieuse ; il ne fallait pas non plus trop stimuler, crainte d'exaspérer linflammation ; car nous avons souvent vu ces phlegmasies qui accompagnent les fièvresintermittentes, se terminer par la suppuration, l'adhérence ou l'œdème des parties enflammées.

Mais ces terminaisons funestes sont ordinairement la suifle de secours mal administrés : les malades atteints de cette fièvre compliquée, qui ont été confiés à nos soins au commencement de la maladie ou avant qu'elle ait été mal traitée, ont tous obtenu leur guérison.

Nous employàmes les saignées modérées et peu répétées , et les boissons émollientes, tant que le caractére inflammatoire persista, soit que la fièvre fût continue, soit qu'elle fût intermittente. Quand le caractère inflammatoire avait disparu, et que les inflammatiops locales étaient diminuées, quoique non de Me guéries, nous avions recours avec le plus grand succès aux décoctions résolutives et amères, et sur-tout à notre fébrifuge ordinaire la dent-de-

PRATIQUE, 49 lion. Nous n'avions pas besoin d'autres remédes pour guérir la fièvre intermittente qui restait, laquelle étant vernale, disparaissait aisément.

Nous rejetämes le quinquina comme superflu et même nuisible; il ne couvient pas dans le caractére inflammatoire , et alors il occasione souvent à sa suite des cachexies (1).

(1) Les fièvres compliquées d’inflammation, dont on | vient de lire la description, étaient la plupart plutôt rémittentes qu'intermittentes. Dans ces affections, le traitement est souvent difficile ; la méthode adoptée par Hildenbrand est certainement trés-sage, et peut être citée pour modéle. Sénae , Sauvage , Casimir Médicus , Monro, ont aussi observé des épidémies semblables de fièvres intermittentes inflammatoires. Ils furent obligés de les combattre par des saignées répétées. Stoll (Ratio medendi , tom. 4 , pag. 492) décrit une épidémie qui régna en Hongrie dans le printemps de l'année 1775, et qui présenta beaucoup de rapport avec celle dont parle ici notre auteur. Les fiévres observées par Stoll étaient tierces ou. doubletierces ; elles s'accompagnaient d'un frisson très-court , de beaucoup de chaleur , d'une grande céphalalgie , d'oppression de poitrine , d'une douleur pleurétique trés-vive ; et quelquefois d'une véritable péripneumonie. Dans ces maladies , Stoll pratiquait la saignée , et continuait ensuite le traitement antiphlogistique.

Les fièvres intermittentes qu'observa Hildenbrand dans les deux mois suivans (avril et mai) offrirent à-peu-prés les mêmes caractères , mais avec moins d'intensité. Le même iraitement fut suivi de succès. (Note du Traducteur.)

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