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Le 6, aprés une nuit très-pénible , il survint une trés- grande rémission de la fièvre et des affections locales. À quatre heures aprés midi , léger trouble aprés un frisson fugace , et ensuite céphalalgie violente, soif ardente, chaleur trésvive, respiration trés-laborieuse , avec toux et crachats jaunes; la douleur pongitive de côté devint trés- violente, et le pouls très-fréquent et concentré; on continua les émolliens. On pratiqua une nouvelle saignée du bras droit.
On fit deux ouvertures à la veine, et l'on n'en put ürer que trois onces de sang goutte à goutte. Il s'en suivit un léger soulagement.
Le 7, après une nuit très-orageuse, rémission trés-grande le matin. Le sang , quoique tiré de la veine goutte à goutte, présentait une couenne très-dense, mais jaune. À cinq heures aprés midi, nouvelle exacerbation , céphalalgie vive, respiration précipitée, courte, avec oppression de poitrine, douleur dans la région du foie, disparaissant parune forte pression , pouls très-concentré. À cause de la congestion aux pouinons et del'oppression des forces, on essaya ine troisième saignée ; mais il sortit, avec beaucoup de difficulté, à peine une demi-once d'un sang épais. |
Le 8, septième jour de la maladie, la violence du mal diminua un peu; mais la rémis-
PRATIQUE, 145 sion du matin fut moindre que les autres jours: l'exacerbation revint à deux heures après midi, mais sans frisson, La respiration était presque suffocante, le pouls n'était pas réellement faible, mais plein, dur et concentré. Nous ordonnàmes une nouvelle saignée ; mais on pratiqua plusieurs ouvertures aux veines de chaque bras, et il sorüt à peine quelques gouttes de sang. On essaya aussi la saignée du pied ; on n'en put tirer que deux onces de sang; il cessa ensuite spontanément de couler: tout cela fut fait en notre présence (1).
Voyant toutes ces tentatives inutiles pour obtenir une révulsion, le poumon étant trop engorgé, nous appliquâmes un vésicatoire au sternum.
Le 9, le matin, rémission. La téte était sans douleur, la soif modérée, la sueur égale. A quatre heures aprés midi, exacerbation sans être précédée de frisson, céphalalgie, soif intense; la respiration ne peut s'exécuter qu'étant droit. On administra de légéres doses de camphre avec les émolliens.
(1) On ne conçoit pas pourquoi Hildenbrand , après tant de tentatives inutiles pour tirer du sang par la saignée , n'eut pas recours à l'application des sangsues; elles auraient probablement procuré du soulagement. ( Note du Traducteur.