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atteints de nostalgie, et qui périssaient tous, quand ils éprouvaient cette maladie.
On connait assez combien la température de l'été dispose à ces diarrhées, et combien les mois de juillet et d'août sont renommés pour produire ces affections.
On doit principalement compter, parmi les causes excitantes, la boisson trop abondante d'eau trés-froide ou corrompue par la chaleur, une nourriture frugale et végétale trop prolongée, les vicissitudes du froid et du chaud, sur-tout le froid humide, quand le corps est en sueur,le coucher sur la terre, le séjour trop prolongé à l'air libre, le soir, la nuit ou le matin , et la négligence dans les vétemens.
On peut donc penser avec raison que cette maladie vient le plus souvent d'une lésion des fonctions de la peau , et de la suppression de la transpiration qui se porte sur les intestins, ou plutót de la sécrétion intestinale augmentée qui supplée celle de la peau par la sympathie particuliére de ces organes. Cette maladie est donc véritablement un catarrhe zntestinal, ou une diarrhée catarrhale.
Cette nature catarrhale est encore prouvée par les causes précédentes; par les horripilations fréquentes suivies de peu de chaleur ; par le peu d'intensité de l'inflammation intes-
tinale, et de la fièvre dans les commencemens : par la sécrétion morbide séroso-muqueuse , qui devenait ensuite un flux muqueux habituel et opiniâtre ; par la terminaison du mal, qui n'avait Jamais lieu par gangréne ou-suppüration; parle cours lent de ces affections ; enfin, par l'utilité des diaphorétiques et d'un régime convenable. — |
Si ces diarrhées sont contagieuses , comme quelques médecins le prétendent, cette contagion ressemble à celle des autres affections catarrhales en général.
Pot mieux approfondir la nature de cette maladie, et connaitre les altérations qu'elle laisse dans les organes, nous avons procédé à l'ouverture. des cadavres de deux individus recus dans la clinique, quand leur état était déjà désespéré. - —
Une vieille femme , épuisée par une longue diarrhée, et tourmentée sur la fin par un té nesme dysentérique , fut apportée dans la clinique; son corps présentait déjà un froid cadavérique : eile mourut le lendemain.
A l'examen du cadavre, la peau parat molle, flasque et livide; l'abdomen était enflé; sa cavité contenait un peu de sérosité. La partie inférieure des intestins gréles, et le commencement*du colon étaient enflammés et d'un
PRATIQUE. 129 rouge livide, les vaisseaux engorgés, le tissu cellulaire environnant, friable quoique sans gangréne. Les autres organes ne présentaient rien d'extraordinaire , ou qui eût rapport à la maladie : le foie et la vésicule biliaire étaient sur-tout sans aucune altération. |
Une fille, qui mourut le jour de son entrée dans la clinique, présenta les mêmes phénomènes cadavériques. Seulement l'abdomen contenait plus de sérosité, et liuflammation du colon s'étendait jusqu'au rectum. | :
Chez les soldats , qui succombaient plus tard. à une diarrhée lente colliquative, on ne trouvait plus dans les intestins des inarques d'inflammation, mais plutót un état de relàchement œdémateux ; on trouvait aussi des collections de sérosité dans les diverses cavités et le tissu des membranes. Ces lésions étaient sans doute plutót les effets que les causés de la maladie. Les intestins de plusieurs sujets offrirent des aphtes, et d'autres, des taches gangreneuses.
Nous avons fait, sur le traitement de ces diarrhées , quand elles ne sont pas symptomatiques des typhus, les observations suivantes, qui sont le fruit d'une longue pratique, et qui sont confirmées par les expériences de plusieurs autres médecins, sur-tout parmi ceux des armées. |